Le Syndicat du crime
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Rourkewhite
Rourkewhite

105 abonnés 968 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 juillet 2020
Le temps ne pardonne pas ce type de productions qui vieillit mal et finit par ressembler étrangement à une auto-parodie... Pas exempt de qualités, notamment sur un effort dramatique considérable consenti sur l'action pure, le film a marqué son époque et doit encore faire plaisir aux nostalgiques mais les autres passeront leur chemin risquant de ne retenir que l'aspect caricatural de l'ensemble.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 novembre 2019
John Woo est décidément le maître des films d'actions hong-kongais, celui là contrairement aux autres ne se focalise pas que sur l'action mais aussi sur l'intrigue et les enjeux des personnages entre eux, mais bien sur on arrive pas jusqu'à la fin avec John Woo sans que ça castagne de partout avec des armes à feux, et que ça règle ses comptes en se tirant dessus de partout !
Et c'est réussi, ça ne tombe pas trop dans le kitsch et les émotions purs, les acteurs sont tous des solides (le flic un peu moins quand même, mais il fait bien le taff).
Une bonne histoire de malfrats comme on les aime !
Dik ap Prale
Dik ap Prale

296 abonnés 3 073 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 octobre 2019
L'heroic bloodshed naîtra de ce bijou venu de Honk-Kong. A l'époque, Tsui Hark convainc John Woo de lâcher ses comédies pour mettre en scène A Better Tomorrow, premier du nom. Face au succès public deux films suivont dont un préquel écrit par Woo, mais malheureusement réalisé par Hark après leur différents, sur la base du scénario d'Une Balle Dans La Tête, plus tard mis en scène comme il se devait. Ding Sheng a récemment réalisé le remake officiel Honk-Kongais, peu référencé et peu recommandable par ailleurs. Non soutenu par Woo pour avoir déjà officialisé son propre remake Coréen, en 2010, cet épisode plus récent de 2018 garde tous les patos de la version d'origine sans jamais retrouver son élégance.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2018
Au milieu des années 1980, John Woo a déjà signé une bonne dizaine de films ; essentiellement des comédies alimentaires qu'il n'a cessé de renier. Alors qu'il est sur le point d'arrêter sa carrière, il fait la rencontre déterminante de Tsui Hark qui lui propose de mettre en scène la film dont il rêve : un polar dans l'esprit du "Samouraï". "Le syndicat du crime" constitue un tournant décisif dans la carrière du cinéaste et incontestablement son premier grand film. Celui où se déroule une autre rencontre importante avec le grand Chow Yun Fat, ici halluciné. Toujours sous sa houlette, l'oeuvre comporte d'ores et déjà sa scène cultissime (en l’occurrence celle des pots de fleurs) ; habitude que Woo donnera à chacun de ses opus. Ce n'est peut-être pas le film le plus abouti de son auteur au niveau du style mais on ne peut que frémir d'impatience à l'idée de voir la suite.
Matis H.
Matis H.

40 abonnés 162 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2018
Entièrement construit autour de l'art de la rupture, formelle et narrative, "Le Syndicat du crime" est une œuvre brute et imparfaite, qui voit surgir des instants de virtuosité de la part de John Woo.

Les scènes d'action sont en cela les plus passionnantes dans leur mise en scène, du fait d'un découpage extrêmement dynamique qui ne perd jamais en lisibilité, de violentes ruptures d'échelles de plan et d'un montage qui rompt la linéarité temporelle. Le résultat est certes heurté, mais d'une efficacité inouïe, et établi un rapport à l'espace et au temps stimulant.

Ensuite, la rupture s'opère au sein de la narration, et ce de façon plus discutable. Si l'ellipse de trois ans est l'occasion de complexifier ses protagonistes en une poignée d'images, Woo use d'effets parfois risible (les souvenirs de Ho Tse en surimpression) voir handicapant pour la tension (alternance de deux actions qui se desservent dans leur approche).

Enfin, la dernière rupture est intime : interne dans le cas de Mark, qui n'est plus que l'ombre de lui-même, sociale pour Ho Tse, qui se voit devenir un marginal, et familiale pour Kit, qui cherche à se disjoindre de son frère (magistral montage parallèle).

