Que la bête meure
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111 critiques spectateurs

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Raoul Duke
Raoul Duke

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 avril 2022
Quand Chabrol offre un rôle de méchant à Jean Yanne !!!

Voilà ce qu'il arrive quand un grand metteur en scène de la Nouvelle Vague s'entiche d'un humoriste comme Monsieur Jean Yanne !
Le jeu d'acteur est magnifique !

Un thriller français à voir absolument !!!
Je m'adresse aux non-connaisseurs, bien entendu !
Pascal
Pascal

255 abonnés 2 427 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 août 2021
Considéré comme un des meilleurs films de Chabrol, "que la bête meure" est, c'est vrai excellent. En résumé, un père de famille dont le fils a été tué par un chauffard qui a pris la fuite, essaye de le retrouver afin de se venger. Le hasard le met sur la piste d'un garagiste fortuné... J'aime beaucoup les films de Claude Chabrol que je considère avec Rohmer comme les deux meilleurs réalisateurs de la nouvelle vague. Cependant, je dois reconnaître avoir été un tout petit peu moins impacté par "que la bête meure" que par d'autres réalisations de Chabrol. Je pense que le casting y est pour beaucoup. Si jean yanne est excellent , Caroline Cellier, n'a pas et de loin, un charisme comparable à Stéphane Audran. Cellier, fait partie de ses actrices qui se bonifient avec le temps. Quant à Michel Duchaussois , il me semble un peu trop fade à côté de Yanne. Selon moi, un excellent film mais pas un chef-d'oeuvre du niveau de "le boucher" de "la femme infidèle " ni même de "les cousins" pour ne citer que ceux là. Maurice Pialat qui joue un rôle clef à la fin du film, choisira Yanne peu de temps après, pour jouer dans "nous ne vieillirons pas ensemble " à mes yeux chef-d'oeuvre de Pialat. Yanne y montrera alors toute la palette de son talent ,dans ce qui reste selon moi, son plus grand rôle.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juin 2021
"Que la bête meure" reprend un scénario vu à de nombreuses reprises, le désir de vengeance d'un père dont on a tué le fils. Celui-ci a été renversé par un chauffard lorsqu'il revenait de la plage. Tout le film est une sorte d'enquête menée par Charles Thenier (Michel Duchaussoy) afin d'éliminer l'assassin de son enfant. Il découvre par hasard que c'est Paul Decourt (Jean Yanne), un garagiste de Quimper, qui est le coupable. Cet être se révèle être absolument abominable et cruel, d'une méchanceté sans pareil. Malgré de bons acteurs, le filme patine un peu, on reste sur notre fin, ce thriller hitchcockien ne passionne pas vraiment. Comme d'habitude, Claude Chabrol a tourné cette oeuvre en province et il nous fera découvrir des paysages de toute beauté de la côte bretonne.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 avril 2026
Pour moi un des meilleurs Chabrol avec un (très) grand numéro d’acteur de Jean Yanne (scène du repas) ainsi qu’une belle performance de Michel Duchaussoy. Tiré du roman éponyme de Nicholas Blake (1938), le scénario tient la route malgré de solides invraisemblances et la direction d’acteurs est parfaitement maîtrisée. Un bon point pour la BO également.
mickael l.
mickael l.

50 abonnés 137 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mai 2025
Peut-être le meilleur film de Chabrol...
Là on rentre vraiment dans la peau d'un homme meurtri par la mort de son fils qui s'est fait écraser par un chauffard en fuite....
Il est prêt à tout pour retrouver l'assassin de son fils et il réussira par le biais de la magnifique Caroline Cellier qui joue un rôle superbe....
Michel Duchaussoy est top en père abattu et revanchard, quand à Jean Yanne il est tout simplement machiavélique...
Du grand cinéma
selenie

