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Boulevard du crépuscule
note moyenne
4,4
1656 notes dont 219 critiques
49% (107 critiques)
36% (78 critiques)
10% (21 critiques)
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Votre avis sur Boulevard du crépuscule ?

219 critiques spectateurs

Benjamin A

Suivre son activité 302 abonnés Lire ses 1 898 critiques

5,0
Publiée le 08/03/2014
C'est en 1950 que Billy Wilder met en scène "Sunset Boulevard", nom tiré de la célèbre avenue de Los Angeles où l'on trouve les villas des stars hollywoodienne. Mais dès 1950, c'est un boulevard crépusculaire, symbolisé par d'anciennes stars d'un cinéma et d'une époque qui n'existe plus, que l'on a oublié avec le temps et l'entré dans le cinéma parlant. Le crépuscule d'Hollywood, un empire vacillant qui abandonne ceux qui ne savent pas "s'adapter" à l'ère du temps et qui vieillissent trop vite... Dès le début et cette superbe scène d'ouverture, Billy Wilder nous plonge dans l'atmosphère du film et montre tout son talent. On entend la voix off d'un reporter déjà mort qui va nous raconter son histoire, celle d'un scénariste en panne d'inspiration qui va rencontrer Norma Desmond, une ancienne grande star du muet qui rêve d'un come-back au cinéma et d'un retour au premier plan. "We didn't need dialogue, we had faces". C'est ce que se demande Norma Desmond depuis l'arrivé du cinéma parlant, pourquoi avoir besoin de dialogues lorsque des metteurs en scènes savaient capter toute l'émotion et la complexité des personnages grâce à leur visage ? Mais c'est une critique plus globale qu'orchestre Billy Wilder à travers cette extraordinaire mise en abyme. Il décrit avec cruauté et réalisme un monde qui n'hésite pas à détruire ceux qui l'ont porté au sommet, un monde où seule la rentabilité compte et un monde où tout est basé sur l'apparence. Wilder règle ses comptes avec cynisme, intelligence, subtilité et cruauté. Dès l'introduction, Wilder intrigue puis peu à peu, fascine et passionne. S'appuyant sur une écriture d'une grande richesse (il a d'ailleurs co-écrit le scénario), il nous présente d'abord ce journaliste sans le sou qui tente de fuir deux agents venus saisir son automobile avant de le mettre, un peu par hasard et de manière inattendus pour lui, face à une ancienne star du muet et son inquiétant et troublant majordome. Puis il va mettre en place une relation de dépendance, de fascination et de mystère entre lui et Norma, tout en la décrivant comme mégalo, malheureuse et non consciente de la réalité.Il va peu à peu apparaître comme un gigolo, servant à Norma de concrétiser ses espoirs de retour sur le devant de la scène alors que Wilder nous fait ressentir de l'empathie pour Norma qui apparaît surtout comme une victime fragilisé de l'univers d'Hollywood. Les personnages sont approfondis et complexe, tout comme les relations qui vont se nouer entre eux et Wilder nous passionne pour eux et leur histoire. Entre hypocrisie, illusion et cynisme, aucun personnage ne s'en sort indemne, que ce soit Norma, obnubilé par le cinéma, devenu son unique raison d'être, son majordome qui la conforte dans ses illusions ou encore Gillis qui va se retrouver pris dans la chute. Billy Wilder met en place une atmosphère troublante et fascinante. Mais surtout, il fait ressortir toute la dramaturgie de son récit, toute son intensité et toute sa puissance. Nombres de scènes sont marquantes et une fois de plus, Wilder prouve quel brillant réalisateur il était. Exemplaire derrière la caméra où il fait preuve de finesse et de fluidité, il nous offre de superbes plans-séquences et autres mouvements de caméra, qu'il maîtrise à merveille et toujours au service de son film. Il bénéficie aussi de la superbe bande-originale de Franz Waxman, participant à l'atmosphère du film, ainsi que d'une photographie en noir et blanc, qu'il sait très bien utiliser. La force de "Sunset Boulevard" se trouve aussi dans son casting. Dès qu'elle apparaît, Glodia Swanson envahit l'écran dans ce qui pourrait être son propre rôle, elle qui a tourné avec Cecil B. DeMille et Erich von Stroheim. Ce dernier prête son immense talent pour les traits du majordome troublant et souhaitant à tout prix protéger Norma. Pour sa première collaboration (sur quatre) avec Billy Wilder, William Holden signe une excellente et difficile performance, faisant preuve d'une grande présence et résistant aux immenses interprètes qu'il a en face de lui. Wilder fait aussi apparaître quelques grands noms comme Buster Keaton lors d'une partie de cartes ou bien évidemment Cecil B. DeMille dans son propre rôle réalisant un remake d'un de ses anciens classiques de l'ère du muet... Passionnant, cruel, cynique, puissant, dramatique, fascinant ou encore intense, les mots ne manquent pas pour décrire le chef d'oeuvre de ce génie qu'était Billy Wilder. Tout en réglant intelligemment ses comptes, il sonde l'âme humaine, ses illusions, ses apparences et son ambiguïté. C'était dans le cadre du revisionnage de certains films dont j'accord de l'importance et que je n'avais pas eu l'occasion de revoir depuis mon inscription sur SC : Note inchangée et toujours à la seconde place de mon top 10 films.
Puce6386