Une réussite indéniable malheureusement entachée de défauts mineurs, à l'image d'un premier acte trop éparpillé ou d'intentions de mise en scène mal dosées. Mais subsiste un plaisir sincère, celui d'un divertissement honnête à la trajectoire claire et riche dans sa construction.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 mars 2018
La terre natale de John Woo, la belle ville de Hong Kong intrigué par les règlements de compte de gangsters, de superbe scène de gunfire où les balles fusent en l’air, l’ambiance musicale est magnifique, de la cantopop au nocturne de citadin, Leslie Cheung et Chow Yun Fat sont au cœur de l’intrigue, passionnant scénario sur la dualité des individus.
pierrre s.

556 abonnés 3 428 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 septembre 2020
Le premier polar de John Woo n'est pas son meilleur. Le début est plombé par des petites scènes humoristiques qui ne fonctionnent pas, et globalement on met du temps à entrer dans l'histoire. Mais petit à petit, tout se met en place, et le style du réalisateur de The Killer apparaît. S'enchainent alors guns-fights et grosses scènes d'actions pour notre plus grand plaisir.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 août 2017
John Woo a déjà une carrière de plus de dix ans lorsqu'il met en scène Le Syndicat du Crime en 1986, où il évoque l'histoire de deux frères, l'un dans la police et l'autre dans la pègre, qui va accepter une dernière mission avant de se ranger.

Surement l'une des œuvres les plus connus de John Woo, Le Syndicat du Crime nous emmène dans les rues de Hong Kong pour y suivre le voyage, qui passera par l'enfer, d'un truand qui va tout faire pour se faire respecter par son frère policier. C'est finalement là que l'oeuvre est une réussite, dans l'écriture et la mise en scène des personnages, avec des dilemmes et valeurs fortes, où chacun sera confronté à des choix compliqués et souvent dangereux.

Alors, l'oeuvre est parfois maladroite, notamment dans sa réalisation et quelques effets de style (alors que certaines chorégraphies et idées, à l'image des deux armes portés ou quelques ralentis, sont plutôt brillantes), mais elle n'en reste pas moins prenante et souvent tendue, avec quelques moments de tensions vraiment bien sentis. Il arrive à créer une dramaturgie assez forte et à bien la mêler à l'aspect gangsters, tout en faisant preuve d'un vrai sens du rythme pour nous captiver tout le long du film, bien qu'on peut regretter les quelques passages comiques qui n'ont pas grand chose à faire là et sont parfois même de mauvais goûts (mais rien de vraiment gênant).

Quelques séquences sont marquantes, à l'image de la scène finale, des pots de fleurs ou autres gunfights jouissifs à souhait, tandis que le futur metteur en scène du génial Une Balle dans la Tête intègre plutôt bien certaines thématiques classiques comme la loyauté, la trahison ou encore la fraternité, notamment à travers les deux protagonistes Ho et Mark. Chow Yun Fat, Leslie Cheung et surtout Ti Lung sont parfaitement dirigés par John Woo, sachant alterner les tons avec savoir-faire.

John Woo propose avec Le Syndicat du Crime une oeuvre parfois maladroite mais assez prenante et forte où il est question de loyauté et fraternité, faisant preuve de nombreuses bonnes idées, tant dans l'écriture que la réalisation.

Le Syndicat du Crime marque aussi la rencontre entre John Woo et Tsui Hark, qui le produira avec sa nouvelle boite Film Workshop qui régnera pendant plus d'une dizaine d'années sur le cinéma de Hong Kong.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 janvier 2017
Il vieillit bien ce Syndicat malgré sa musique assez... datée, pleurnicharde et caricaturale à l'insu de son ignorance !... Mais même ça, on s'y (re)fait plutôt vite tandis que l'on suit le mouvement très mélodramatique des frères ennemis, l'un aigri, l'autre repenti... comme un mouvement de musique classique en somme avec des hauts et des bas puis une grave crise avant que tout ne se résolve brutalement dans une espèce de catharsis extérieure inattendue.