7 446 abonnés 6 661 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 août 2020
L'intrigue pousse le spectateur à haïr également le chauffard tant il est un homme détestable, ce qui peut paraître un peu facile. Ce choix nuance aussi logiquement la force de la morale, voir l'atténue sur la question de droit et de justice. L'intérêt repose donc avant tout sur le face à face entre le père et le chauffard qui offre un duel psychologique qui demeure un must dans le genre. Par contre, la séquence du journal télévisé a un contenu peu réaliste, et Caroline Cellier au sommet de sa beauté ne sait pas pleuré correctement, à tel point qu'on peut remarquer qu'elle cache son visage retirant alors toute émotion. Chabrol signe un film noir psychologiquement passionnant sur le fond, mais qui aurait pu être plus puissant émotionnellement parlant.
Site : Selenie
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juin 2020
Muni du scénario qu’il a co-écrit avec Paul Gégauff à partir du roman de Nicholas Blake, on devine par le titre (qui trouve son origine dans une inspiration tirée du chapitre 3 verset 19 de l’Eclésiaste) que Claude Chabrol ne va pas faire dans la dentelle. Du moins, on le soupçonne fortement. Avouez que le titre est fort, quand même ! "Que la bête meure"... Wouaouh ! Tout commence sur une belle alternance de séquences. D’un côté, un gamin en pleine partie de pêche et qui ne tarde pas à prendre le chemin du retour. De l’autre, une Mustang arpente sportivement les routes bretonnes (on reconnait la région par l’architecture typique des habitations). Par cette alternance, on sait que les chemins vont se croiser de façon tragique, et c’est effectivement le cas, dans un village étrangement sans âme qui vive apparente au moment du drame. Cela nous amène quand même à une parole qui cueille le spectateur à froid, encore sous le choc de ce qu’il vient de voir alors qu’il s’attendait à cet accident : « Je vais tuer un homme. Je ne connais ni son nom ni son adresse, mais je vais le trouver et le tuer ». Une réplique forte, n’est-ce pas ? Limite si elle ne donne pas le frisson, bien qu’elle ne se révèle pas en soi franchement surprenante compte tenu des circonstances. Mais comme elle fait écho au titre du film ! Ainsi les bases sont posées pour une chasse à l’homme. Après tout, qu’est-ce que ce père a à perdre ? Il a déjà tout perdu. Il ne lui reste plus rien. Y compris le sourire. Même les larmes se sont taries par une colère brûlante, ce feu ardent qu’il attise par le visionnage des souvenirs de famille tournés en super 8. Un peu comme s’il voulait réduire à néant les chances d’une éventuelle faiblesse quant à son possible futur double rôle de juge et bourreau. Un peu comme s’il voulait imprimer à jamais dans son ADN cette quête en intégrant la notion de patience éternelle. Après tout, la vengeance est un plat qui se mange froid, voire glacé. Car non seulement il expose en voix off la façon dont il s’y prendra, mais en plus il le consigne dans un carnet devenu précieux : il compte prendre son temps, animé par la volonté de faire plus mal encore qu’à lui-même. Evidemment, il parvient à retrouver la piste du criminel. Ben oui, sinon, il n’y aurait pas eu de film. Ou s’il y avait eu quand même, nul doute que le titre aurait été différent. C’est alors que Jean Yanne arrive sur le devant de la scène, pour finalement ne quasiment plus le quitter. Muni de sa gueule de type louche, il est parfait dans la peau de cet homme odieux. Pourtant il apparaît comme quelqu’un de jovial, d’avenant, prêt à vous accueillir dans sa famille. C’est souvent le lot des personnes inquiétantes, donnant ainsi raison au proverbe stipulant que l’habit ne fait pas le moine , ou encore qu'il ne faut pas se fier aux apparences. Ainsi, Jean Yanne, semble-t-il bien décidé à donner le meilleur de lui-même pour lancer définitivement une carrière de grandes interprétations démarrée sous la direction de Godard ("Week-end"), est tellement parfait en personnage odieux, en être abject, qu’il incarne le portrait craché de la parfaite caricature de l’homme parfaitement détestable. Autant le dire, il vole la vedette à Michel Duchaussoy, qui obtient là son second premier rôle. Aussi, quand on parle de "Que la bête meure », on retient plus de la performance de Jean Yanne que de celle de Michel Duchaussoy. Et ce n’est que justice tant sa prestation est des plus éblouissantes ! Mais le grand paradoxe est que cette justice entraîne une injustice. Il est anormal qu’on ne parle pas de Michel Duchaussoy à