Mon AlloCiné
  • Mes amis
  • Mes cinémas
  • Speednoter
  • Ma Collection
  • Mon compte
  • Jeux
  • Forum
  • Déconnexion
L'Année du dragon
note moyenne
3,7
1805 notes dont 133 critiques
29% (39 critiques)
40% (53 critiques)
16% (21 critiques)
11% (14 critiques)
4% (5 critiques)
1% (1 critique)
Votre avis sur L'Année du dragon ?

133 critiques spectateurs

Davidhem
Davidhem

Suivre son activité 60 abonnés Lire ses 335 critiques

5,0
Cinq années après avoir connu un cuisant échec commercial avec "la porte du paradis", Michael Cimino, le réalisateur de "Voyage au bout de l'enfer" décide de se lancer dans un film policier qui oppose un capitaine de police face à un parrain de la mafia chinoise. Ce capitaine de police est interprété brillamment par Mickey Rourke qui endosse avec talent le rôle qui lui est assigné, imposant son physique de catcheur au point qu'on sent que rien ne peut l'ébranler. Le film n'est pas une simple confrontation entre policiers et gangsters chinois, Cimino délivre certes des moments de fusillades assez intenses et violentes, les impacts de balle et les éclaboussures d'hémoglobine étant très bien élaborés par ailleurs mais se concentre surtout sur le scénario et sur les personnages. Le point primordial de ce film et qui le rend si virtuose est sa capacité à analyser et à rendre cohérente la psychologie des protagonistes en mettant en valeur leurs personnalités et exposant leurs qualités et leurs défauts ainsi que leur situation sociale. Cimino possède un atout majeur, celui de rendre son cinéma instructif, les dialogues étant très bien écrits, propres au langage des policiers et des mafieux, et apportent une profondeur exceptionnelle au long-métrage en révélant notamment la haine entre vétérans du Viêt Nam et les asiatiques ou bien les raisons de cette immigration chinoise aux Etats-Unis et tout ce que cette communauté a pu apporter à ce qui est aujourd'hui encore la première puissance mondiale. Le film n'est donc pas raciste malgré le fait qu'on présente les chinois comme des mafieux sans aucune morale et sans aucune retenue, Cimino donne certes le beau rôle à l'Américain mais donne une leçon d'humilité à son pays. Le scénario est très bien ficelé et assez riche, ne souffre d'aucune incohérence, l'ambiance est parfaitement retranscrite et le film révèle en fin de compte l'impuissance et la lâcheté des services policiers pour lutter contre la mafia. Un film indémodable!
Yannickcinéphile
Yannickcinéphile

Suivre son activité 203 abonnés Lire ses 4 013 critiques

3,0
L’Année du dragon est un film que je voulais voir depuis longtemps, et j’espérai qu’il allait un peu me réconcilier avec Cimino, pour lequel pour l’instant je n’ai pas une grande passion (mais il est vrai que je n’ai pas vu ses meilleurs films). Bon, ça reste un polar appréciable, mais franchement pas de quoi en faire un classique non plus. Pour ma part le souci vient d’un scénario assez laborieux. Le réalisateur a du mal à trouver l’équilibre entre son intrigue policière, faisant appel à la mafia chinoise et à un vétéran du Vietnam, et la présentation psychologique et amoureuse de ce dernier. Le film manque de fluidité, ce n’est pas très bien rythmé, certaines séquences s’enchainent trop laborieusement. Il y a quelques scènes qui tendent aussi à être un peu trop longue, dans un style bavard qui pourra rappeler Tarantino. Après, ce n’est pas infect, loin de là. Les dialogues restent assez bien affutés, il y a de bonnes séquences, des passages qu’on n’oublie pas aisément. Reste que le métrage ne m’a pas non plus paru ultra-documenté comme je le souhaitais. Au bout du compte je n’ai pas eu la sensation d’authenticité que je souhaitais, notamment dans la description de la pègre chinoise. Le film se rattrape sur d’autres points, notamment son bon casting. Mickey Rourke est solide, et trouve un bon rôle. Il assure un gouailleur, bagarreur, macho, et son personnage a un relief que l’on ne peut que saluer. Face à lui John Lone impose son élégance et il est un méchant classieux bien vu. Enfin, la méconnue Ariane Koizumi, qui n’hésite pas à se dénuder pour l’occasion, apporte une saveur certaine au film, avec un personnage pas forcément très bien amené, mais bien porté par l’actrice. Ce trio est solidement entouré de quelques bons seconds rôles. Esthétiquement le film n’est pas non plus mauvais. De beaux décors, une photographie appréciable, une mise en scène élégante, L’Année du dragon est un polar raffiné. Il dispose aussi d’une bande son très réussie. Pour autant, une ambiance plus travaillée, un climax plus recherché n’aurait pas été de refus. Par exemple en insistant sur le côté flamboyant ou au contraire étouffant et poisseux de Chinatown. Ici l’ambiance reste un peu académique. Pour ma part, L’Année du dragon est un polar qui se laisse regarder sans déplaisir particulier, mais qui n’a rien d’un classique. C’est un film correct, mais pas sans défaut, loin de là, spécialement sur le plan du déroulé de l’histoire qui ne m’a pas enflammé. 3
elbandito
elbandito

