Derniers Avis : Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution - Page 2
Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution
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Hal9000
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4,0
Publiée le 9 août 2020
Godard nous démontre de façon magistrale qu'on peut faire un film de science fiction avec rien, qu'un certain décalage du regard suffit. Et on y croit ! Alphaville rend caducs tous les effets spéciaux à venir.
"Alphaville" est un objet métaphysique, rare et aphrodisiaque. Avec son film Ovni, révolutionnant les codes du "Néo Noir" , Godard marque nos esprit et laisse une fois de plus son empreinte, dans notre univers. La photographie marque notre rétine instantanément et nous fait rentrer profondément, dans le style graphique de l'impressionnisme allemand. Vous trouverez dans "Alphaville", un monde délurée et articulé autour d'une société dystopique, frôlant l'annihilation des sens et des sentiments. Une expérience troublante et intelligente qu'on ne regrette pas d'avoir vécu. Bien entendu, je ne peux m'empêcher de voir une certaine ressemblance avec un certain "Blade Runner", qui marquera un avant et un après dans le monde de la science-fiction . Eh oui même Ridley Scoot s'est inspiré du travail du grand Godard.
Film à recommander pour deux raisons: la 1ère parce qu'il est la preuve que Goddard savait faire autre chose que le "cinéma éprouvette", expérimental et assommant qu'il nous a si souvent asséné et qu'il nous assène encore. La 2ème raison relève du devoir de mémoire et de justice. Car, personne, n'a encore dénoncé le plagia par Ridley Scott pour son Blade Runner du travail de Godard dans son Alphaville.
Quand la nouvelle vague veut intellectualiser la dystopie Orwelienne voilà ce que ça donne. Quand la nouvelle vague veut intellectualiser le film noir américain à la française voilà ce que ça donne. Godard mêle ces deux genres pour n'exceller dans aucun car n'en maîtrisant pas les codes. On dirait un film qui essaye de se donner un genre et une identité mais c'est raté tant rien ne semble véritablement crédible ni naturel. Le pire étant les dialogues qui sont d'une médiocrité assez risible. Ça te sort des phrases philosophiques sans raison apparente et sans conviction avec en plus des prises de son dégueulasses... Godard semble ici incapable de mettre en relief le moindre enjeu dans son scénario. Même la tension ne prend pas puisque pas grand chose ne tient la route derrière, jusqu'à cette histoire creuse, pauvre et confuse. Et en plus d'avoir du totalitarisme Orwelien du pauvre on doit aussi se coltiner un Hal du pauvre avec cette I.A et sa voix insupportable... Même le choix de l'acteur principal est douteux tant il ne dégage aucune prestance, aucun charisme. Un Alain Delon aurait été largement plus approprié. Au final on peut voir dans ce "Alphaville" un peu de "Blade runner", un peu de "2001", du George Orwell et donc un caractère précurseur dans la SF et l'anticipation mais c'est pas pour autant que ça en fait une oeuvre réussie. Un film pompeux, solennel et cérémonial pour pas grand chose.
Une dystopie qui regorge d’idées géniales (les formules de politesse déréglées, les exécutions dans une piscine, l’ordinateur qui préfigure celui de Kubrick). Mais comme souvent avec Godard, le scénario ne propose pas grand-chose d’autre qu’une somme d’idées désarticulées. On se raccroche à la très belle réalisation (qui a bien mieux vieilli que le Fahrenheit de Truffaut, sorti un an plus tard sur un sujet similaire) et à la tonalité mélancolique portée par le très beau personnage d’Anna Karina. Cette peur de voir l’amour et la poésie déserter le monde m’a rappelé l’œuvre de Lynch et m’a beaucoup plus touché que le regard réprobateur et caricatural porté sur les signes de la modernité (grands ensembles, autoroutes et machines en tout genre).