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4,5
Publiée le 13/07/2013
Un époustouflant film noir des années 1950, signé Billy Wilder, qui relate, avec une grande force, la déchéance d'une ancienne star du cinéma muet. L'ambiance froide, inquiétante, troublante et angoissante, qui règne tout au long du film est superbe. Une réalisation qui, entre gloire aveuglante et passion destructrice, nous livre une vision sombre, cynique, cruelle, et sans concession, de l'industrie cinématographique hollywoodienne !
Chris46

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4,0
Publiée le 29/10/2018
« Boulevard du Crépuscule  » grand film de Billy Wilder . L’histoire se déroule à Holywood au début des années 50 . Un homme nommer Joe Gillis ( William Holden ) un scénariste de film sans le sou endetter qui aimerait voir sa carrière décoller reçoit un jour la visite des huissiers qui veulent saisir sa voiture . Il réussit à s’enfuir avec sa voiture pour la mettre à l’abri . Il arrive par hasard dans une propriété où vit Norma Desmond ( Gloria Swanson ) une ancienne star du cinéma muet qui n’a plus tourner de films depuis l’arrivée du cinéma parlant vingt ans auparavant qui a mis un frein à sa carrière . Depuis elle vit recluse dans sa villa en compagnie de Max ( Erich Von Stroheim ) son majordome . Norma propose à Joe de l’aider à peaufiner le scénario quelle est en train d’écrire qui elle l’espère marquera son grand retour à l’écran . Joe accepte de l’aider mais uniquement pour l’argent qu’elle va lui donner pour son travail qui lui permettra de se remettre à flot car il ne croit absolument pas en son retour sur le devant de la scène . Elle voit en Joe le dernier espoir de revenir au sommet et celui qui va l’aider à sortir de cette solitude . Pour le garder auprès de lui elle va le couvrir de cadeaux . Joe qui voit son train de vie s’améliorer décide d’accepter la situation et il devient petit à petit son amant . Une relation malsaine se met alors en place baser sur les mensonges et les faux semblant ... «  Boulevard du Crépuscule » est un grand film signé Billy Wilder . Il nous narre une histoire sombre et cruel . L’histoire de ce film est vraiment prenante où l’on va donc suivre ce scénariste qui va faire croire à une ancienne star du cinéma qu’il va l’aider à faire son grand retour sur le devant de la scène afin de profiter de sa fortune et vivre comme un prince sous son toit . Dès le début du film on sait que cette histoire va se terminer très mal pour les deux protagonistes en question vu que le film s’ouvre sur le cadavre de ce scénariste retrouver dans la piscine de cette ancienne star de cinéma . Et on va donc faire un retour en arrière avec un long flash-back tout le long du film pour voir comment on est arrivé à cette situation la . Une relation malsaine va donc se nouer entre ce scénariste sans scrupule qui va faire semblant d'aider cette ancienne star de cinéma afin de profiter de sa fortune elle qui est persuader qu’elle peut faire un grand comme back grâce à lui et qui va donc tout faire pour le garder auprès d’elle . C’est avec tristesse et amertume qu’on va suivre cette terrible histoire avec cette actrice qui était une grande star du cinéma muet et qui a vu sa carrière s’arrêter quand le cinéma est devenu parlant . Totalement tomber dans l’oubli et abandonner de tous elle c’est depuis renfermer sur elle même dans son manoir à ressasser son passé d’actrice et sa gloire passé . Elle est persuader qu’elle peut faire son grand retour alors qu’en réalité plus personne ne veut d’elle mais un scénariste profiteur et sans scrupule incarner à merveille par l’acteur William Holden va la bercer d’illusion pour profiter de son argent . L’histoire de cette star déchu oublié de tous convaincu qu’elle va revenir au sommet en y mettant toute son énergie et en y