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La Vierge des tueurs
note moyenne
3,5
169 notes dont 42 critiques
55% (23 critiques)
17% (7 critiques)
5% (2 critiques)
12% (5 critiques)
7% (3 critiques)
5% (2 critiques)
Votre avis sur La Vierge des tueurs ?

42 critiques spectateurs

chrischambers86
chrischambers86

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2,5
Publiée le 30/07/2009
Tirè du roman autobiographique de Fernando Vallejo, Barbet Schroeder rèalise l'un des premiers longs métrages tournès en HD numèrique, sans artifice, qui dèlaisse l'analyse au profit des faits bruts! "La Vierge des tueurs" est avant tout un document sur une Colombie plongèe dans le chaos, sans conscience ni avenir, sur la misère de ses enfants des rues, droguès, livrès à eux-mêmes! Argent, dèsir, sentiments: union de l'adolescent Anderson Ballesteros, symbole du prèsent, et de l'ècrivain German Jaramillo, symbole du passè! Prèsentè à la Mostra de Venise en 2000, Schroeder, camèra à l'èpaule, y brasse la mort, le sexe, le dèsordre, le deuil, la foi, sur fond de passion troublante qui ignore les âges et les règles! Une oeuvre âpre et dèsespèrèe...
Attila de Blois
Attila de Blois

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2,0
Publiée le 09/07/2017
En posant ses caméras en Colombie, Barbet Schroeder revient dans le pays de son enfance. Un pays qui lui est cher donc mais qu'il n'épargne pas en traitant, dans "La vierge des tueurs", de la violence permanente régnant à Medellin une poignée d'années après la mort de Pablo Escobar. Mon avis est fortement partagé sur ce long métrage. Parlons tout d'abord des points positifs et le premier d'entre eux est le scénario. L'intrigue de "La vierge des tueurs" est formidablement bien écrite et recèle de dialogues croustillants pour la plupart venant du Fernando, un écrivain cynique, aigri mais qui ne manque pas d'esprit. Un bon scénario, dans un film, c'est important mais ce n'est pas tout. Malheureusement, deux éléments, tout aussi primordiaux, viennent le plomber : la réalisation et les acteurs. Soit, Barbet Schroeder est, avec ce long métrage, un des premiers à tourner en HD numérique mais l'image est laide, très laide. Elle est d'autant plus moche que la mise en scène est également catastrophique. Ce qualificatif n'est pas exagéré puisque la qualité de l'image et de la réalisation est telle que l'on a l'impression de regarder un long épisode d'une quelconque telenovela. Les quelques scènes d'action sont d'ailleurs ridicules et le cinéaste ne réussit jamais à insuffler l'émotion et l'intensité nécessaire à ce genre d'histoire. Du coup, c'est plat et on ne peut compter sur les acteurs pour donner du relief à ce drame. Si l'acteur jouant Fernando s'en sort plutôt bien, les deux amateurs incarnant Alexis et Wilmar sont mauvais. Bref, dans d'autres mains, "La vierge des tueurs" aurait pu être un excellent film mais le traitement que lui inflige Schroeder est immonde. Dommage...
Mathieu Dumont-Roty
Mathieu Dumont-Roty

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3,0
Publiée le 26/03/2013
d'un sujet dérangeant Schroeder arrive à y apporter une subtilité qui renforce le dramatique de cette histoire. 13/20
Goldfinger83
Goldfinger83

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0,5
Publiée le 21/01/2009
Une bien mauvaise blague que ce film, dont le titre racoleur semble l'épargner de tout jugement ! Un homme mûr qui s'envoie en l'air avec un "gosse de la rue" (on n’y croit pas une seconde !), j’appelle ça de la pédophilie mais apparemment je suis le seul que ça choc. Qu’à cela ne tienne, "La Vierge des tueurs" n’a aucune profondeur, aucun acteur potable et pour couronner le tout une VF minable !
cylon86
cylon86

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3,0
Publiée le 03/05/2017
Cinéaste éclectique qui n’a jamais eu peur de tourner à l’étranger et de se lancer dans de nouveaux projets, Barbet Schroeder adapte ici un roman de Fernando Vallejo. C'est l’histoire d’un écrivain revenant dans la ville de Medellin pour y mourir avant de rencontrer l’amour en la personne du jeune Alexis, adolescent des quartiers pauvres qui travaille en tant que tueur à gages... Leur amour, entraîné dans une spirale de violence, va les mener vers de dangereux terrains... Tourné en haute définition, caméra à l’épaule et à Medellin même, "La Vierge des tueurs" est un film totalement atypique, un peu comme tous ceux réalisés par Schroeder. Le cinéaste aime bousculer les codes et jouer avec nos attentes. Ici il fait contraster l’amour liant les deux personnages avec le réalisme documentaire de la mise en scène. Déambulation de plus en plus désabusée face à la violence des rues, le film nous dresse un portrait terrifiant de Medellin, une ville où plus personne ne s’émeut de voir quelqu’un tué sous ses yeux. Filmant chaque errance de ses personnages comme si c’était la dernière, Schroeder laisse sa caméra virevolter dans les rues, captant l’énergie de la ville et de ses acteurs, essentiellement des non-professionnels qui ne font que renforcer le réalisme de l’histoire et sa façon qu’elle a de nous prendre aux tripes. Onirique, violent, teinté d’homosexualité et de religion, "La Vierge des tueurs" est un film romanesque qui frôle parfois le malaise, confrontant ses personnages au pire en laissant peu de place au bonheur, si fragile...
Peter Franckson
Peter Franckson

