L'Enfer des zombies
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soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2019
En 1979, Lucio Fulci âgé de 52 ans compte déjà plus de trente longs métrages au compteur de sa carrière de réalisateur. Bien qu'ayant tâté de tous les genres après avoir débuté dans la comédie aux abords des années 1960, il est au creux de la vague, en partie à cause d'une identité mal affirmée. C'est le producteur opportuniste Fabrizio De Angelis qui a pensé à lui après avoir hésité avec Enzo G. Castellari pour profiter de la mode des films de zombies qui fait fureur en Espagne et aux Etats-Unis depuis que George Romero a rénové le genre en 1968 avec "La nuit des morts vivants". Entouré de l'équipe qui avait œuvré à ses côtés pour "L'emmurée vivante" (1977) , composée de Dardanno Sacchetti à l'écriture, de Sergio Salvati à la photographie et de Fabio Frizzi à la composition, Fulci profite de l'occasion qui lui est offerte pour se faire un nom sur la scène internationale et entamer une tétralogie qui le classera à tout jamais dans les petits maitres du film de zombies. Titré "Zombie 2" en référence au film séminal de George Romero, le film pourrait aujourd'hui être vu plutôt comme une préquelle, expliquant comment les morts-vivants par l'accostage d'un voilier à la dérive dans le port de New York ont pu envahir le petit cimetière de Pennsylvanie où se déroule la fameuse nuit en question qui hante régulièrement les cinémas de quartier depuis 1968. Mais là où Romero utilise une photographie noir et blanc pour amplifier le vérisme de son propos qui se veut avant tout une charge contre le racisme qui gangrène la société américaine, Fulci au contraire met à contribution tous les artifices à sa disposition et notamment la couleur pour créer une approche visuelle très particulière qu'il ne fera que développer dans les trois films suivants ("Frayeurs", "L'au-delà" et "La maison près du cimetière"). Le spectateur largement affranchi par William Friedkin et son terrifiant "Exorciste" (1973) quant aux images chocs est en demande d'effets gore. Une demande que Lucio Fulci aidé de Giannetto de Rossi (effets spéciaux) va s'employer à largement combler. La narration hormis un incipit grandiose et clairement allégorique allant puiser ses racines dans la littérature fantastique française ("Le Horla" de Guy de Maupassant) et anglaise ("Dracula" de Bram Stoker), n'a rien de très original et passionnant. C'est donc le travail de mise en scène de Lucio Fulci qui portera le film à bout de bras mariant avec une poésie incontestablement envoûtante les ingrédients cités plus haut. Par exemple l'idée de choisir les décors de Saint Domingue n'est pas pour rien dans l'étrangeté qui de dégage de cet "enfer des zombies" qui en réalité a tout d'un paradis. Ou encore, la musique hypnotique de Fabio Frizzi qui renforce le fatalisme qui se dégage de l'ensemble des personnages. Le tout nimbé d'un érotisme (sculpturale Auretta Gay, sensuelle Olga Karlatos et gracile Tisa Farrow) qui renforce encore l'attrayante torpeur qui aspire le spectateur pour mieux le saisir aux moments chocs dont la fameuse scène de l'œil formidablement agencée par Gino de Rossi. Les partis pris esthétiques de Fulci agissent encore quarante ans après la sortie du film alors que le brûlot de George Romero apparait un peu daté dans certains de ses aspects. La suite de la tétralogie ne décevra pas permettant in extremis à Lucio Fulci de voir son nom inscrit en bonne place dans les encyclopédies cinématographiques. Ce n'est que justice.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2019