Suivre son activité 192 abonnés Lire ses 865 critiques

4,0
Mickey Rourke au sommet de son aura et Michael Cimino, réalisateur mis au placard quelques temps, enfin de retour dans ce thriller urbain, sauvage et flamboyant, dans lequel Stanley White, héros du Vietnam, se voit confier la mission de mettre fin à l’emprise des gangs chinois sur certains quartiers de New-York. Ce classique du polar est à redécouvrir dans une version restaurée en blu-ray.
gimliamideselfes
gimliamideselfes

Suivre son activité 874 abonnés Lire ses 3 692 critiques

4,0
Je ne connais pas bien Cimino, c'est le troisième film que je vois de lui (après Deer Hunter et le Canardeur) et j'ai beaucoup aimé. Alors certes le film a ses défauts, notamment sa longueur ce qui malheureusement nuit au peu rythme alors qu'il reste vraiment très bon. En fait j'ai aimé les personnages, notamment la relation entre Rourke et Ariane et Rourke et sa femme, pour moi c'est des vrais moments de pur plaisir de les voir s'aimer et se déchirer en même temps... de voir Rourke en sorte de macho viril, égoïste mais qui tente de rester droit dans ses bottes, trop même, totalement perdu entre sa femme et la jolie chinoise. L'histoire en elle-même est assez basique, une lutte contre les triades à Chinatown, mais ça se fait sur un fond de racisme, et surtout avec des personnages réellement attachants parce que leurs réactions, leur comportement sont ô combien réalistes. Pour une fois dans le cinéma ricain je n'avais pas l'impression de voir un truc surécrit sur les rapports de couple, avec des grandes phrases bateaux, mais ça passe par des regards, par de la violence, par le fait de ne pas savoir comment se comporter quand on aime, que l'on est énervé... que l'on est triste. Et ça Cimino le sublime ! J'aime ce rien que pour ça. Et il y a cette scène sublime où Rourke propose à sa femme de laisser faire le temps (un truc comme ça) pour voir ce que donne leur relation, ce à quoi la femme répond qu'elle n'a plus le temps, qu'elle a 35 ans, qu'elle va sur ses 40 et qu'elle n'a plus le temps... Je trouve ça tellement beau comme phrase, rappelant la dure réalité, on ne peut pas gâcher sa vie à attendre, attendre l'autre... un jour on se retrouve vieille, moche, ridée, ménopausée... impossible alors d'avoir un enfant. Mais ce que j'ai beaucoup aimé au début c'est tout le discours sur le multiculturalisme, où l'Amérique, pays d'immigration par excellence se retrouve confronté à une communauté qui ne veut pas se fondre dans le modèle américain sous prétexte qu'il aurait des traditions (de racket et d’extorsion) depuis des millénaires... Sauf qu'ici c'est l'Amérique et qu'en Amérique on ne fait pas n'importe quoi. Parce que finalement réussir à parler de cette réalité, où contrairement à ce que l'on peut entendre partout dans les médias, le multiculturalisme n'est pas une "chance", où le multiculturalisme est violent, où les gens issus d'une même culture restent enfermés entre eux, s'affranchissent des lois, des règles... et ils ne peuvent plus réellement être arrêtés, ni la police, ni l’État ne peuvent plus rien faire. C'est donc un film qui préfère montrer la réalité, sale, ambigüe que le regard d'une femme peu adoucir l'espace d'un sourire.
Kloden
Kloden