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4,0
Publiée le 20/07/2016
Comme Barbet Schroeder y a passé une partie de son enfance, la Colombie est le pays de son cœur. Il a adapté le livre éponyme de Fernando Vallejo, écrit à 52 ans (8e roman) en 1994 et largement autobiographique. Le film a été tourné (en Haute Définition, ce qui a permis d’avoir une grande profondeur de champ, mettant en valeur les montagnes entourant la ville) à Medellín, 2e ville de Colombie et capitale du département d’Antioquia. Ville dangereuse à l’époque (le baron de la drogue, Pablo Escobar est mort 7 ans auparavant). L’écrivain revient, après 30 ans d’absence à Medellín, ville en proie à la violence et qu’il ne reconnaît plus.spoiler: Il couche avec un jeune homme, Alexis, originaire d’un quartier pauvre de la ville. Ils s’installent tous les 2 dans un appartement, l’écrivain essayant de lui faire découvrir l’opéra (Maria Callas dans « Casta Diva », extrait de « Norma » de Vincenzo Bellini) ou la littérature. Alexis n’hésite pas à tuer pour se défendre ou ceux qui les gênent, tel un voisin punk jouant de la musique tard la nuit. Il finit par être tué à son tour par un autre jeune qui circule en moto. L’écrivain, déjà déprimé par la violence de sa ville natale (une scène est tourné dans la commune de Sabaneta où un panneau indique devant un fossé qu’il est interdit de déposer des cadavres (pourtant présents !), erre dans la ville et rencontre un autre beau garçon, Wilmar, tueur également et qui vient habiter chez lui… L’écrivain, quinquagénaire, sans illusions sur lui et le monde qui l’entoure, est attachant. A la façon d’Alfred Hitchcock, Barbet Schroeder apparaît fugacement dans la 1ère scène du film. Clin d’œil, peut-être aussi, à son film, « Vertigo » (« Sueurs froides ») (1958) où James Stewart, après la mort de Madeleine (Kim Novak) la blonde, retrouve Judy, son sosie, la brune…
Raw Moon Show
Raw Moon Show

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4,0
Publiée le 26/09/2014
Subversif, sulfureux, fascinant et tout aussi impénétrable que le jeune héros du film. La Vierge des tueurs confirme le talent du grand Barbet qui avec peu de moyens nous fait côtoyer les bas fonds de Medellin, les moindres conflits qui ailleurs se régleraient en deux trois échanges verbaux mais qui se terminent ici en de vastes déflagrations qui dégénèrent immanquablement en gigantesques bains de sang. Avec naturellement des signes religieux omniprésents....
Parkko
Parkko

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4,0
Publiée le 27/11/2013
Parfois y a des réals, ils se transcendent tout d'un coup. Parce que quand on regarde vite fait la filmo de Barbet Schroeder, rien ne pouvait laisser penser qu'il ferait un tel film. Le film est pas génial (il est bon hein), mais il est complètement étrange, barré, intriguant... rien de tout ça ne me semblait présent dans les films que j'avais vu de Schroeder jusqu'à présent. Du coup ça me donne envie de continuer à voir sa filmo pour voir s'il y en a d'autres des comme ça. Le film est vraiment intriguant, il y a une ambiance tout du long, c'est un truc très lancinant, on ne sait jamais vers où le film va basculer, il y a une sorte de fascination de cette déshumanisation, c'est vraiment troublant. C'est bien foutu en terme de mise en scène, car la réalisation met vraiment en avant cette ambiance.
Booobs
Booobs

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5,0
Publiée le 27/08/2013
Oh mon dieu une claque ! une claque que je me suis prise en regardant ce film ! Magnifique tellement de sujets très très sensible même tabou ,abordé avec une délicatesse et un humour ( dans certaines répliques notamment dites par Fernando !!!) Par contre le film est très violent, une ambiance d'anarchie, attention spolierspoiler: : la scène ou Fernando s'apprête à tuer wilmar (qui a tué alexis) puis il ne le tue pas car alexis avait tué son frère cette scène explique tout le film qui pourrait être sans fin ! ] en effet on est dans une humanité qui est juste un engrenage saturé de violence dont on ne peut sortir ! Les acteurs sont justes géniaux magnifiques, et Fernando waw German Jaramillo joue le rôle à la perfection .... je suis bluffé ... même si le film aurait duré 3H de plus je ne me serais pas ennuyée. J'ai découvert ce film par hasard et je le classe parmi mes préférés magnifique !
benoitparis
benoitparis