Vu que je commence à avoir fait le tour de la filmographie de Dario Argento, je n’ai d’autre choix que de me tourner vers un autre poids-lourd du cinéma transalpin, nettement plus décrié que son confrère en raison de choix professionnels qui lui ont valu une réputation de mercenaire sans foi ni loi bien plus que d’auteur. Ayant entamé sa carrière avec la comédie populaire et le western, Fulci s’était tourné assez rapidement vers le film d’horreur et le giallo, peut-être pour assouvir un goût indiscutable pour le voyeurisme et la cruauté, sûrement parce que les deux genres étaient alors en pleine floraison en Italie. A mesure que le cinéma populaire de la Botte entrait dans sa phase de décadence terminale, il accepta à peu près n’importe quel proposition, de la série Z à la pornographie, sans qu’on puisse déterminer s’il s’efforçait de survivre à cette période de vaches maigres ou s’il prenait un certain plaisir sardonique, lui qui avait appris le cinéma auprès de Visconti et Antonioni, à cet “avilissement�. C’est pourtant durant cette période difficile qu’il connut, avec ‘L’enfer des zombies’, son apothéose commerciale : la médiatisation du film fut un véritable chef d’oeuvre d’opportunisme qui surfait sans scrupules sur le le succès du ‘Zombie’ de Romero, sorti l’année précédente, en utilisant la similitude des deux titres pour se faire passer pour sa suite sur le marché italien. Pour autant, le film est loin d’être un ratage : évidemment, il donnera l’impression d’être un peu désuet aux yeux d’un spectateur d’aujourd’hui...mais pas plus que n’importe quel autre film de zombies de ces années là. Il laissera aussi l’impression d’être un peu bordélique et incohérent mais on sait que Fulci se foutait du script encore bien davantage qu’Argento. Déjà, en renouant avec les racines tropicales et caribéennes du phénomène de zombification, Fulci se distingue de la majeure partie de ses confrères et, même dans ce qu’il faut bien appeler un pur produit d’exploitation, on comprend assez vite que ce réalisateur valait bien mieux que le créneau dans lequel il évoluait. Il y a des scènes qui, sur le papier, semblent banales (les corps qui sortent de terre dans le cimetière espagnol) ou même ridicules (le combat sous-marin avec le requin) auxquelles il parvient à conférer une sorte de grâce dévoyée. Alors qu’on aurait du mal à s’émouvoir de n’importe quel barbouillage numérique aujourd’hui, ses morts-vivants à l’aspect “terreux� sont parmi les plus répugnants qu’il m’ait été donné de voir dans un zombie-flick. Enfin, quand il retrouve les réflexes du giallo pour filmer la mort avec un fétichisme malsain, il se hisse au niveau des plus grands : la scène où la jeune femme a l’oeil droit crevé par un débris de bois est proprement insoutenable et pourtant, je suis tout sauf le perdreau de l’année en matière de gore ! Il y a une certaine ironie à constater qu’alors que ses maîtres Visconti et Antonioni, leur grammaire cinématographique et le regard qu’ils portaient sur le monde, deviennent chaque année plus illisibles aux yeux du public, le cinéma de Lucio Fulci, unanimement considéré comme vulgaire et méprisable de son vivant, bénéficie aujourd’hui d’une réévaluation positive et d’un culte grandissant d’admirateurs, séduits par ce cinéma d’épouvante extrême si concentré sur ses effets et sa mission de susciter l’horreur et la répulsion instinctive qu’il tend vers une forme d’abstraction.
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 995 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 juin 2018
Suite tout ce qu'il y a de plus officieux du Zombie de Romero, L'Enfer des zombies est un pur film d'exploitation dans lequel oeuvre un cinéaste qui y trouvera sa marque d'auteur. Une ambiguïté constante souvent drôle (la baston entre un zombie et... un requin !) mais aussi fascinante, Lucio Fulci filmant ses morts-vivants de manière poétique, répondant ainsi au propos politique de son modèle. Rarement ces zombies auront autant évoquer une mort revenant du fond des âges pour nous rappeler à elle, inexorablement.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 août 2017
Bienvenue sur l'île aux zombies, ceux qui marchaient à 1km/h à cette époque et qui ne feront plus peur aujourd'hui (heureusement que l'on a accéléré la cadence depuis). Le quota de nu est respecté, histoire d'attirer les foules (de rigueur dans ce registre à cette époque), les scènes totalement absurdes sont de la partie, comme celle du zombie égaré en plein milieu de l'océan (l'idée est folle mais la mise en scène est très réussie, nous laissant assister à une scène de plongée étonnante entre requin et mort-vivant), "L'enfer des zombies" s'en tirera très bien dans sa catégorie et restera un film d'horreur grandement respectable, avec de bonnes idées de scènes gores. Nul doute qu'il ait pu en traumatiser plus d'un à sa sortie.
Tito
Tito