Suivre son activité 59 abonnés Lire ses 996 critiques

4,0
A priori perdu pour le cinéma après l'échec cuisant de Heaven's Gate, Michael Cimino est pourtant resté bien droit dans ses bottes. Son Year the Dragon est peut-être une fulgurance, au milieu d'une filmographie sinistrée, mais il n'empêche qu'on y retrouve beaucoup de Voyage au bout de l'enfer, le chef-d'oeuvre du réalisateur américain. Le même soin apporté au casting, la même envie de sonder l'âme des Etats-Unis, derrière le mythe. Le même talent pour travailler le spectateur à l'usure, émotionnellement parlant, et ce même avec des personnages ambigus qui séduisent justement par leur complexité. Si on enlève une petite once de manichéisme (il faut dire que Cimino et son co-scénariste Oliver Stone sont bien connus pour leur virulence), l'écriture est parfaite et ses effets très bien ménagés par une mise en scène d'une ampleur intacte, qui ne s'engonce jamais dans un esthétisme trop envahissant. Mickey Rourke, alors au top de sa carrière, qui amorcera d'ailleurs par la suite une trajectoire étrangement similaire à celle de celui qui le met ici en scène, livre une composition troublante et intense. Ariane Koizumi est magnifique, et Jonh Lone transpire d'une classe glacée, qui sied bien mieux à son personnage que ne l'aurait fait un jeu outrancier. Bref, pour moi c'est un classique, qui en venant s'ajouter à Voyage au bout de l'enfer, fait vraiment de Cimino un des très grands cinéastes américains de sa génération.
stebbins
stebbins

Suivre son activité 310 abonnés Lire ses 1 782 critiques

4,0
L'Année du Dragon succède à La Porte du Paradis dans la filmographie de Michael Cimino : c'est une réussite, plus proche de l'énergie émotionnelle de son film sur le Vietnam que de la magnificence de son western maudit. Un Mickey Rourke parfait en flic opiniâtre se débattant dans le quartier corrompu de Chinatown, une mise en scène académique mais sans fausses notes, une musique lyrique signée David Mansfield... Ici l'ampleur atteint un niveau rarement égalé dans le cinéma américain des années 80. Evidemment le scénario ( co-écrit par Oliver Stone ) n'évite pas toujours le manichéisme lourdaud, et cela s'avère plutôt regrettable. L'Année du Dragon n'en demeure pas moins un monument de mise en scène - sens millimétré de la foule, gros moyens sans débauche de virtuosité gratuite, montage chiadé - probablement l'un des films les plus efficaces de Cimino. Un incontournable du genre, majestueusement réalisé par un cinéaste touche-à-tout, et certainement l'un des rôles les plus intenses de Mickey Rourke. A voir absolument.
brunodinah
brunodinah

