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Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution
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note moyenne
3,2
418 notes dont 77 critiques
6% 5 critiques
25% 19 critiques
19% 15 critiques
25% 19 critiques
14% 11 critiques
10% 8 critiques

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Attigus R. Rosh

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3,5Bien
• Publiée le 04/02/2017

Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution est un des rares films de Godard qui trouve grâce à mes yeux. J'ai plutôt bien aimé ce film, car à la différence d'autre films du cinéaste, je trouve qu'il s'y passe quelque chose. Il y a une vraie histoire, assez riche en péripéties. J'ai bien aimé l'univers décrit par Godard, très intéressant dans la trempe des romans de science-fiction à la Philip K. Dick ou Isaac Asimov. Les acteurs sont plutôt bons. Je ne connaissais pas Eddie Constantine avant ce film, mais je l'ai trouvé plutôt bon. Anna Karina est très bien. Film très intéressant.

In Ciné Veritas

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4,0Très bien
• Publiée le 02/12/2016

Dans ce film essai, Jean-Luc Godard fait la description d'une société du futur où les sentiments et la conscience de ses habitants ont disparu. Un monde déshumanisé et sans réelle communication entre les individus. Ici, l'intrigue est accessoire, elle ne sert au réalisateur que de prétexte pour pratiquer des expérimentations sur les vecteurs de communication mis en œuvre. Les questions et les réponses sont simples, standard, répétitives et parfois prononcées hors contexte. Les échanges sont factices, déshumanisés et régulièrement parasités par les bruits de fond. Dans Alphaville, tous les moyens de communication semblent dysfonctionnerSpoiler: (exemple : sur demande de l'étage 5 dans un ascenseur, celui-ci s'arrêtera à l'étage 4 sans que les protagonistes ne trouvent ceci anormal). Ce pays intérieur qu'est Alphaville fonctionne selon une logique spécifique.Spoiler: Les hommes qui ont un comportement logique sont exécutés dans le « SS », entendre dans la piscine du Sous-Sol. L'étrangeté d'Alphaville est également entretenue par les options retenues pour le montage des plans et l'emploi de voix (off) monocordes. Au travail colossal réalisé sur les médias de communication d'Alphaville, il faut ajouter celui relatif au repérage des lieux intérieurs comme extérieurs futuristes dans le Paris de l'année 1964. Alphaville est un objet filmique fascinant.

https://incineveritasblog.wordpress.com/festivals/lumiere-2016-catherine-deneuve/

Leo .B

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4,5Excellent
• Publiée le 30/11/2016

Un film spécial, des dialogues spéciaux...mais ce film marque les esprits, il nous sort de notre présent et nous plongent dans l’univers du film, mieux que le ferait un film SF actuel ! Une anticipation scénaristique et visuel sur "notre" présent troublante, réaliste. Un vrai chef-d'oeuvre, qui il y a quelques années, m'a marqué a tout jamais. Godard ! <3

traversay1

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2,0Pas terrible
• Publiée le 03/08/2016

Il arrive que la réalité soit trop complexe pour la transmission orale. Ainsi commence le neuvième film de Jean-Luc Godard, Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution, film d'anticipation où le célèbre agent secret Lemmy Caution sort des comédies-policières de Bernard Borderie pour plonger en apnée dans l'univers noir et glauque de Godard qu'il décrivait lui-même comme étant « un film sur le futur, mais comme nous vivons dans le futur, c'est un film au futur antérieur, c'est-à-dire au présent. On a bien compris qu'il s'agissait d'une métaphore sur la déshumanisation de la société (HLM = Hôpital de longue maladie) mais que de figures de style pour faire passer le message. Bien sûr, il est fascinant de voir un réalisateur violer ainsi la grammaire cinématographique ; bien sûr, il est agréable de voir Anna Karina filmée avec tant d'amour mais Dieu que le propos est abscons. De là à se demander si c'est de l'art ou du Caution ?

Mephiless s.

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2,5Moyen
• Publiée le 20/07/2015

Godard avait de bonnes idées en réalisant Alphaville, son premier film (et le dernier je crois) de SF est assez audacieux puisqu'il fait comme Bienvenue à Gattaca, les décors sont les mêmes que dans le réel, les dialogues sont bien écrits quoiqu'un peu tirés par les cheveux par moment etc... Mais je n'ai pas trop compris certains partis pris de réalisation et la critique du totalitarisme n'est pas très poussée.. D'autant que le film manque cruellement de rythme et il est très difficile de rentrer dedans.. Dommage

Elliott M.