13 abonnés 85 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 août 2017
Une bonne histoire qui me rappelle un épisode du dessin animé Martin Mystère. La musique est toujours bien, comme la plupart des films de Lucio Fulci. Les acteurs ont font un peu trop mais bon sa reste bon.
pfloyd1
pfloyd1

177 abonnés 2 297 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 août 2017
Les réalisateurs Romero et Luci ont deux approches singulièrement différente du zombie et ça on le distingue grâce à zombie 2 de Luci. Luci met l'accent sur des morts vivants "terreux" avec poussières et décomposition sèche, plus quelques vers en prime , une autre vision qui se rapproche plus du "mort vivant" que du "zombie" ensanglanté. L'histoire tient debout et reste assez originale puisque ces nouveaux être proviennent d'une ile isolée où un médecin tente de comprendre pourquoi ses habitants meurs les uns à la suite des autres et reviennent à la vie. L'arrivée en bateau depuis New York de 2 couples venus rechercher un parent disparu, ajoute un peu de piment à des situation qui tournent en rond entre le docteur et ses deux assistants. Musique kitch à grand coup de synthétiseur, zoom rapide sur les plaies et autres vers de terre, ce "zombie 2" fait partie des film culte du genre.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 5 janvier 2017
Un film zombiesque assez culte avec une très bonne BO signée Fabio Frizzi. Certes il ne vaut pas "Zombie" de Romero (quoique qu'il n'est pas loin derrière), mais ça reste un bon film.
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mars 2016
La filmographie de Lucio Fulci, c'est un peu "l'auberge espagnole". Pour autant, l'autre grand réalisateur de genre italien avec Dario Argento (durant la décennie 1970-1980) a réalisé de très bons films d'horreur sur lesquels il est intéressant de se retourner comme "l'enfer des zombies" en 1979.

L'histoire commence par l'arrivée d'un bateau apparemment sans âme qui vive dans la baie de New York. Deux policiers fluviaux montent à bord, l'un se fait mordre violemment par ce qui ressemble à un mort vivant. Il semblerait que ce bateau vienne de l'ile de matoul située dans les antilles. La fille d'un professeur qui y vivait et un journaliste décident de rejoindre cette île...sans savoir ce qui les attend.

La réalisation de Fulci est typique de ce qui se faisait à l'époque: beaucoup de plans rapproché, des effets "gore"( dont une énucléation mémorable), des zombies qui se déplacent très lentement. On ne pourra pas remarquer le coté érotique de certaines scènes, Fulci, auteurs de quelque métrages érotiques, ayant particulièrement choisi certaines de ses actrices pour leur plastique irréprochable (la plongeuse...).

L'autre constante du cinéma de Fulci, c'est le déterminisme sombre et pessimiste de l'homme confronté aux ténèbres, que l'on retrouve dans la plupart de ses films (l'enfer des zombies, l'au delà, frayeurs...).

La bande originale de Fabio Prizzi et Giorgio Cascio, sombre et électronique, sonne très juste et rappelle quelque peu leurs confères des Gobelins que l'on entendait dans les films de Dario Argento.

Coté casting, on retrouve notamment Tisa Farrow, Ian Mac Cullough et Richard Johnson.