Suivre son activité 19 abonnés Lire ses 914 critiques

4,0
En ce début septembre, voici mon film de rentrée : « L’année du dragon », grosse claque cinématographique. Ow… Et comble de bonheur, tomber sur une œuvre de Michael Cimino par le plus grand des hasards (!) m’a comblé étant donné que le réalisateur culte de « Voyage au bout de l’enfer » est parti cet été. Ainsi va la vie… Mais revenons sur le métrage de Cimino qu’il faut impérativement avoir vu une fois dans sa vie. Non pas pour rendre hommage au metteur en scène déchu mais plutôt pour d’autres raisons. Tout d’abord, l’histoire. A Chinatown, une vague de violence fait couler du sang. Un capitaine de police, ex-soldat du Vietnam, va tout faire pour arrêter une organisation criminelle naissante : la guerre des gangs est lancée ! Aidé par Oliver Stone au scénario (dont on reconnaît la patte engagée), Michael Cimino, peu enclin à lisser son histoire sur des archétypes post-Vietnam (tel « Rambo 2 »), cisèle un polar contemporain basé sur le roman éponyme de Robert Daley (également auteur du « Prince de New York » et « Dans l’ombre de Manhattan », tous deux adaptés par Lumet) en y insufflant une sacré dose de déchéance humaine. Les personnages sont tous bien troussés (Mickey Rourke viscéral) et malgré un script assez banal (gentils contre méchants, final en happy end), Cimino nous surprend par son atmosphère décrépie au possible, et Stone, par son engagement à ne vouloir rien lâcher, son faire-valoir. Au sein de cette guerre des gangs chorégraphiée par David Mansfield à la musique (il s’agit ici de sa seconde collaboration avec Cimino depuis « La porte du paradis »), Alex Thomson à la photo (« Excalibur » et « Alien 3 », c’est lui !!), du remarquable travail de Wolf Kroeger pour les décors (le quartier malfamé de New York a été entièrement reconstruit ! Spécialiste des films de guerre : « Rambo », « Outrages » de De Palma, « Stalingrad » version 2001) et d’un montage fluide, le scénariste de « Magnum force » nous fait passer dans les rues moites et funèbres de Chinatown comme si notre dernière heure était arrivée. Un peu à la Alex Proyas dans « Dark city » je trouve. Et ici, appuyé d’une noirceur à la Peckinpah, Cimino ancrant ainsi « L’année du dragon » comme un polar made in 80’s. Super ! Pour les besoins du film, le metteur en scène s’est octroyé les services d’un casting trois étoiles. Et pas n’importe lequel (!). Dans la peau du capitaine de police parti en guerre contre les triades chinoises, on retrouve Mickey Rourke (il s’agit ici de la première collaboration entre l’acteur et le réalisateur) qui livre une excellente interprétation. Tout en intensité, il apporte le charisme/machisme d’un homme qui n’arrive pas à panser les plaies d’une guerre encore présente dans les mémoires. Il se fait ainsi le héros d’une cause perdue, héros qui n’a d’ailleurs plus rien à perdre contre la société américaine qui tente de se reconstruire. Considéré comme son meilleur rôle au cinéma (que je place également parmi l’élite de ses meilleures compositions), Rourke, qui a roulé sa bosse dans les 80’s (« 9 semaines ½ », « Angel heart »), fera un come-back surprenant dans les années 2000 : « Sin city », « The wrestler », « Expendables »... . Son adversaire chinois est campé par le jeune loup John Lone bien convaincant dans le rôle du méchant. Apprécié du cinéma, mais trop rare. En atteste sa nomination aux oscars pour « Le dernier empereur » et ce rôle-ci (!). Avec Ariane également qui apporte l’atout fraîcheur et dramatique pour sa seule incursion devant la caméra !!! Ainsi doté d’un trio totalement inédit, Rourke-Lone-Ariane, le seul second couteau qui arrive à s’imposer se nomme Raymond J. Barry (c’est le copain-policier du capitaine enragé), lui aussi dans l’un de ses premiers rôles !! Revu dans « Né un 4 juillet », « Chute libre » et « Training day » pour ne citer que ceux-là. « L’année du dragon », c’est donc un métrage de Cimino. Au-delà de la mise en scène inventive, des morceaux de bravoure sont filmés de manière décapante, glaçante ou authentique (certaines scènes sont dignes de rester dans la mémoire collective comme le prouve le combat final entre Rourke et Lone). De même, la violence ou les dialogues crus permettent de nous immerger au sein de cette guerre contre le syndicat du crime. Le réalisateur du « Sicilien » nous invite ainsi dans le royaume décadent de la mafia chinoise et thaïlandaise, le New York des années 1970-80 dans lequel croupie la moisissure de l’American way of life : un western urbain dans toute sa décadence. Pour conclure, « Year of the dragon »(1985) est pour toutes les raisons que je viens d’invoquer un métrage de légende et d’anthologie dans la carrière du cinéaste qui mit cinq ans à se remettre du naufrage critique et commercial de « La porte du paradis ». Ruinant l’United Artist, Cimino engagea le non moins célèbre Dino De Laurentiis pour financer son cinquième long-métrage. Producteur emblématique italien (« Riz amer », « La strada »), sa carrière est couronnée de succès : « La bataille des Ardennes », « Serpico », « Hannibal »… . Spectateurs en manque de polars, si vous voyez Mickey Rourke,… flinguez-vous ! Accord parental souhaitable et interdit aux moins de 13 ans.
Maitre Kurosawa
Maitre Kurosawa