croyant dur comme fer alors qu’elle va droit dans le mur est triste et sa nous fait vraiment de la peine . Dès le début du film on sait qu’on va assister à une terrible désillusion et une terrible descente aux enfer pour cette actrice et le scénariste qui a voulu profiter d’elle s’en se rendre compte des terribles conséquences que sa pourrait avoir . Elle est incarner à merveille par l’actrice Gloria Swanson qui est vraiment excellente et très crédible dans le rôle de cette actrice déchu solitaire qui a un égaux énorme toujour persuader d’être toujour une immense vedette qui ne veut pas se résoudre à ce que son heure de gloire soit terminé et qui est persuader qu’elle va faire un énorme retour en s’enfermant totalement dans ce rêve inaccessible et en refusant de voir la réalité en face . Elle joue à merveille ce personnage totalement déconnecté de la réalité qui va s’enfermer dans son rêve et sa folie . Gloria Swanson qui est d’ailleurs comme son personnage une ancienne actrice du cinéma muet qui a vu sa carrière s’arrêter brutalement quand le cinéma parlant a fait son apparition . La seule différence avec son personnage c’est qu’elle a accepter le fait que sa carrière prenait fin . Le réalisateur Billy Wilder l’a donc contacter pour tourner ce film pour que le personnage est vraiment une part de réalisme et d’authenticité . Et on peu dire qu’il a vraiment fait le bon choix car on y croit à fond . Il y a donc un vrai parallèle entre l’histoire du personnage de Norma Desmond et la vrai vie de l’actrice Gloria Swanson . Le réalisateur Billy Wilder a fait appelle à plusieurs grand nom du cinéma comme le réalisateur Cécile B. De Mille qui jouent donc leurs propre rôle dans ce film pour rendre le film plus authentique et vrai . Le réalisateur Billy Wilder livre avec ce film une véritable critique très sombre sur le monde cruel que peut être le cinéma qui est merveilleux à l’écran mais qui peu être terrible dans les coulisses et nottament sur ses artistes déchu qui ont connu la gloire , qui ont été adulé et qui du jour au lendemain ont vu leurs carrière s’arrêter net comme ses stars du cinéma muet qui ont été jeté par l’industrie du cinéma car il ne correspondaient plus à la tendance du moment celle du cinéma parlant et qu’il étaient désormais juger dépasser et ringard . Un sujet encore toujour d’actualité aujourd’hui plus de 70 ans après la sortie de ce film vu comment l’industrie du cinéma traite ses employés en les jetant comme des vieilles chaussettes dès qu’il ne sont plus en phase avec ce milieu que se soit en n’étant plus à la mode , plus assez rentable ou alors trop vieux . On peut voir que les actrices par exemple passer un certain âge elles ont de plus en plus de mal à trouver de grands rôles au cinéma , l’industrie du cinéma n’aimant pas voir les actrices vieillir à l’écran , c’est quand même un terrible constat . Le milieu artistique peu être un milieu très cruel et le film nous le montre très bien . La scène finale spoiler: des escaliers est terrible et marquante spoiler: avec Norma qui a complètement péter les plombs et qui est totalement déconnecté de la réalité après son meurtre du scénariste . Elle c’est totalement enfermer dans son rêve qui ne verra jamais le jour celui de redevenir une grande star de cinéma adulé du monde entier . Elle descend les escaliers comme une grande star qui s'apprête à tourné une grande scène de cinéma sous la caméra d’un très grand réalisateur de cinéma alors qu’elle est en réalité conduit en prison pour le meurtre du scénariste sous la caméra des journalistes de la television . La chute finale d’une star déchu . Terrible fin qui conclu une cruel histoire . Pour résumer «  Boulevard du Crépuscule  » est un très grand film de Billy Wilder prenant , cruel , et cynique et qui brosse un portrait très sombre de Holywood .
stebbins

