Trois couleurs - Blanc
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50 critiques spectateurs

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il_Ricordo
il_Ricordo

118 abonnés 407 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juillet 2013
Tout le monde t'a vu, Juliette Binoche, en train d'essayer de rentrer dans la salle de Tribunal ! Et toi, Krzysztof, fais pas le malin à essayer d'établir des liens symboliques entre tes films : tiens, par exemple, la petite vieille qui n'arrive pas à mettre sa bouteille dans la poubelle pour verres (quelle ironie quand il nous montre son personnage, pourtant à la rue et sans argent, se moquer de la vieille et ne pas songer à l'aider)...
Bleu = Égalité. Un vaste sujet : on peut à peu près parler de tout. "La seule égalité possible se trouve dans l'esclavage". Ou la plus grande pauvreté, ce qui revient au même. On a donc un certain Karol, Polonais échoué en France on ne sait trop comment, qui se retrouve à la rue avec une simple malle, dont le contenu ne nous sera jamais révélé, par manque d'intérêt sans aucun doute. C'est un minable, un habitué de la malchance : la fiente de pigeon qui tombe sur la veste en dit très long. Il accumule sottises et maladresses, la plupart du temps injustement, et surtout une poisse incroyable. De désespoir, il retourne en Pologne. Et là s'opère une totale conversion : avec une malignité infaillible et un sens aigu des affaires, il devient rapidement un riche homme d'affaires (n'oublions pas le contexte : fin de l'URSS, naissance d'un capitalisme en Europe de l'Est et tout les débordements qu'entraîne une transition rapide et incontrôlée).
On évoque pour décrire les actions de Karol une soif de vengeance pour son ex-femme Julie Delpy. Mais peut-être qu'il s'agit au contraire de son amour pour elle, qui agit comme un stimulant de son action : dopé par le désir de la revoir, comblé de richesses et lui mettant plein la vue, il fait donc le maximum et écarte tout scrupule qu'il aurait eu auparavant.
Dans plusieurs de ses films, Kieslowski laisse entendre qu'il voit dans la France une ouverture pour les artistes et tous ceux qui cherchent à faire fortune. Dans La Double vie de Véronique, la Weronika polonaise est sacrifiée au profit de la Véronique française. Bleu clame un amour pour une Europe, lien culturel entre les pays, et Blanc une sorte de retournement du rêve français (sic). L'égalité n'est plus un but, c'est un frein à la réussite, et si la couleur blanc est présente dans chacune des scènes du film (seul le tapis de neige de la terre polonaise est évident), Kieslowski parle de ce principe utopique avec ironie et amertume.
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 octobre 2011
Autant j'ai beaucoup aimé Bleu, autant Blanc ne m'a pas inspiré. J'ai trouvé ça vraiment pas terrible, le scénario est vraiment pas passionnant, j'ai pas trouvé la mise en scène remarquable non plus, j'ai l'impression qu'il y avait moins d'idées que dans Bleu par exemple. Après je reconnais que la fin du film est forte, mais cela ne suffit pas.
Le problème c'est que même cette fin au final, voilà elle arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, genre voilà, regardez pourquoi j'ai fait ce film, on parlait de ça en fait. Ah ouais, enfin bon, ça ne fait pas oublier le reste du film.
stebbins

