Anthony Saudrais
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2.5 - Moyen
Après sa formidable fresque bleuâtre sur le rapport entre l'homme et l'Art, Krzysztof Kieslowski s'attaque cette fois à la fausse candeur de l'être humain. Et comme son prédécesseur, il s'y affronte avec ironie mordante, jouissive de bout en bout. Mais malheureusement, ce second membre de cette trilogie s'essouffle par moments. Et on le regrette fortement. Effectivement, le premier opus se concentrait uniquement qur l'ambiguïté de son personnage principal. Et dès lors, le réalisateur pouvait se permettre d'éclater encore plus le caractère équivoque de celui-ci, lui donnant encore plus de profondeur et d'intérêt. Mais dans ce blanc où se mêle encore plus de personnages secondaires germe un paradoxe jusqu'alors inconnu. Entre-autre, ce second tableau étouffe le sujet en question. Et de ce fait, il est difficile à l'auteur de donner une surface psychologique, philosophique et symbolique à tous ses protagonistes aussi dense que l'était le personnage de Juliette Binoche dans Bleu. Bref, ce mélange assumé enfonce le film dans une homogénéité qui laisse place parfois à la linéarité des situations. Cependant, la photographie est toujours aussi magnifique et dépasse encore et toujours le niveau de la carte postale. Ce qui est une preuve d'un talent indiscutable. En outre, le film est foncièrement sympathique et attachant. Les personnages y contribuent intensement. Mais ce blanc, hélas trop timoré, demeure l'opus le moins pertinent de la trilogie. A voir néanmoins.
Ajoutée le 01 juil. 2008 à 20h08
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