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5,0
Publiée le 13/02/2011
Chef d'oeuvre glamour, démentiel, morbide et terrifiant, Sunset Boulevard de Billy Wilder s'agit d'une déclaration d'amour pour le cinéma proprement imposante, sans tricheries, qui se démarque pleinement du résultat que l'on aurait pu attendre d'un tel sujet. En effet Sunset Boulevard est l'un des premiers films de l'Histoire à dépeindre le mythe hollywoodien dans un tel registre : satirique, sombre jusqu'au pathétique, le propos de Billy Wilder rejoint parfois le fétichisme hitchcockien et l'ampleur des films d'Orson Welles. Démesure des décors, personnages torturés voire psychotiques, reconstitution d'un crime comme prétexte original dérisoire... Le vrai sujet de Sunset Boulevard réside peut-être avant tout dans l'illusion existentielle de son actrice illuminée, incroyablement interprétée par Gloria Swanson. Les étoiles oubliées des classiques éternels termineront dans l'oubli, comme si le film de Billy Wilder dressait dans toute sa hauteur le portrait du crépuscule. Une peinture magnifique et inoubliable.
B-Lyndon

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5,0
Publiée le 19/09/2011
D’où est sorti ce film, où file t-il doucement, à travers les plateaux de cinéma et les portes sans serrures du palais de Norma Desmond ? Vers l’éternité ? Il semble embrasser tout les genres, et n’appartenir à aucun. C’est un mort qui raconte l'histoire. Son corps légèrement courbé flottant sur l'eau. L'eau qui a pris une couleur rouge. Il nous explique, soudain ironique, que l'homme gisant là avait toujours rêvé d'avoir une piscine. Et puis, il s'y met, doucement, à raconter l'histoire de cette bien morte personne, la personne qu'il est, lui, Joe Gillis (William Holden), scénariste malchanceux rattrapé par son destin. Un peu sarcastique, cynique, un peu réservé, tenu. Il nous amène dans une demeure vaste, sorte de palais antique où le temps passé se répète, inlassablement. Où la gloire d'une reine abandonnée semble perdurer, au plus profond des mensonges et des illusions. Perdurer jusqu'à la folie. Norma Desmond (Gloria Swanson) apparaît, comme par magie, sur le balcon de l'étage au dessus. Elle se tient dans une position extravagante, comme pour permettre à sa lumière de sortir. Sortir des ténèbres de ses habits noires et de sa maison spectre, où tout rappelle le temps qui se fixe et le passé triomphant. Gillis la fixe un peu, son visage halluciné, ses yeux fins et brillants, et puis la reconnaît, soudain. "Vous étiez grande, autrefois" lui lance t-il. Ce qui lui vaut cette réplique définitive : "Je suis toujours grande, ce sont les films qui sont devenus petits !" Oui, c’était une star, une vraie star, avec pour seuls mots dans ses films les traits de son visage et son regard perçant. Elle apprend qu'il est scénariste. En transe, elle lui explique. Lui raconte le scénario pathétique et périssable qu'elle travaille depuis des années, pressentant son retour qui n'aura jamais lieu. Elle à besoin d'un correcteur. Lui propose. Gillis se rend à l'évidence. Il a quelques problèmes. Il n'est pas bien riche. Même un enfant de huit ans réussirait à corriger l'odieux travail de la star. Il accepte. Il devient son amant. Son pantin. Sa marionnette. L'objet qui comble sa solitude. L’objet qui la laissera se détruire et l’objet qu’elle tuera. En la voyant pour la première fois, l'on sait, tout de suite, que sa fin sera tragique. D'autant plus qu'elle ne croit pas en sa propre fin. Elle est éternelle. Les milliers de lettres d'admirateurs qu'elle reçoit le disent. Les lettres que lui envoie, chaque jour, Max (Erich Von Stoheim), son majordome fidèle et glaçant, pour faire perdurer l'illusion terrible qui deviendra ce pourquoi elle se force à continuer à vivre. Ce personnage en apparence odieux est un monstre d'humanité, de solitude et de désespoir. Wilder critique, avec une mélancolie profonde doublée d’une férocité implacable, un Hollywood qui détruit ses vedettes, en fabrique de nouvelles, et les détruit à leur tour. Il ne cache pas son respect pour le Hollywood qui a inventé le cinéma, mais compte aussi, dans son constat, le délire de grandeur de ceux qui étaient trop grands. Ce portrait juste et piquant d'une industrie est peut-être ce que l'on a fait de plus beau dans le cinéma américain, autant dans sa maîtrise artistique que scénaristique. Il y a bien quelques passages gorgés de poésie, ici et là... Un par exemple où, lors de la scène de la visite à la Paramount, un micro vient effleurer la plume du chapeau de Swanson, et qu'elle repousse vulgairement. Il y a bien, aussi, un peu plus loin, ce projecteur qui se fixe sur elle, assise sur une chaise ; l’inondant de lumière. Les gens la reconnaisse, filent vers elle. Là, Wilder la filme en plongée, comme une sorte d'étoile morte, que tous acclament pour la dernière fois. Dernière ? Pas tout à fait, il y a bien aussi, ces caméras qui finalement - et par un malheureux concours de circonstances - se mettent à tourner, à la toute fin, la filmant descendre des escaliers, pleurer de bonheur d'être de « retour » et de lancer cette célèbre phrase : "Très bien monsieur De Mille, je suis prête pour le gros plan"...C'est un final splendide, où la grande Norma Desmond disparaît en fondu, un fondu pareil à un long voile blanc recouvrant son visage baignant dans la folie, et le fantasme imperturbable du renouveau de sa gloire passée. Voici un chef-d’oeuvre. 19/20.
christine D.