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4,0
Publiée le 17/03/2012
Schröder a le talent particulier d’aborder les sujets les plus sulfureux et dérangeants avec délicatesse, sans provocation ni pathos, et d’en faire des œuvres très significatives du monde contemporain. « La vierge des tueurs » dresse le portrait d’une ville gangrenée par une violence qui défie la simple raison (on finit par se tuer littéralement pour rien, pour des prétextes totalement futiles) et montre en même temps le parcours d’un intellectuel homosexuel vieillissant fatigué de l‘existence. Le registre réaliste est superposé par l’hallucinatoire, et même une forme de fantastique (avec les thèmes du double, des répétitions de situations déjà fantasmées) prolongeant le baroque des églises colombiennes. Le film rend compte de l’individualisme et du consumérisme ambiant à travers les personnages de jeunes des rues, mais plus subtilement encore, à travers la misanthropie du personnage central, pourtant en apparence décalé de son environnement. Toute l’émotion finale est dans la manière dont cette misanthropie se trouvera submergée par la perception de la souffrance… une forme de rédemption.
77david75
77david75

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5,0
Publiée le 12/01/2012
très bon film. si quelqu un à d autres ref. de cinéma sud américain, comme celui-ci ou "amours chiennes", ça m interesse...
oneosh89000
oneosh89000

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4,0
Publiée le 14/08/2010
Véritable plongée en enfer dans le quotidien colombien , tourné en semi documentaire pour faire paraître un réalisme encore plus fort, avec des acteurs a la hauteur de leur tache et une mise en scène superbe, cette vierge des tueurs est tout bonnement un très beau film. Toujours tourné autours de deux personnages différents, l'un revisitant son ancienne ville avec son architecture l'autre constamment sur la sellette prêt à tuer n'importe quand, le scenario tiré du livre de Vallejo est d'une finesse même dans les scènes les plus choquantes. Barbet Schroeder réalise ici une somptueuse oeuvre sur la dure vie de la rue colombienne.
BlindTheseus
BlindTheseus

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5,0
Publiée le 16/08/2009
Par la description d'un milieu frappant surtout par sa viciosité et à l'intérieur duquel seul l’argent fait la loi et ou les autorités en charge engendrent des fausses allégations ainsi que de fausses informations afin de totalement éradiquer les 'délinquants' ce film, loin des traditionnels éloges critiques, avec son univers et son héros, rappelle des temps qu'on croyait + éloignés. Presque allégorique l’intrigue suit de toute façon un dévellopement exhalant une vérité jusqu’à la fin cynique & presque tragique.
Athalie
Athalie

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5,0
Publiée le 01/09/2008
Une bombe ce film. Je l'ai vu il y a plus de 5 ans, par hasard à la télé et le choc que j'ai eu. Bien loin de toute cette commercialité dont a bénéficié La cité de Dieu et autres merdes du genre, La Vierge des tueurs est tout simplement beau, poignant, magnifique, violent. Bravo
bressan39
bressan39

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5,0
Publiée le 24/07/2008
Barbet Schröder est un grand du cinéma et s'est essayé là avec succès à un genre dangereux et casse gueule : filmer en Colombie sur un thème que d'aucuns trouveraient scabreux : une véritable histoire d'amour entre un écrivain quinquagénaire, désabusé et cynique et un adolescent rencontré dans un bordel de Medellin. Vu en salle à sa sortie, la pellicule m'avait déconcerté par sa violence, par le désespoir profond de l'écrivain, par cette idylle improbable au milieu de la mort. Et paradoxalement par un certain humour noir qui permet aux populations de tenir. On pourrait résumer : amour, violence, et Bonne Vierge. Nombreux paradoxes. Ce n'est pas le pédéraste qui tombe sous le charme de l'ado, mais l'inverse. Vallejo, l'écrivain, est trop cassé pour s'avouer son attachement à Alexis. La relation pédérastique n'est en aucun cas teinté de voyeurisme. On sait que Fernando et Alexis ont couché ensemble, on les voit au lit... au dessus de la ceinture, pas de quoi offenser la saine morale de notre siècle. Cette relation est montrée de façon toute naturelle. Ce qui l'est moins est la mutation des personnages, l'apprivoisement entre deux êtres que tout devrait séparer, culture, réaction face à la vie, violence, âge. Et la mayonnaise prend dans Medellin meurtrie et pourtant vivante. Quand Fernando avoue enfin, que les projets se construisent, que les deux amis-amants cassent avec délectation du sucre sur le dos des habitants de leur prochain exil (espagnols, français en prennent pour leur grade), là où on s'y attend le moins, Alexis tombe sous les balles des tueurs, faisant rempart de son corps. Là, j'ai failli hurler de désespoir aussi. Et Fernando se retrouve "orphelin", cassé. Les scènes oniriques, sans mélodrame, sont un sommet. La seconde partie semble un remake en accéléré de la première, une course de plus en plus folle. Fernando, qui voulait mourir, doit vivre, et çà lui est insupportable. Alexis et Wilmar seront passés comme deux météores, purs et virginaux.
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