Suivre son activité 204 abonnés Lire ses 1 295 critiques

4,0
Cinq ans après l'échec critique et public immérité de "La Porte du Paradis", Michael Cimino réalise un polar très personnel, avec l'aide du célèbre producteur Dino De Laurentiis, se déroulant principalement dans le quartier de Chinatown. Ce qui aurait pu être un film banal et manichéen sur un flic justicier face à de méchants chefs mafieux se révèle en fait une plongée ultra-réaliste sur le fonctionnement de Chinatown et sur l'illégalité généralisée qui tente d'être combattue par le capitaine Stanley White, incarné par un Mickey Rourke tout en ambiguïtés, à l'image d'un personnage qui peut être tout aussi tendre et romantique que dominé par son égoïsme et son jusqu'au-boutisme, qui porteront d'ailleurs des conséquences sur ses proches. Le super-flic solitaire est donc complexe, et Cimino ne fait rien pour que le spectateur soit en empathie avec lui; il nous est toujours laissée cette liberté d'interprétation face aux agissements de White et aussi devant son idéal américain, qui réclame une justice irréprochable et rapide, quitte à ne pas prendre en considération l'Histoire de son pays et le rôle qu'y ont joué les chinois : cet intérêt pour la représentation des Etats-Unis est propre à Cimino, il était déjà là dans "Voyage au bout de l'enfer" et il était surtout présent dans "La Porte du Paradis". Outre cette dimension historique, le film est aussi un polar très bien mené, qui ressert progressivement l'étau autour de son personnage principal, quelque peu desservi par des dialogues parfois répétitifs mais mis en valeur par une atmosphère singulière, incarnée par une tension continue qui éclate à travers des scènes d'une violence inouïe, qui provoquent des ruptures dans le récit afin de mieux le relancer et qui s’inscrivent d'abord dans un cadre urbain avant de déborder sur l'intime, un moyen subtil de créer une forte dramaturgie, évolutive et implacable. "L'Année du dragon" se fait donc pardonner ses quelques longueurs par sa capacité à émouvoir lors des scènes plus sentimentales et à impressionner dans des séquences s'inscrivant pleinement dans un genre parfaitement assimilé par un cinéaste dont on regrette désormais amèrement la disparition.
chrischambers86
chrischambers86

Suivre son activité 1036 abonnés Lire ses 10 088 critiques

5,0
Après l'explosion sur la scène hollywoodienne de "The Deer Hunter" et la catastrophe industrielle de "Heaven's Gate", Michael Cimino rentre dans une espèce de purgatoire! Avec "Year of the Dragon" (une sorte de deuxième chance), Cimino rèalise l'adaptation d'un roman de Robert Daley, ècrit par le Oliver Stone d'avant "Platoon". Des problèmes avec la critique, Cimino n'en a cure même si on l'accuse injustement de racisme pour la façon dont il traite la communautè asiatique! Un film puissant, dense, complexe où Stanley White, le capitaine du 5e district, dèclare la guerre à Chinatown qui n'est ni le Bronx ni Brooklyn! White, cet inspecteur new-yorkais têtu est sans doute le personnage qui reflète le mieux et le plus justement ce combat qui fait rage au coeur des oeuvres de Cimino! White ne fait pas que règner la loi ou la suretè à l'intèrieur du quartier de Chinatown! spoiler: il se trouve dans une « croisade » pour purifier et remettre de l'ordre dans cette espèce de gigantesque bordel! Flic hallucinant et dèsabusè, entre l'image et la vraie Amèrique, Mickey Rourke trouve dans ce film le plus beau rôle de sa prestigieuse carrière! Derrière les convenances de l'insaisissable John Lone en jeune et pragmatique parrain, la loi du crime! Certains passages dans "Year of the Dragon" èclatent avec une violence choc et inouïe dont le spectateur ne s'attend pas! Au final ? Un nouveau chef d'oeuvre du grand Cimino dont le film tèmoigne - plus de trente ans après - d'une extraordinaire sincèritè...
Mad Gump 10
Mad Gump 10