propos de ce long métrage. Simplement parce qu’il retranscrit parfaitement ce père meurtri jusqu’au plus profond ce son âme. Grâce à lui, et par la confrontation qu’il aura avec sa proie, naît une certaine réflexion morale sur la légitimité de la vengeance, établie sous un long et implacable processus de poursuite, de jugement , de condamnation et application de la peine. spoiler: Malgré la douleur, malgré la colère, l’homme parait froid. Précis. Méticuleux. Animé par une seule et unique obsession. On se surprend même à le soutenir, d’autant que l’autre est parfaitement détestable. Oui ! Que la bête meure !! On le soutient tellement qu’on râle après lui d’avoir laissé traîner des indices. C’est justement ce qui rend son plan plus machiavélique encore, rendant la définition de ce père plus précise encore par ce flic qui se révèle être un excellent profiler. Charles veut venger son fils mais pas n’importe comment. Il veut le faire au grand jour et veut le faire savoir. Et tant pis ce qu’il advient de lui. Après tout, il n’a plus rien à perdre. C’est ce qui rend une réplique plus puissante encore qu’elle ne l’est à la base. A propos du bateau, souvenez-vous : « vous risquez 10 fois plus en… en traversant la rue… ». Quand on connait la psychologie du personnage, elle est magnifique non ? Magnifique de menace qui pèse telle l’épée de Damoclès, magnifique dans cette volonté d’apeurer la bête immonde qu’est Paul.
Le face à face entre les deux hommes est certes complexe mais ne manque pas de férocité. Un modèle du genre, même cinquante ans après. Cependant ce très beau résultat n’est pas à mettre seulement au profit des deux acteurs. Non, Claude Chabrol a dirigé tout ça de main de maître, menant le sujet comme s’il connaissait parfaitement la psychologie humaine. Il en ressort une ambiance amplement maîtrisée, tendue à souhait. La musique de Pierre Jansen y est aussi pour quelque chose.
"Que la bête meure" est encore aujourd’hui l’une des œuvres majeures de Claude Chabrol, et le restera sans aucun doute à jamais, d'autant qu'il a su aménager des coups de théâtre en fin de film. Ça me fait bizarre de l’admettre, moi qui en général n’aime pas le cinéma de Chabrol.
brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 864 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juin 2020
Que la bête meure. C'est du Claude Chabrol tout craché. Le scénario ressemble clairement aux films; Le boucher, tourné l'année d'après et Les Fantômes du chapelier, tourné douze ans plus tard. Après ses films maintenant se sont des téléfilms du lundi soir, car ils restent longuets et simplissimes. Mais ils restent chouettes et bien tournés. Il y a toujours de bons acteurs et de bonnes actrices. Bon, Chabrol, il a au moins le mérite d'obtenir quatre étoiles à chaque film. Donc de carrière quatre étoiles, c'est pas mal du tout. Après la campagne française en 1969, on reste très loin de l'effervescence de Woodstock. La France avec ses vingt ans de retards sur l'Amérique. Bon la nouvelle vague, si c'est pour exprimer la lointaine campagne, on peut aussi s'en passer.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2019
Cette œuvre de Claude Chabrol, l’une de ses plus connues, est aussi l’une de ses plus étranges, tant le cinéaste se plaît à nous plonger dans une histoire peu réaliste, peuplée de personnages volontairement peu nuancés. La figure de Jean Yanne, en être absolument abject incarnant le mal absolu, symbolise a elle seule le parti pris du film. Étonnant et plutôt intéressant.
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 544 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2019
De suite on est happé par la tragique histoire d’un père dont le fils est mort renversé par un chauffard qui n’a pas été retrouvé.
La narration nous met immédiatement dans le bain, avec le journal rédigé par le père en quête de vengeance. Ce journal est bien écrit et percutant. Il amène du rythme au récit.
Il y a quelques scènes cultes notamment la fameuse scène du repas au cours duquel Jean Yanne s’emporte violemment contre sa femme car il n’apprécie pas sa cuisine.
Par contre je me demande si ce n’est pas trop simple que ce personnage soit si abject dans tous les aspects de sa personnalité, cela facilite la volonté de vengeance du héros, sans état d’âme. Le rapprochement avec le fils de Jean Yanne est aussi trop idyllique.
En outre, la fin du film n’est pas hyper claire.
J’ai malgré tout globalement aimé ce film au cours duquel la tension est maintenue tout le long.
SociN
SociN