564 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 décembre 2011
Après la Liberté, l'Egalité. Après le Bleu, le Blanc. Après l'Ennui, encore l'Ennui. Kieslowski perpétue sa théorie cinématographique au détriment du plaisir du spectateur, se regardant filmer comme jamais, accouchant d'une comédie proprement antipathique car totalement surfaite. L'image est un nouvelle fois en harmonie avec le titre, évoquant la froideur des pays d'Europe centrale... C'est bien là la seule et unique réussite de Blanc : cette adéquation thématique qui n'est en fait rien de moins que de l'onanisme intellectuel propre à satisfaire la science de son auteur. Les acteurs prennent la pose, mal dirigés par un Kieslowski tentant une nouvelle fois de donner un sens à chaque geste et à chaque regard, rendant la dramaturgie complètement fausse et figée. C'est vraiment très lourd à digérer, orienté vers une thèse originale assez vaine et pratiquement ridicule au final. Se poser des questions, chercher à réinventer la grammaire du cinéma au service d'un nouveau propos, se prendre la tête au sens large sont des intentions louables... Malheureusement Kieslowski nous sert là un laïus tout sauf intelligible pour le commun des mortels, marmonant dans sa barbe quelques vieux relents politiques qui n'intéressent que lui. Barbant à en mourir.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 juin 2011
Sans aucun doute le volet le plus réussi de la trilogie des trois couleurs. Le seul volet qui comporte une bribe de scénario et qui ne se constitue pas d’un galimatias sans intérêt de scènes où il est principalement question de veuves épleurées et de jeunes gonzesses candides en manque d’amour (propre). Une histoire prenante, des acteurs solides pour nous amener au bout de ce délire amoureux ; un film mélancolique et surtout très léger, sans fioritures inutiles et esthétisme bariolé de bac à sable comme c’est le cas dans les deux autres volets. Là tout est calme, sobre, le réalisateur n’en fait pas des tonnes dans la surabondance d’esthétisme grossier, et c’est en cela que ce volet est à mon sens le plus réussi de cette trilogie. Un peu de sobriété ne nuit pas … L’humour noir dans les dialogues est très appréciable, et les acteurs sont relativement assez convaincants, même si toutefois j’ajouterais un bémol en ce qui concerne Julie Deply, qui surjoue un peu mais qui n’apparait heureusement que très peu dans ce film. Au final c’est très prétentieux que de prétendre explorer ce concept d’égalité dans ce qu’il a de plus fugace et de plus vif, mais le sujet est plutôt bien traité, et on sent cette fois-ci la cohérence qui manquait cruellement dans « Trois couleurs – Bleu ».
Un bon film très divertissant qui, certes sans être à la hauteur de sa prétention et sans être transcendant, vaut le coup d’œil et est en bien des aspects le plus abouti des films de la trilogie à laquelle il appartient.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 mai 2010
Le moins réussi des trois épisodes de la trilogie. La faute à un scénario mal maîtrisé, à une histoire qui accumule les invraisemblances quand les deux autres font la part belle à la précision et à la justesse des sentiments. Au final, on peine à rentrer dans l'histoire et à s'intéresser à un personnage qui manque cruellement de charisme et d'intensité.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 30 avril 2010
Un bonheur que ce film, à la fois léger et mélancolique, qui m'a étrangement fait penser à Vertigo dans sa description d'un homme brisé qui va tout faire pour ramener auprès de lui son amour perdu. Mais la folie n'est pas loin, et tout ça vu d'ici à aussi le goût d'une cruelle vengeance.
Plume231

4 407 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juillet 2010
Second volet de la trilogie, "Blanc" est certainement le moins réussi. Censé évoquer l'égalité et avoir comme couleur prédominante le blanc, le film sacrifie son esthétisme et son théme au service d'une comédie noire au fond très triste. "Blanc" se laisse voir sans déplaisir grâce à son scénario étonnant et aussi à son casting de comédiens polonais. On peut déplorer que l'interprétation de la pseudo-actrice pseudo-intellectuelle Julie Delpy fasse un peu tâche mais on la voit heureusement pas beaucoup ce qui a peu de conséquence. Donc au contraire de "Bleu", "Blanc" souffre au contraire de sacrifier son esthétisme à son histoire.
gimliamideselfes