Suivre son activité 106 abonnés Lire ses 716 critiques

2,5
Qu'il est décevant de voir le réalisateur de Voyage au bout de l'enfer échouer au niveau du polar. Parce que clairement un Mickey Rourke charismatique et des scènes de gunfights plutôt intenses ne suffisent pas. Le film est très mou, voire même ennuyeux, la faute à une intrigue qui n'instaure jamais de tension et qui peine clairement à être intéressante (on voit plus Rourke gérer ses relations amoureuses que chercher à faire tomber les gangs, c'est quand-même le comble. C'est clairement dommage de partir d'un tel postulat de départ pour en arriver à un polar mou et peu mémorable.
DanielOceanAndCo
DanielOceanAndCo

Suivre son activité 325 abonnés Lire ses 3 590 critiques

3,0
Le mot qui a hanté mes pensées pendant les deux heures de projection était : efficace!! En effet, c'est le mot le plus juste pour moi pour définir "L'Année du Dragon" de Michael Cimino porté par un Mickey Rourke alors au sommet de sa gloire qui plonge ici dans les méandres de la mafia chinoise de New York. Le rythme, le sujet, l'interprétation, la mise en scène sont nickels même si j'ai pas pris un pied incroyable, j'ai passé un bon moment. Du cinéma bien fait!!
Redzing
Redzing

Suivre son activité 112 abonnés Lire ses 3 328 critiques

4,0
Un capitaine de police arrogant, égoïste, et raciste est chargé de remettre de l'ordre dans un Chinatown rongé par le crime et les triades. "Year of the Dragon" est un polar caustique et glauque, donnant ainsi une image peu ragoûtante du quartier de New York. Le film sera même taxé de racisme à l'époque, certains critiques confondant les propos du protagoniste avec ceux du réalisateur. Pourtant, la première force du long métrage est là : il propose des personnages nuancés, charismatiques, et bien dessinés. Avec notamment d'un côté, Mickey Rourke dans l'un de ses meilleurs rôles, et face à lui un méchant froid, mais ambitieux et brutal, interprété par l'inquiétant John Lone. Par ailleurs, l'ambiance est très travaillée. On est proche d'un film noir, avec en prime de courtes scènes d'action efficaces, à la violence très graphique. "Year of the Dragon" est donc un film policier très réussi.
Angela Ki La
Angela Ki La

Suivre son activité 35 abonnés Lire ses 586 critiques

4,0
Michael Cimino est un grand cinéaste, et quand on lui donne les moyens de ses ambitions, cela donne un truc énorme, tellement qu’on risque l’overdose d'images fortes. Overdose de plans larges et explicatifs, richesse du détail, masse de figurants, Pour sûr cela sonne vrai, on voit Chinatown ville dans la ville, et le voile levé sur une communauté de plus dans le melting pot américain. Heureusement, Cimino ne perd jamais de vue l’essentiel, son héros comme souvent complexe et habité de démons, excessif et qui va faire de son travail une affaire personnelle. Le méchant, jeune parrain de la mafia chinoise qui doit faire ses preuves lui ressemble comme l’autre face de la même pièce de monnaie. Le face à face n’est pas si déséquilibré qu’il n’y paraît car se sont deux parias, deux hommes seuls, qui n’ont en final que la violence comme exutoire. Ce film est un thriller percutant, qui transpire la tension et un face à face, hommage inattendu au western, avec un saisissant champ contre-champ sur une voie de chemin de fer. Un rôle sur mesure pour Mickey Rourke, magnifique et obscur, qui s’enfonce jusqu’à tout perdre, à moins qu’une femme ne vienne lui sortir la tête de l’eau. On a rarement vu Chinatown au cinéma, et encore plus rarement sous cet angle. Traitement d’un sujet osé et brûlant de façon magistrale, et aucune rédemption à l’horizon. Superbe.
Buzz063
Buzz063

