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GabbaGabbaHey
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3,5
Publiée le 17 janvier 2011
Monsieur Dario Argento toujours en pleine forme... Pour son 7eme long-métrage, le cinéaste Italien nous offre un film bien dans la lignée de son précédent, "Suspiria", est donc le deuxieme épisode de la saga non-officielle "La trilogie des enfers" (ou "trilogie des trois mères"). Un film tres inquiétant et tres prenant, nous plongeant dès les premières images dans une atmosphère sombre et peu rassurante, et qui ne fera qu'être de plus en plus insoutenable avec le temps ! Un film puissant et terriblement envoutant.
Inferno fait partie de ses films étranges qui jouent sur des effets de couleurs troublants, sur une atmosphère lourde et poisseuse. Dario Argento nous perds dans ses dédales tantôt baroques tantôt modernes, dans son désir de fantastique et de sordide. Les acteurs passent du moyens au très mauvais, les effets spéciaux ont horriblement mal vieillis. A voir au moins une fois pour se faire son propre avis.
Comme Suspiria, le film est avant tout une expérience formelle. Certes les digressions scénaristiques amènent-elles des scènes d'un sadisme ou d'un surréalisme absurde inoubliables, seulement là, les saturations bleues et rouges ne sont pas raccords, le scénario et les acteurs sont complétement absents. On imagine que Dario Argento a voulu pousser à son paroxysme l'expérience abstraite et kitsch de Suspiria, mais ça ne donne pas mieux qu'un film inintéressant et interminable.
Faux frère jumeau de "Suspiria", "Inferno"est un film raté. Argento se perd dans un ésotérisme qui n'intéresse que lui et laisse son spectateur sur le bord du chemin. De belles scènes, dispersées ici ou là, et une mise en scène toujours superbe ne sauvent pas de l'ennui. Basta les sorcières !
Si il n atteint pas la beaute de Suspiria ce deuxieme episode se laisse regarder et temoigne encore du talent d argento lorsqu il etait encore bon ! Des scenes d horreur bien troussees et des decors sympa ( je suis fan de la premiere scene dans la cave) pour un bon film fantastique
conscient-inconscient, logique-illogique. Cette "suite" de SUSPIRIA" nous plonge dans un monde imaginaire d'une violence exacerbée, dans un imaginaire qui ressemble à un rêve inoubliable. Argento, à nouveau nous entraine dans une histoire de sorcière (la mère des ténèbres) dans un immeuble new-yorkais et à Rome dans le simple but de nous faire peur...mais pas que cela. Avec de nombreuses références à des films américains anciens voire italiens (Mario Bava directeur de la photo), il explore les méandres d'un monde intermédiaire excessivement inquiétant.Le film atteint un degré d'abstraction rarement égalé dans le cinéma fantastique et la beauté de la mise en scène d'une très grande intensité nous confirme l'immense tallent d'un réalisateur peut-être irrégulier, mais complètement abouti.
Trois ans après le succès de Suspiria, Dario Argento continue sur sa lancée du giallo sanglant et poursuit sa "Trilogie des Trois Mères", inspirée de Thomas De Quincey. Nettement moins réussi que son prédécesseur, cette fausse-suite à l'histoire originale ne contient hélas pas les mêmes atouts que le premier volet. Toujours centré sur la légende des trois mères de l'enfer, à savoir la Mère des Larmes, la Mère des Soupirs et la Mère des Ténèbres, Inferno se base sur cette dernière, la plus belle et la plus dangereuse des trois. Cependant, le scénario souffre ici d'un laisser-aller flagrant, Argento se souciant au final peu de son intrigue afin de proposer une atmosphère qui prime définitivement sur l'histoire. En effet, divisée en plusieurs parties aussi distinctes que rapprochées, elle narre une série de meurtres autour de personnages peu charismatiques s'intéressant tous au fameux livre sur les trois sorcières infernales. Hélas, les plans sont lents, les décors si soignés de Suspiria paraissent très lointain comparé à ceux de cette séquelle dont les filtres bleus et rouges inondent constamment l'écran. L'interprétation basique passée outre, on a donc affaire à une histoire peu intéressante et surtout mal fichue, dont ne ressortent au final que quelques bons passages. Une petite déception néanmoins gentiment agréable, le talent d'Argento restant aussi minime que convaincant.
Une histoire qui mêle habilement alchimie, divinités maléfiques et d'un certain côté giallo (les poursuites des différentes femmes). L'éclairage bleu/rose contribue vraiment à donner une identité au film, et les décors sont plutôt bien organisés. Malgré un jeu un peu plat des acteurs (par moments seulement), le tout se laisse plutôt bien regarder. L'histoire permet quelques moments de frayeurs plutôt convaincants (le meurtre lors des sautes de courants, la plongée dans la cage inondée...). Un très agréable film.
Attention culte pour les uns, détestable pour les autres... J'ai mis longtemps avant d'aimer ce film... Mais avec les années j'ai aimé cet esprit baroque qui répond à l'univers de Suspiria (et qui aurait dû répondre à son dernier film "la troisième mère"... mais non malheureusement). Les couleurs, les décors, les meurtres... tout doit être pris au second degré, car ici il ne faut pas s'attendre à quelque chose de plausible. C'est un conte macabre, divinement bien orchestré...
Deuxième volet de la saga " Les Trois Mères " ( le premier étant le mythique " Suspiria " et le troisième sera l'exécrable " La Terza Madre " ) , ce long métrage de Dario Argento restera sans doute comme l'un de ses plus réussis. L'histoire est vraiment prenante, certaines séquences s'avère marquantes - notamment celle se déroulant dans l'amphitéatre où apparait la sorcière avec son chat - et surtout la magnifique photographie - grâce à l'utilisation de filtres rouges et bleus - de Romano Albani fait que l'on prend vraiment plaisir à visionner cette oeuvre particulièrement baroque de Dario Argento.
Encore une fois, de très belles images, un gout pour les couleurs qui nous font aimer le film. Après il y a le côté kitsch et la musique nettement moins intéressante dans ce deuxième volet. Et le scénario qui ne tient pas du tout la route. A voir tout de même, c'est un univers intéressant.
Grand prêtre incontesté d'un nouveau genre de cinéma de terreur des années 70, le réalisateur italien Dario Argento est un amateur de meurtres sanguinolents et d'érotisme sacrifié. Dans des décors kitch, alliant le baroque classique au gothique luxueux avec des couleurs d'un rouge vif, l'hémoglobine sert de peinture aux murs anciens. Si, pour l'époque, le style rend le film culte; aujourd'hui, il nous fait sourire...
Argento a des visions vraiment très fortes et un sens de l'image certain, par contre quand le scénario ne suit pas, rien à faire, on décroche, c'est vraiment dommage.