**A l'heure de "l'armée des morts" de Zack Sznyder ou de "the walking dead", il est clair que ce film a une image et des effets vintage mais les amateurs de cinéma horrifique des annnées 80 devraient l'apprécier.**
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 16 avril 2015
Ce film n'est ni mauvais ni excellent. Certes il y a du gore et pas mal de zombies mais il y a quand même quelques incohérences: les zombies dans ce film ressortent d'un cimetière Espagnol datant d'on ne sais quand (en tout cas vu les casques c'est pas d'hier) hors les zombies mettent 5 ans à finir leur décomposition alors même si c'était des corps normaux avant ils ne devraient être que poussière même s'ils sont bien décomposés! Après il y a une différence entre les zombi vaudou et les zombies: les zombi vaudou ressentent la douleur (c'est une des nombreuses différences). Après je n'ai jamais vu des mordus ressuciter aussi vite! (hors zombies qui courent car il n'y a que là dedans que les zombies reviennent vite)
Bon par contre Fulci a gardé quelques trucs de Romero: la musique ambiance "space" (qui va déjà mieux qu'à Zombie) c'est vrai qu'on pourrait entendre le Tirelipimpon de Carlos on le remarquerait même pas! Et les zombies statiques, ils ne bougent pas d'un pouce et attendent 3 heures avant d'attaquer, c'est comme s'ils prenaient bien le temps d'observer le futur zombie trop idiot pour bouger! C'est comme si les zombies étaient venu acheter des appareils photos pour faire le touriste! En plus au moment où ils se font attaquer dans l'église, les zombies se jettent ridiculement sur la porte mais ils réussissent quand même à rentrer! Bref pour moi ce film Z ne restera pas mémorable pour ses zombies et ses acteurs en général.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 9 février 2015
Même si le film a vraiment pris des rides, il est regardable et surpasse bien des films d'horreur actuel avec leur 2 de tension. La photographie pour l'époque et le matériel utilisé est plus que potable et même si les actrices sont un peu plus là pour leur physique que pour leurs qualités de comédiennes. Lucio Fulci est tout de même un "très bon" dans le genre et on en redemande en rigolant.
Cathedrale
Cathedrale

101 abonnés 171 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2014
Emberlificotée contre l'orbite d'un corps putride, une poignée de vers grignote - grignote - grignote et se tortille au son entêtant des percussions vaudous. La mélopée résonne à l'intérieur de cette boite crânienne fondue, cadavre dégueulasse, recouvert d'une terre aux relents de Mort, boum - boum - boum un métronome taré bat la mesure, (splendide travail sur la musique et les effets sonores) affolant toujours plus les rescapés : la trouille lèche leurs corps baignés d'une sueur au goût de sable, car oui, le décor est tropical. Ile mystérieuse et condamnée, eau capricieuse, reflets turquoises, Lucio Fulci a parfaitement choisi son cadre, le modelant au gré de ses envies les plus malsaines. Susan, seins nus, sanglée au maillot , frétillant appas, affrontera seule (et la première) cette démesure. Olga Karlatos n'est pas en reste, bien au contraire : ses apparitions sont certes peu nombreuses mais dégoulinantes d'effroi. Ainsi, l'exquise silhouette aux hanches folles s'approprie la plus géniale séquence du film , le corps pressé contre cette porte vermoulue, bataille acharnée de l'Ombre à la Lumière, elle qui, quelques instants plus tôt , invitait inconsciemment l'horrible créature à la dégustation -visuelle d'abord- de sa chair. Tisa Farrow se montre plus discrète, ne dévoilant que rarement son anatomie, ses émotions.. par souci de prudence, peut être? D'entrée de jeu l'hémoglobine envahit l'espace, éclaboussant les âmes à jamais contaminées de ces pauvres bougres embarqués dans cette terrible histoire mais également celles des spectateurs hébétés. L'idée est de nous montrer qu'aucune cachette n'est fiable.. c'est pas un pauvre écran 'télé qui va nous protéger, l'océan, des médecins ainsi qu'une flopée de flingues n'y sont pas parvenus,alors pense-tu que ta zappette suffira à repousser la menace.. Et puis cette musique entêtante qui s'imprime dans les esprits, un thème en apparence tranquille qui ne révèle toute sa puissance qu'une fois le générique de fin achevé... A l'instar de l’hôpital/sanctuaire de l'île, là où le virus se gargarise de chair et se propage avidement sur les visages apeurés, le film lui-même semble être porteur de cette effroyable vérité : la folie d'un petit nombre ne connait pas de limite à la Terreur de tous les autres.
chrischambers86