Le cinéma de John Woo à Hongkong s'affirme avec ce premier Syndicat et fait toujours la part belle à des sentiments forts, très bruts de décoffrage et de fait plutôt outrés, presque exagérés et parfois excessifs. Et la musique neuneu accentue le phénomène, c'est-à-dire cette guimauve de canard laqué à l'orange, portée par des acteurs pourtant excellents.

Leslie Cheung et Ti Lung sont en effet à la hauteur de Chow Yun Fat sans conteste le témoin catalyseur du drame et celui qui résoud les problèmes envers et contre tous... et notamment le fourbe Waise Lee toujours aussi merveilleusement méchant (cf la soif de l'or dans Une balle dans la tête !).

Malgré un certain manque de castagnes ultra-violentes (on aurait aimé plus), on ne s'ennuie pas. Et si le réalisateur chinois commence à glisser quelques rares ralentis, il n'est pas encore au sommet de son art (le fameux sommet d'A toute Epreuve jamais égalé depuis).

Toujours agréable ce Syndicat donc même si Woo a fait mieux !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 septembre 2015
Bon,c'est un film qui vieillit assez mal : les bruitages, les raccords, le doublage... Tout vieillit mais pas bien du tout. Ce n'est pas le meilleur de Woo, clairement. Mais bon, Woo reste Woo, et malgré quelques longueurs, on a un scénario qui tient la route et des gunfights jouissifs qui relèvent clairement le niveau (et Chow-Yun Fat en rôle secondaire ça aussi ça le monte). Un film assez mineur mais pas désagréable.
Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juin 2015
Alors Woo faut comprendre que je ne l'aime pas du tout. Après il est bon et ce film bah c'est bien mais j'ai eu vraiment du mal dans le sens où il y a plein de petits trucs qui montrent que c'est pas la claque que ça pourrait être. Au niveau des qualités il y a forcément la mise-en-scène, la photo aussi et la musique, c'est déjà ça, et franchement on prend son pied mais après le scénar est très classique voir banal, d'habitude ça ne me gêne pas mais c'est que là on a l'impression qu'il est prédominant, disons que l'évolution des personnages est importante. En fait c'est très bien fait mais j'aurais préféré plus d'ambition, je m'attendais à un truc vraiment très balèze et c'est vrai que c'est très bien mais un peu en deçà de mes espérances. La scène finale à vraiment de beaux moments mais c'est trop la pétarade tous azimuts, en plus le dialogue final était vraiment lourd et inutile, c'est dommage, une narration exclusivement visuelle aurait été plus intense. Après je dois dire que Woo me pose un peu problème même si il est ici plus subtil que dans d'autres de ses productions américaines par exemple. En fait j'ai eu assez peu d'intérêt pour l'histoire et la mise-en-scène de Woo a souvent tendance à en faire des tonnes mais ça passe avant tout par des fusillades qui s'éternisent plus que par une intensité de l'image, parce qu'il ne prend pas assez son temps, il a un aspect très rectiligne, unilatéral, il faut que ça avance et que ça avance vite, et ça manque de pauses, de temps, de silences. Voilà en gros c'est pas que ça m'a déplu bien au contraire mais j'espérais vraiment adorer. Vivement que je regarde la suite !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 15 décembre 2017
S'il accuse son age avec sa narration lapidaire, son jeu d'acteur complètement exagéré qui nécessite une certaine indulgence culturelle, et son aspect technique douteux (son crachotant, image flou...), A Better Tomorrow représente également l'un des films les plus marquants de son époque. John Woo et ses accolytes (Tsui Hark notamment) frappent au coeur avec cette histoire de triade, parsemée de scènes ultra-puissantes, et de fusillades spectaculaires et jouissives qui ont fait la réputation du réalisateur. Le quatuor d'acteur principal donne une véritable lecon de charisme, en particulier Ti Lung et Chow Yun-Fat. En ce qui me concerne, j'adore !
LeLobo
LeLobo

54 abonnés 429 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mars 2014
Tous les films "le syndicat du crime" sont super cools, avec du hong-kong gunfight. Je crois que les 3 opus contiennent une scène terminale de pure boucherie, où ça se flingue non stop à bout portant pendant une demi heure, comme s'il y avait un réservoir inépuisables de badguys.
sword-man
sword-man