3 435 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2009
Moins abouti que bleu, "blanc" n'en reste pas moins un bon film malgré ses défauts, dont un rythme qui ne donne pas vraiment envie de suivre et d'être captivé par ce coiffeur… J'espère que rouge se rapprochera plus de bleu que de blanc. Reste une très belle fin et des très bons acteurs.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 1 juillet 2008
Après sa formidable fresque bleuâtre sur le rapport entre l'homme et l'Art, Krzysztof Kieslowski s'attaque cette fois à la fausse candeur de l'être humain. Et comme son prédécesseur, il s'y affronte avec ironie mordante, jouissive de bout en bout. Mais malheureusement, ce second membre de cette trilogie s'essouffle par moments. Et on le regrette fortement. Effectivement, le premier opus se concentrait uniquement qur l'ambiguïté de son personnage principal. Et dès lors, le réalisateur pouvait se permettre d'éclater encore plus le caractère équivoque de celui-ci, lui donnant encore plus de profondeur et d'intérêt. Mais dans ce blanc où se mêle encore plus de personnages secondaires germe un paradoxe jusqu'alors inconnu. Entre-autre, ce second tableau étouffe le sujet en question. Et de ce fait, il est difficile à l'auteur de donner une surface psychologique, philosophique et symbolique à tous ses protagonistes aussi dense que l'était le personnage de Juliette Binoche dans Bleu. Bref, ce mélange assumé enfonce le film dans une homogénéité qui laisse place parfois à la linéarité des situations. Cependant, la photographie est toujours aussi magnifique et dépasse encore et toujours le niveau de la carte postale. Ce qui est une preuve d'un talent indiscutable. En outre, le film est foncièrement sympathique et attachant. Les personnages y contribuent intensement. Mais ce blanc, hélas trop timoré, demeure l'opus le moins pertinent de la trilogie. A voir néanmoins.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 4 mai 2008
Après s'être ennuyé dans l'opus bleu de l'ennui, blanc est le bric à brac des scénaristes. Il se passe des choses, ce n'est déjà pas si mal. Le fait que ça ne soit pas crédible est un détail, après tout, ils sont libres de raconter l'histoire qu'ils veulent. Bon par contre, ça serait peut-être bien qu'on la comprenne.
C'est un jeu de je t'aime moi non plus, qui depuis a été transcendé par le film jeux d'enfants, ou alors le fantasme d'un réalisateur plaqué l'avant-veille du tournage, qui cherche mille et un moyen de se venger. Les sentiments sont complexes, forts, mais servis par une intrigue simpliste, tellement étriquée, tellement banale au fond, qu'on y croit pas plus que ça. Il y a beaucoup de choses, mais il manque de sincérité ce film, dommage...
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 854 abonnés 8 178 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 mars 2008
Après Trois Couleurs Bleu (1993) avec Juliette Binoche, Krzysztof Kieslowski poursuit sa trilogie avec Blanc (1994), Karol, Polonais d’origine vient de divorcer. Dominique, sa femme, brûle son salon de coiffure, sans argent ni passeport, il erre dans le métro parisien jusqu’au moment où il fait la rencontre d’un compatriote qui lui propose de le ramener en Pologne. Plié en deux dans une malle, de retour chez lui, à base de combine pas très réglos, il se refait une situation et va en profiter pour prendre sa revanche sur Dominique.
Après avoir étudié le drame passionnel dans le premier opus, Kieslowski s’oriente avec succès vers la comédie dramatique, en nous dressant une satire noire et grinçante sur la Pologne (où du moins ce qu’elle est devenue).
Les acteurs y sont pour beaucoup ici, avec notamment Julie Delpy, touchante et Zbigniew Zamachowski, assurément drôle !
riri2
riri2

29 abonnés 263 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 février 2008
C'est incontestablement le film que je préfère de la trilogie. Catalogué un peu vite comme le moins abouti des 3, celui qui s'éloigne le plus du projet, celui le plus léger(à tort) !)... Au contraire, je pense qu'il s'agit du film le plus personnel et le plus achevé de la trilogie. Le sujet est bien sûr le point fort. Mais en s'éloignant des règles que l'on retrouve dans Bleu et Rouge, le film n'en devient que plus humain, plus troublant aussi. Le message est aussi plus limpide malgrè les labyrinthes qu'empruntent l'acteur principal et ses constantes hésitations qui masquent en fait une solide détermination. Une aventure trés belle qui est pour la seule fois accompagnée de personnages secondaires dont le rôle et l'utilité au scénario est pleinement pensé.
Niko0982
Niko0982

77 abonnés 1 331 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 avril 2008
C'est le moins bon de la trilogie. Mais ca n'en reste pas moins un bon film, bien interprété.
WonderfulLife
WonderfulLife

5 abonnés 299 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 août 2010
La réalisation de ce film est remarquable. On ressent très bien la détresse des personnages. Le thème abordé dans ce deuxième volet des Trois Couleurs est la vengeance. Faut-il se laisser tenter par la vengeance ou bien faut-il enfouir ce sentiment. Tout le monde est un jour confronter à cette situation. C'est le cas de Karol et Dominique.
Malgré la lenteur du scénario on ne s'ennuie pas une seconde. Je dirais même que la fin arrive un peu brutalement et sous une forme peu commune au cinéma. Elle nous laisse à notre propre réflection.
Juliette Binoche est comptée dans le casting pour son apparission de 2 secondes qui permet de faire un lien subtil entre "Le Blanc" et "Le Bleu". Pourquoi? Peut-être le saurons nous dans "Le Rouge"?
oranous
oranous

161 abonnés 1 097 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2008
Par rapport a Bleu, Blanc est plus décevant. Nous ne retrouvons pas cette manière de filmer très recherchée, ni l'esthétisme présent tout au long de Bleu. La couleur dominante n'est pas le Blanc. L'interprétation qui que pas mauvaise n'est pas exceptionnelle.Ici la musique est moins présente et moins impressionnante. Décevant mais loin d'être désagréable.
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