Suivre son activité 36 abonnés Lire ses 919 critiques

4,0
Le dernier grand film de Cimino. Réalisation toujours inspirée du cinéaste qui capte magnifiquement l'atmosphère du quartier de Chinatown et scénario au cordeau porté par un personnage principal complexe et parfaitement campé par Mickey Rourke. Le héros est à la fois exemplaire dans son refus de la corruption et dans sa droiture morale et en même temps ambigu de par sa vie privée et ses penchants parfois à la limite de la xénophobie dues aux souvenirs de sa participation à la guerre du Vietnam, qu'il peine à oublier. Cela étant, Cimino ne se sert jamais du fait que son personnage est un vétéran pour l'excuser, montrant au contraire que ce statut arrange bien le personnage pour lancer ses phrases à l'emporte-pièce. C'est paradoxalement le côté chevalier blanc du personnage et son intraitabilité qui va envenimer les choses et pousser les gangs toujours plus loin dans les représailles et l'escalade de violence, Cimino portant ainsi un regard très pessimiste et fataliste sur son sujet. Si son personnage est parfois limite, le film de Cimino fait en revanche comme souvent le portrait d'une Amérique construite par vagues successives d'immigrants qui apportent chaque fois une nouvelle pierre à l'édifice. Le personnage de Rourke rappelle ainsi fièrement plusieurs fois qu'il est "polak". De même, il est aidé par plusieurs personnages d'origine asiatique qui luttent contre les triades chinoises.
Misoramengasuki
Misoramengasuki

Suivre son activité 41 abonnés Lire ses 507 critiques

5,0
Le meilleur rôle de Mickey Rourke et le plus grand film de Michael Cimino, bien aidé au scénario par Oliver Stone. Du cinéma uppercut, qui ne prend pas de gants et assène ses vérités sans ménagement, tout en proposant d’innombrables séquences pleines de beauté et riches en émotions. A l’épicentre de ce séisme, Stanley White, inspecteur de la police new-yorkaise qui a juré de nettoyer Chinatown de sa mafia. Dès le début, il y va dans la provoc’ et le rentre-dedans, contre les Chinois, contre ses ronds-de-cuir de collègues, contre les médias, contre le monde entier. Pendant deux heures, c’est un festival de répliques jubilatoires, qui ont déjà fait jaser à l’époque et qui aujourd’hui, à l’aune du politiquement correct qui sévit, semblent incroyables de franc-parler : « Les Chinois, ça croît que le tripot, le racket, la corruption, c’est normal, parce que c’est vieux de mille ans. »; « Les Chinois, ils y sont toujours pour quelque chose, jamais ils y sont pour rien »; « Je l’emmerde, la retraite. C’est justement ça, le problème : dans tous les corps de police, le moindre poulet pense qu’à sa putain de pension. » ; « Tu veux savoir ce qui coule les Etats-Unis ? C’est pas l’alcool, c’est pas la drogue. C’est la télé, les médias. Je hais cette façon de faire son beurre en collant un micro sous le nez des gens. Je hais ta façon de mentir aux infos de huit heures. Je hais ta façon de tuer l’émotion vraie. Je hais tout ce merdier que tu représentes ». Et l’extraordinaire harangue aux flics du quartier avant la descente dans le club de jeux ! Qui oserait balancer des choses pareilles aujourd’hui ? White est un ancien du Vietnam, thème récurrent du cinéma de Cimino, qui inscrit « L’Année du dragon » dans la droite lignée de « Voyage au bout de l’enfer ». Pour incarner ce personnage extrême, écorché vif et dévoré par son combat au point d’y sacrifier tout son entourage et sa carrière, il fallait un grand acteur. Mickey Rourke est plus que cela. Il est génial de bout en bout, charismatique comme plus jamais il ne le sera. Il impose une dégaine inimitable, il habite chaque regard, chaque parole d’une intensité incroyable, d’un faux détachement qui n’est qu’à lui. Un numéro magistral, une classe exceptionnelle ! On en oublierait presque la superbe prestation de John Lone, la beauté d’Ariane (actrice qui, étrangement, n’a pas fait carrière par la suite), la réussite de tous les autres personnages. Et pour couronner le tout, il y a la magnifique réalisation de Cimino, nerveuse, vive, d’une beauté sombre et tragique, qui transforme ce qui pourrait n’être qu’un bon film de genre en un drame crépusculaire d’une ampleur exceptionnelle et une réflexion passionnante sur la guerre, l’engagement, la fidélité à ses valeurs, et le poids d’une volonté d’homme face à la faillite d’un système et à la démission collective. Faut-il préciser que tout ceci n’a pas pris une ride et reste éminemment d’actualité ?
Les meilleurs films de tous les temps
  • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
  • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
Back to Top