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5,0
Publiée le 03/02/2015
Réalisation superbe, acteurs extraordinaire, récit intelligent, Billy Wilder au sommet de son art. Une des merveilles du 7ème art.
Marceau G.

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5,0
Publiée le 07/02/2014
"Sunset Boulevard" est un pur joyaux cinématographique, l'un des plus grand film de tous les temps, l'exemple même qui prouve le génie de son réalisateur, Billy Wilder... Un chef d'oeuvre magnifique et très moderne. Les acteurs sont tous impeccables et Gloria Sawson incarne à la perfection cette ancienne star à l'ego surdimensionné sombrant dans la démence... La mise en scène, comme toujours chez Wilder, est très nette, soigné... Parfaite ! Ce film offre au spectateur un regard particulier sur le monde Hollywoodien, sur "l'après cinéma muet" et sur ces grandes stars, désabusées et ravagées par leurs carrières, leurs pseudo-réussites ou leurs richesses... Ce regard n'a jamais été vu auparavant dans un film sur le monde du Cinéma ; il est très critique et insolent et vous fera (sans doutes) passer l'envie de faire carrière à Hollywood !!! Le tout est excellemment bien filmé et le scénario est également parfaitement écrit... L'histoire débute sur le meurtre d'un jeune scénariste et utilise un flash-back pour montrer au spectateur ce qui s'est passer avant, l'origine de cet assassinat... Encore un procédé très moderne qui rend la fin encore plus tragique... William Holden est excellent de bout en bout et sublime le film rien que par sa présence ! Le film rend également hommage au cinéma muet et à quelques unes de ses stars, notamment Buster Keaton qui fait une apparition mais aussi à d'autres grandes figures du cinéma américain tel Cecil B. DeMille... De plus, on remarque que la Paramount, ayant financé ce film, se fait en quelques sortes, sa propre propagande étant donné le nombre de scènes se passant dans leurs studios et le nombre de fois où les personnages en parlent... Cependant ce chef d'oeuvre de Wilder a marqué pour toujours le Cinéma avec un grand C !!!
ghyom

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4,5
Publiée le 16/03/2014
Boulevard du crépuscule mélange les genres. Film noir, film d'horreur quasi fantastique, thriller psychologique, romance, tragédie, le tout parsemé de répliques drôles et souvent cyniques. Presque tout les genres du cinéma y passe (y compris le péplum avec le sujet du script de Norma : Salomé, et le film réalisé par Cecil B. DeMille : Samson et Dalida) car c'est une véritable déclaration d'amour au cinéma que nous offre Wilder. Mais une déclaration d'amour qui n'en est pas moins objective sur la jungle hollywoodienne et sur le star-system. Il est incroyable de savoir que lorsque le tournage commença Wilder et Brackett n'avait écrit qu'un tiers du scénario tant tout semble écrit, pensé et se faire écho. La réalisation et la photo sont magnifiques, la mise en scène impeccable. Il n'y a qu'une chose qui m'a très légèrement gênée c'est l'interprétation de la folie par Gloria Swanson. Si elle joue très bien tant que Norma navigue encore à la limite de la folie, plus l'histoire se déroule, plus la folie se fait présente et plus elle nous offre le visage de la folie version théâtre antique : yeux écarquillés, tête tournée vers le ciel. Dans ces moments là elle me perdait, je ne croyais plus en ce personnage, c'était trop parodique pour être crédible. Mais bon, ce n'est au final pas bien grave tant le propos du film est riche et intelligent. Boulevard du crépuscule est un excellent film.
Estonius