Alors celui la je pense que je vais m’en rappeler un moment. Sincèrement je m’y suis repris à deux fois pour le regarder en entier, ayant luter la première pour essayer de comprendre quelque chose avant de sombrer dans les bras de Morphée. La deuxième tentative n’a pas été bien plus convaincante. Difficile de définir ce qu’est Alphaville. Je dirais que c’est un film de Sf qui se passe dans les années 60, une critique pompeuse et pompante du totalitarisme avec des dialogues parfois à peine audibles et pour ceux qui le sont alternent quelques bons mots et d’autres qui pètent un peu plus haut que là où je pense. A part la présence d’Ana Karina je ne vois vraiment pas grand chose à sauver et encore son rôle fait qu’elle a l’air le plus souvent absente. Je me suis tellement ennuyé, j’ai tellement ramé pour essayer de trouver quelque chose à quoi m’accrocher que j’ai fini par trouver ce film détestable.
Godard transforme, dans 'Alphaville', le Paris des années un 60 en une métropole futuriste entièrement convertie à la rationnalité et aux chiffres. Or, plutôt que de s'attacher à représenter un univers plausible, Godard fait avec les moyens du bord : il attend du spectateur qu'il suspende son incrédulité, et préfère se concentrer sur l'essentiel - montrer la puissance créatrice de l'amour et du langage. Cela teinte tout le film d'une espièglerie, voire d'une ironie, absolument réjouissante.
De la science-fiction façon Godard ? Pourquoi pas. Même si le style du cinéaste ne me plaît que très très moyennement. Avec tout ça, les débuts de l'expérimentation ? Pourquoi pas également. Mais, il y a un gros problème: à l'écran, c'est d'un ennui épouvantable. Certes, c'est très propre techniquement, mais c'est d'un vide de tous les instants. Godard ne nous raconte rien du tout. En plus de ça, il faut se farcir cette voix désagréable très souvent inaudible et qui, lorsqu'elle est audible, balance des trucs absolument incompréhensibles. Et le casting est franchement à la ramasse. Eddie Constantine est nul comme c'est pas permis. Qu'est-ce qui s'est passé dans la tête de Godard pour qu'il lui confie ce rôle ? Et Anna Karina, plus sublime que jamais, doit se contenter que de quelques miettes. Un navet monumental.
Il faut un peu de temps pour entrer dans "Alphaville", le film réalisant une entame poussive avec une présentation assez obscure des personnages et du décor dans lequel ils évoluent. On s'ennuie de voir Eddie Constantine déambuler, aux prises avec des séductrices robotisées, à la recherche du véritable motif de sa mission; mais l'irruption d'Anna Karina change la donne, l'actrice interprétant une autochtone que l'espion voudra sauver de ce monde déshumanisé. Tout en proposant un parcours scénaristique plus classique qu'à l'accoutumée, Godard livre une charge virulente contre la dictature communiste grâce à des scènes d'une grande violence (la mise à mort des condamnés dans la piscine) et en opposant les règles d'Alphaville à celles de son cinéma. En effet, quand Alpha 60 prône la restriction du langage, la supériorité des conséquences sur les causes et l'interdiction d'éprouver un quelconque sentiment, Godard exige, à travers l'agent Lemmy Caution, la non-nécessité de la logique et le besoin d'amour. Film inégal, "Alphaville" n'en demeure pas moins formellement stimulant et convainc par sa clarté politique.
La SF selon Godard ne ressemble à aucune autre. Alphaville, c’est un endroit étrange où l’amour n’a plus cours et les rêves sont proscrits, une cité guidée par un ordinateur vers un « bien universel » jamais explicité. C’est une terre de logique, mais d’une logique à l’objectif flou, énigmatique et impénétrable. Les femmes ne sont plus qu’objets de séduction, les médias sont réduits à l’inexistence, les larmes sont passibles d’une exécution. Sous le regard inquiet des dits mondes extérieurs, un détective à l’accent yankee mène une enquête sombre et surréaliste, où les songes bannis hantent paradoxalement chaque plan : un noir et blanc clair-obscur, une bande-son tout en points d’orgue, des symboles discrètement glissés d’un détail à l’autre. Et puis ce sont les sophismes de cet ancêtre de HAL, ces sentences aussi justes que trompeuses qu’il déclame comme pour ponctuer l’histoire. C’est un film qui se pose en œuvre intellectuelle, occulte, érudite, à l’action minimale et plutôt suggérée, au décor rebutant pour le néophyte. La Nouvelle vague n’a jamais cherché à se rendre accessible, mais là, quand même, elle atteint une cime. Devant laquelle je l’avoue, je me sens moins même un brin novice.