13 abonnés 636 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 août 2019
Une bonne construction, de bons acteurs et un suspens qui monte. J'aurais tout de même préféré une fin plus machiavélique.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 août 2019
Une belle réussite que ce thriller très chabrolien, au scénario réglé comme du papier à musique et à la mise en scène d’une précision aussi cruelle que jouissive. Comme la bourgeoisie de province qu’ils dépeignent, les films de Chabrol sont un peu hors du temps et on a du mal à croire que 25 ans sépare celui-ci de La Cérémonie, une autre de ses plus grandes réussites. Dans les deux cas, j’ai été impressionné par la maîtrise du réalisateur, pris par l’intelligence de son récit, sans pouvoir m’empêcher d’être un peu gêné par la photographie terne et cet univers visuel fait de trench-coats, d’abats-jour roses et de vieilles armoires.
chrischambers86

16 171 abonnés 13 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2019
Dans "Que la bête meure", la question de la vengeance personnelle face à la justice lègale s'articule autour d'un problème de filiation! Le crime, la monstruositè, l'abîme du cerveau humain! Voilà ce qui intèresse Claude Chabrol dans cette adaptation très rèussie du roman de Blake! Peut-être moins connu du grand public que la plupart des stars de l'ècran de jadis, Michel Duchaussoy n'en ètait pas moins un comèdien hors pair! Et la seule chose que les habituès des salles obscures pourraient lui reprocher, c'est d'avoir gagnè uniquement sa cèlèbritè sur les planches du thèâtre français et, par la même occasion, de s'être fait bien trop rare à l'ècran! Dans ce film majeur de Chabrol (l'une des grandes pèriodes du cinèaste où il trouve vraiment son cinèma), Duchaussoy trouve le meilleur rôle de sa carrière! Celui d'un père inconsolable dont l'enfant a ètè ècrasè par une voiture sur une route de Bretagne! Cet homme èpris de vengeance n'a qu'une seule chose en tête : partir à la recherche de cet assassin pour le tuer! C'est Jean Yanne qui incarne remarquablement ce chauffard malèfique et abject mais qui a quand même une espèce d'humanitè qu'on ne peut nier! il y a d'ailleurs une opposition de style fort intèressante entre Duchaussoy et Yanne que Chabrol gère à la perfection! L'un est dans l'impassibilitè et l'autre dans l'expressivitè! Un grand cru du cinèaste...
christophe M.
christophe M.

10 abonnés 483 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 juillet 2019
Un film à la hitchock qui mêle surprise suspens et tension le tout dans une atmosphère lourde et délétaire
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 9 juin 2019
J’ai vu ce film en 2019, lors d'un passage sur ARTE : le film apparaît bien vieilli. Il n'y a d'ailleurs que celà qui en fasse le charme : les vieilles voitures, les costumes, la vie quotidienne d'alors, pendant les trente glorieuses. Pour le reste, l'intrique policière ne passe pas. Les ficelles sont grosses, pour ne pas dire grotesques. Par exemple la scène où Jean Yanne, marchant au bord de la falaise, glisse dans le vide. Il crie pour que Michel Duchaussoy (qui veut venger la mort son fils écrasé par Jean Yanne) vienne l'aider. Michel Duchaussoy ne fait rien, laisse une trentaine de secondes Jean Yanne pendu dans le vide se raccrochant du bout des doigts à la falaise (ça rappelle la fameuse scène de "Mort aux trousses" sur le Mont Rushmore - mais en infiniment moins bien filmé, moins angoissant..). Pire, il va chercher une grosse pierre pour lui écraser les doigts sans doute... Tout ça sous les yeux de Jean Yanne qui s'époumone "vous n'allez pas me laisser comme ça.. aidez-moi...". Mais Michel Duchaussoy, se ravisant quand il entend les voix des autres qui arrivent, repose la pierre au sol et va enfin tendre la main à Jean Yanne pour qu'il puisse se hisser en haut de la falaise. Eh bien, ensuite Jean Yanne, comme s'il n'avait rien vu ni compris au manège de Michel Duchaussoy, qui l'a laissé pendouiller dans le vide plusieurs dizaines de secondes, non seulement n'en veut pas à Michel Dussaussoy, mais devient son grand copain. De la façon dont c’est présenté et filmé, c'est complètement irréaliste, pour ne pas dire ridicule. Et on pourrait critiquer de la sorte tous les rebondissement - ou pseudo-rebondissements - du film. Et on dit que c'est un film hitchcockien !!! Laissez-nous rire. C'est un très mauvais Chabrol. On passe sur les lieux communs de la critique de la bourgeoisie (soit-dit en passant, de la très petite bourgeoisie de Province...) qui fit les délices des intellos de gauche des années 60, celle des inénarrables soixante-huitards.
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