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5,0
Publiée le 15/06/2014
Si le film mérite à plus d'un titre d'être considéré comme un chef d'œuvre, ce qui frappe tout d'abord est la prestation magistrale de Gloria Swanson (quand on pense que l'Oscar lui est passé sous le nez !), absolument parfaite dans son rôle de star déchue, cinglée et pathétique. William Hohden cynique, caustique, désabusé et coincé dans ses contradictions est également très bon. Quant à Von Stroheim on ne comprend qu'au milieu du film son véritable rôle, celui du marionnettiste de Swanson. On notera aussi l'étonnant rôle secondaire de Betty, on croit que Wilder va en faire un personnage positif alors qu'elle n'est qu'une chipie ambitieuse. Quelques scènes fabuleuses :  l'apparition fantomatique de Buster Keaton, Swanson imitant Charlot, les musiciens qui jouent la nuit du réveillon devant une salle vide, la rencontre quasi documentaire entre Swanson et Cecil B. DeMille et puis surtout cette scène finale, magnifique, grandiose, folle, géniale ! A souligner aussi la perfection de la mise en scène et de la photographie, le sens du détail (je ne parle pas la musique, ne l'ayant pas entendu, mais sans doute est-ce le propre des bonnes BO ?) PS : On ne saura jamais si Holden couche avec Swanson et/ou avec Betty (mais Wilder n'y est pour rien, on était en plein dans code Hays que ce même Wilder fera imploser en 1964 avec Embrasse moi idiot.)
Mathias Le Quiliec

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4,5
Publiée le 07/07/2013
Que dire à propos de ce film ? ... C'est un bon film, bien tordu pour l'époque, flippant même parfois spoiler: (la scène où Max attend dans le garage le soir). Un vrai film de cinéphile
gimliamideselfes

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4,5
Publiée le 03/05/2010
Film très maîtrisé, dont je trouve la seconde partie supérieur à la première, malheureusement je pense que quelques seconds rôles comme celui de Max sont un peu sous exploité. Et Norma commence à devenir pénible à un moment, malgré tout le film possède une grande force, très sombre, trois noir, j'y ai vu quelque chose de très vrai, surtout dans le personnage de Max. C'est un film qui aborde de nombreux sujets, c'est intéréssant, mais il manque peut-être quelque chose pour avoir mon adhésion totale.
TTNOUGAT

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5,0
Publiée le 07/08/2009
Voila 4* qu'il me parait difficile de contester,du moins avec des arguments valables,et non par des impressions personnelles.On peut ne pas aimer mais pour un cinéphile avec un tel sujet,un tel metteur en scène et un tel scénario justement sur le septième art,comment ne pas crier"Quel beau film".J'irai même plus loin:tout spectateur ayant des doutes sur la qualité de Sunset boulevard" devrait se dire"il faut que je bosse un peu le cinéma afin de mieux l'apprécier".la narration est sans failles et la voix d'outre-tombe est parfaitement structurée.La réalité et la fiction se confondent à la perfection en particulier lors de la séquence entre C.B.DeMille et sa grande vedette du muet Gloria Swanson.La scène ou Norma devenue totalement givrée descend l'escalier, mise en scène par Max von Mayerling,est évidemment devenue historique mais je lui préfère encore celle ou un vieux projectionniste ami détourne sur son visage la lumière destiné à un autre film.Moment de cinéma absolu.Ne parlons pas de la maison sans aucune serrure (la lumière filtrant à travers ce qu'il en reste:les trous)belle parmi toutes les belles qui ont meublé tant de films, ni de la perfection du jeu des acteurs.Juste quelques mots pour m'attendrir sur le sort de ce pauvre Joe Gillis,terriblement humain.Voila bien un héros à qui je ne souhaite à aucun homme la même mésaventure, car je crois qu à sa place et à 30 ans, moi et beaucoup de mes copains étions bons pour le même sort.Entre sa précarité,sa rencontre sulfureuse,son coup de foudre pour la fiancée de son plus chouette ami et son exécution...Il n'aura pas eu une seconde sa conscience en paix et un peu de confort moral.Dans mon panthéon cinématographique,mon coeur bat bien davantage pour d'autres grandes réussites qui me touchent plus profondément mais je n'en connais aucun dont je puisse redire avec autant de forces "Quel beau film"
Caine78