103 abonnés 1 017 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 décembre 2013
Après avoir réalisé une dizaine de films dont il n'est pas vraiment fiers, John Woo fait la rencontre de Tsui Hark, qui accepte de produire le film dont rêve John Woo. Le résultat est un polar, genre peu en vogue à Hong Kong à l'époque, le style est du pur Woo, tant dans ses thèmes que sa mise en scène et sa chorépraphie de la violence et c'est un carton en Chine. "Le syndicat du crime" ou "A better tomorrow" impose le style de John Woo: redemption, amitié masculine, trahison, gunfight ultra chorégraphié et baroque. Les enjeux du scénario sont fort émotionnellement et donne plus d'éclat aux brillantes scènes d'action. Un pur plaisir de cinéma jubilatoire avec un Chow Yun Fat trop classe, et un Ti Lung que l'on a plaisir a revoir.
Redzing

1 451 abonnés 4 915 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2025
Il faut reconnaître que John Woo a été bien patient avant d'imposer son style ! L'homme débute sa carrière de réalisateur en 1974, âgé de moins de 30 ans, chose extrêmement rare à Hong Kong. Où le milieu du cinéma reste fermé, et les réalisateurs plutôt âgés.
Pour l'anecdote, de passage à Lyon pour une masterclass en octobre 2025 à laquelle j'ai eu la chance d'assister, John Woo déclarait avec malice qu'il avait commencé le job de réalisateur sur un coup de bol. En effet, un producteur cherchait quelqu'un pour tourner un film de prétexte, histoire de pouvoir coucher avec l'actrice principale... (spoiler : le plan drague n'a pas fonctionné)
Mais s'il commence jeune, John Woo s'ennuie dans des films de commande. Jusqu'à ce qu'il rencontre Tsui Hark avec qui il se lie d'amitié. Et il parvient à sortir en 1986 "A Better Tomorrow", produit par ce dernier. Un film personnel, que personne ne donnait gagnant.
Un scénario sérieux, voire dramatique, à un moment où les comédies régnaient sur le box office hong-kongais. Et une distribution bancale sur le papier : l'inconnu Chow-Yun Fat, et Ti Lung, largement sur le déclin.
Pourtant ce polar cartonnera à Hong-Kong. S'il faudra attendre "The Killer" pour voir les carrières de John Woo et Chow Yun-Fat décoller à l'international, ils seront des stars à Hong Kong dès "A Better Tomorrow". Et le polar d'action esthétisé passera en grande demande. Mais de quoi ça parle au juste ?
On s'intéresse ici à une ex-figure des Triades hong-kongaises, envoyée en prison suite à une trahison. A sa sortie, il récupère sa vie en miettes, et le mépris de son frère flic.
Le scénario offre des champs dramatiques intéressants, et des relations creusées entre les personnages. Ironiquement, celui qui ressortira le plus sera le second rôle interprété par Chow Yun-Fat. L'acteur, choisi pour sa ressemblance avec Alain Delon (?), joue sur la nonchalance et une garde robe inspirée des films de Jean-Pierre Melville (John Woo a toujours clamé son admiration pour ceux-ci). Et il incarne un personnage très tragique.
Je reprocherai à l'ensemble un manque de moyen parfois assez visible, ou en tout cas qui fait pâle figure par rapport aux films de John Woo suivants. Par exemple, des scènes extérieures à l'éclairage limite. Ou des effets sonores faiblards : armes à feu ternes, ou cette séquence de baston générale où TOUS les coups ont le même son... Il y a aussi quelques acteurs qui laissent à désirer.
Néanmoins, "A Better Tomorrow" reste une réussite marquante de son époque. Les fusillades, bien que limitées en nombre et en durée, sont très bien découpées. Les gerbes de sang et divers ralentis permettent un esthétisation de la violence inédite alors. On atteint évidemment pas encore l'orfèvrerie visuelle d'un "Hard Boiled", mais on sent que la machine est lancée.
Et il y a de belles idées graphiques. Telles ces séquences de restaurant tamisées. Ou quelques plans iconiques, dont celui de Chow-Yun Fat qui allume une cigarette avec un billet de banque (ou l'inverse).
Une image qui deviendra l'emblème de cette franchise... et peut-être même de cette nouvelle vague hong-kongaise.
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