16 171 abonnés 13 132 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 juin 2014
La surenchère de l'horreur selon l'italien Lucio Fulci entre hèmoglobines et entrailles à gogo! Voulant battre le grand George A. Romero sur son propre terrain, Fulci offre avec "Zombie 2" un vèritable festival gore et signe à 79 ans ce très gouleyant film aussi terrifiant qu'incroyablement sanglant, qui repose très loin les limites de l'horreur graphique! Situèe en Jamaïque en plein coeur des forêts tropicales, l'intrigue n'est que prètexte à une succession de sèquences abominables qui furent charcutèes par notre chère commission de contrôle! En vrac, citons l'oeil sur une ècharde de bois, parfait exemple de ce qu'a fait de mieux Fulci dans son domaine! Agrèmentè de scènes macabres et tendues à l'extrême par Gianetto de Rossi en personne, "Zombie 2" ne parvient cependant pas à surpasser le cultissime "Dawn of the Dead", deuxième volet de la trilogie tournèe par Romero qui fut longtemps interdit en France! Pourtant ce cèlèbre film d'èpouvante fête aujourd'hui ses 35 ans et à chaque annèe un peu plus d'amateurs èperdus! Exit les films trop gore ou les films trop hard (au niveau des nanas à poils). Quoique, "Zombie 2" semble vouloir renouer avec ce qui avait fait son (immense) succès à sa sortie: un mètrage à l'arrache vendu comme une suite à "Dawn of the Dead" alors que ce n'ètait pas vraiment le cas! A noter la très belle (et terrible) scène finale sur le pont de Brooklyn qui nous fait oublier la scène dèbile (et hallucinante) entre un zombie-aquatique et un requin qui s'affrontent devant nos yeux èbahis! Vous l'aurez compris, c'est l'un des fleurons du cinèma gore italien dont les âmes sensibles doivent s'abstenir absolument...
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 mai 2014
L'enfer des Zombies est une preuve de plus que Romero est indépassable. Revoir ce Fulci nous rappelle soudain à cette douce évidence. Romero est un poète, un penseur qui politise tous ces films en chargeant ses morts-vivants d'une symbolique sociétale très forte. C'est ce qui rend son cinéma si passionnant. Chez Fulci, on ne retient finalement que quelques saillies visuelles (le bateau dérivant sur les eaux territoriales New-Yorkaises, le zombie dévorant un requin...) mais vollà tout... C'est quand même beaucoup plus poussif, délibérément centré sur une surenchère gore. Il a de ce fait beaucoup vieilli. Bon, mais s'il faut garder un film de zombies hors Romero potable de cette époque. Et bien ce serait celui-ci !
eldarkstone

305 abonnés 2 412 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 décembre 2013
On sent bien la patte à Lucio Fulci, qui malgré les années et les images qui ont assez mal vieillies, joue assez sur la terreur et l'horreur ! Quelques passages assez sanglants et terrifiants, pour un film tout de même assez mou dans l'ensemble ... Mais les zombies sont très bien fait !
Félix F

302 abonnés 2 425 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 septembre 2013
Fulci est l'égale de Romero, et son film vaut largement le Zombie de l'époque. Même si içi on reste dans la simplicité, il faut avouer que pour l'époque le film est une grande réussite et les effets spéciaux sont encore très bien conservé. Un petit bijoux comme on en voit plus.
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