"La signification de l'ensemble nous échappe" dit cette voix tout à fait atroce. C'est le film qui le dit bien qu'on s'en soit rendu compte un peu tout seul. On tourne en rond et on ne comprend rien. On entend les mots, ça on peut pas lui reprocher. Godard c'est définitivement la face B du cinéma. Je mettrai Fellini avec....
Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution est un des rares films de Godard qui trouve grâce à mes yeux. J'ai plutôt bien aimé ce film, car à la différence d'autre films du cinéaste, je trouve qu'il s'y passe quelque chose. Il y a une vraie histoire, assez riche en péripéties. J'ai bien aimé l'univers décrit par Godard, très intéressant dans la trempe des romans de science-fiction à la Philip K. Dick ou Isaac Asimov. Les acteurs sont plutôt bons. Je ne connaissais pas Eddie Constantine avant ce film, mais je l'ai trouvé plutôt bon. Anna Karina est très bien. Film très intéressant.
Dans ce film essai, Jean-Luc Godard fait la description d'une société du futur où les sentiments et la conscience de ses habitants ont disparu. Un monde déshumanisé et sans réelle communication entre les individus. Ici, l'intrigue est accessoire, elle ne sert au réalisateur que de prétexte pour pratiquer des expérimentations sur les vecteurs de communication mis en œuvre. Les questions et les réponses sont simples, standard, répétitives et parfois prononcées hors contexte. Les échanges sont factices, déshumanisés et régulièrement parasités par les bruits de fond. Dans Alphaville, tous les moyens de communication semblent dysfonctionnerspoiler: (exemple : sur demande de l'étage 5 dans un ascenseur, celui-ci s'arrêtera à l'étage 4 sans que les protagonistes ne trouvent ceci anormal) . Ce pays intérieur qu'est Alphaville fonctionne selon une logique spécifique.spoiler: Les hommes qui ont un comportement logique sont exécutés dans le « SS », entendre dans la piscine du Sous-Sol.
L'étrangeté d'Alphaville est également entretenue par les options retenues pour le montage des plans et l'emploi de voix (off) monocordes. Au travail colossal réalisé sur les médias de communication d'Alphaville, il faut ajouter celui relatif au repérage des lieux intérieurs comme extérieurs futuristes dans le Paris de l'année 1964. Alphaville est un objet filmique fascinant.
Un film spécial, des dialogues spéciaux...mais ce film marque les esprits, il nous sort de notre présent et nous plongent dans l’univers du film, mieux que le ferait un film SF actuel ! Une anticipation scénaristique et visuel sur "notre" présent troublante, réaliste. Un vrai chef-d'oeuvre, qui il y a quelques années, m'a marqué a tout jamais. Godard ! <3
Il arrive que la réalité soit trop complexe pour la transmission orale. Ainsi commence le neuvième film de Jean-Luc Godard, Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution, film d'anticipation où le célèbre agent secret Lemmy Caution sort des comédies-policières de Bernard Borderie pour plonger en apnée dans l'univers noir et glauque de Godard qu'il décrivait lui-même comme étant « un film sur le futur, mais comme nous vivons dans le futur, c'est un film au futur antérieur, c'est-à-dire au présent. On a bien compris qu'il s'agissait d'une métaphore sur la déshumanisation de la société (HLM = Hôpital de longue maladie) mais que de figures de style pour faire passer le message. Bien sûr, il est fascinant de voir un réalisateur violer ainsi la grammaire cinématographique ; bien sûr, il est agréable de voir Anna Karina filmée avec tant d'amour mais Dieu que le propos est abscons. De là à se demander si c'est de l'art ou du Caution ?