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5,0
Publiée le 19/06/2006
L'un des chefs d'oeuvres absolus du septième art. Tout est ici absolument extraordinaire, que ce soit l'éblouissante mise en scène de Billy Wilder, ou encore le sublime noir et blanc qui donne à ce film un relief, une atmosphère extraordinaire, l'ensemble est vraiment grandiose, surtout que le thème, particulièrement passionnant, est traité de manière formidable par Wilder. De plus, ce film compte trois comédiens de classe mondiale, à savoir William Holden, Gloria Swanson et Erich Von Stroheim. Inoubliable!
soulman

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5,0
Publiée le 14/03/2016
Même si elle n'est pas exempte de tout vieillissement, cette œuvre magistrale de Wylder reste l'un des sommets du cinéma américain introspectif. Situant son action autour d'Hollywood, elle place ceux qui ont fait et font encore la grandeur de ces studios au milieu d'un maelstrom dirigé par des financiers impitoyables. La mise en scène de l'auteur de "La garçonnière" tutoie les étoiles...
Black-Night

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4,5
Publiée le 10/03/2016
Boulevard Du Crépuscule est un chef d’œuvre. Un grand film pour tous les amoureux du cinéma et un classique du film noir. Le destin pathétique d’une star déchue du cinéma muet, Norma Desmond, obsédée par un impossible come-back. Un hommage d’une cruauté funèbre à Hollywood. Cette mise en abyme vertigineuse doit beaucoup aux compositions schizophréniques de Gloria Swanson et Erich Von Stroheim. Le film remportera 3 Oscars en 1951 avec l’Oscar de la Meilleure direction artistique, noir et blanc, l’Oscar de la Meilleure musique pour Franz Waxman et l’Oscar du Meilleur scénario vraiment mérités. Norma Desmond, grande actrice du muet, vit recluse dans sa luxueuse villa de Beverly Hills, en compagnie de son majordome Max, lui-même ex-cinéaste au rancart. Joe Gillis, un scénariste sans le sou, pénètre par hasard dans la propriété et Norma lui propose de travailler sur le film qui marquera son retour à l'écran. Entre fascination et effroi, Joe s'installe dans le monde factice de Norma et devient son amant. Mais quand celle-ci perd définitivement pied, il cherche à rompre. Tableau impitoyable de l’industrie du cinéma hollywoodien. Décrivant l’angoisse funèbre d’une actrice vieillissante, le cinéaste signe un grand film, oscillant entre tragique et grotesque. Dans une veine plus sombre que les légendaires comédies qui suivront (que je n’ai pas vues). Sunset Boulevard, extraordinaire mise en abyme de la mythologie hollywoodienne, est à la fois un hommage au cinéma et une satire féroce de ses illusions. Seule une petite lenteur de l’ensemble m’a quelque peu dérangé. La bande son est une merveille parfaitement utilisée pour appuyer l’ambiance crépusculaire et sombre. Le réalisateur Billy Wilder signe ici son 9ème long métrage avec grande réussite tout autant dans le pan technique, réalisation et mise en scène sublime, flash-back maîtrisé, que dans son choix du casting ou encore de la narration de la voix off judicieusement maîtrisé ou encore le jeu du quatrième mur. Casting magnifique composé des principaux William Holden, Erich Von Stroheim et Gloria Swanson qui surjoue exprès car c’est le rôle qui veut ça, tous trois excellents dans des compositions schizophréniques. Notons aussi la belle Nancy Olson, et les apparitions exquises entre autres, dans leurs propres rôles de Cecil B. DeMille et de Buster Keaton en vieil acteur fantomatique. Chef d’œuvre du film noir et un classique à découvrir. Ma note : 9/10 !
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