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5,0Chef-d'oeuvre
• Publiée le 03/04/2015

Alphaville, de Jean-Luc Godard, est une révolution dans le cinéma, un chef-d’œuvre artistique emplit de déshumanisation et de poésie. Sorti en 1965, il reçut l'Ours d'or au Festival international du film de Berlin. Dans une époque postérieure aux années 60, les autorités des "planètes extérieures" envoient le célèbre agent secret Lemmy Caution (Eddie Constantine) en mission à Alphaville, une cité déshumanisée, éloignée de quelques années-lumière de la Terre. Caution est chargé de neutraliser le professeur Von Braun, tout-puissant maître d'Alphaville, qui y a aboli les sentiments humains. Un ordinateur Alpha 60, régit toute la ville. Un message de Dickson, un ex-agent secret, ordonne à Lemmy de "détruire Alpha 60 et de sauver ceux qui pleurent". "Il arrive que la réalité soit trop complexe pour la transmission orale. La légende la retransmet sous une forme qui permet de courir le monde". C'est sur ces mots que débutent Alphaville. Cette réalité trop complexe pour les mots, ce pourrait être ce monde froid et mécanique que voyait Godard autour de lui, et la légende, le cinéma qu'il utilisa avec une adresse remarquable pour décortiquer ce qu'il en comprenait. Godard utilisa le Paris des années 60 pour créer de toute pièce son univers futuriste car il voyait déjà la matière première de cette société désincarnée qu'il craignait. Cette réalisation insolite de Godard, qui cultive tout au long d'Alphaville l'étrangeté avec une admirable ferveur juvénile, permet justement d'absorber avec plus d'intérêt le contenu idéologique de ce film dont la démarche intellectuelle demande un certain effort à son public, ne serait-ce que par ses dialogues carrément littéraires truffés de références à toutes les strates de la culture. En témoigne le livre que Anna Karina lit dans le film, Capitale de la douleur, de Paul Eluard ou les citations philosophiques d'Eddie Constantine lorsqu'il se retrouve devant Alpha 60 : "Le silence de ces espaces infinis m'effraie" Blaise Pascal "Quel est le privilèges des morts? Ne plus mourir" Friedrich Nietzsche Alphaville dessine par métaphores des préoccupations politiques et induit de facto l'idée d'une résistance. Godard redonne à la poésie le sens qu'on lui a souvent accordé, celui de la résistance. La poésie est un acte de contestation fort. Ainsi Godard explore Alphaville, par le biais de ses personnages, sur un mode poétique, cite Borges et Eluard. Le titre du recueil en lui-même (Capitale de la douleur) caractérise de façon évidente la cité d'Alphaville. Puisque dans cette ville, il n'y a pas de place pour le bonheur, le rêve, l'amour, Alphaville est fatalement une capitale de la douleur. Et la poésie d'Eluard sera le meilleur moyen de lutter contre elle. Chargé d'une urgence palpable, Alphaville exprime avec force les craintes de son créateur face à une utilisation aveugle de la technologie de même qu'à la disparition des sentiments. Dans une scène centrale du film, on exécute des ennemis du régime accusés d'avoir agis de façon illogique au cours d'une cérémonie presque théâtrale orchestrée pour divertir l'élite. Caution apprend que dans cette sinistre métropole, "pourquoi" est une question qui n'existe pas. Il faut obéir sans demander d'explications. Or, par une tournure finale d'un romantisme naïf, la rédemption de l'héroïne de Godard passe par le retour de son sens de l'humour et de l'amour. Tout n'est pas que réflexion dans son univers, et c'est justement la passion que célèbre en fin de compte ce film remarquable. A une époque où la menace technologique était plus souvent incarnée par des robots, Godard avait détecté l'énorme potentiel de l'informatique dans le domaine, et ce trois ans avant le 2001 de Kubrick. Tout comme 1984 de Georges Orwell, Godard donne ainsi aux spectateurs à s'interroger sur ce que pourrait être une société esclave de l'informatique, sans liberté et gouvernée par une autorité qui a tous les pouvoirs. Critique poétique des régimes totalitaires encore fort pertinente aujourd'hui, le film demeure une œuvre clé du parcours créatif de Godard, l'une de ses plus limpides et ludiques.

christine D.

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0,5Nul
• Publiée le 21/03/2015

La rencontre inopiné d'un auteur à l'égo démesuré et d'un acteur ringard donna Alphaville. Que dire sinon qu'on a du mal à s'intéresser à ce fatras construit autour de 2 ou 3 bonnes idées et compensant sa vacuité par des propos pris au hasard dans un dictionnaire des citations

Estonius

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1,0Très mauvais
• Publiée le 14/12/2014

Même en le considérant comme un film expérimental, et en le regardant comme tel, ce n'est pas bon. Le concept amuse pendant dix minutes avant de lasser. Constantine est mauvais, l'overdose de citations culturelles indiffère (d'autant que certaines sont absurdes, "Je voyage au bout de la nuit" dira Constantine). Le message est aussi primaire que naïf et peut se résumer au fait que "l'avenir, c'est la dictature, et que la dictature ce n'est pas bien…" on aurait préféré une démonstration moins farfelue et plus maîtrisé. A sauver (éventuellement) trois scènes complètement décalées, Spoiler: celle de la piscine, celle de la salle de cinéma renversable et celle ou Godard arrête un moment le film pour permettre à Anna Karina de nous raconter une histoire drôle.

Thibault F.

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2,0Pas terrible
• Publiée le 18/10/2014

Très étrange composition de Godard qui revisite avec passion le thème de la science fiction. C'est clairement une déception dans le sens où la réalisation est au deçà de l'ambition du réalisateur. En effet, si l'ensemble instaure une atmosphère relativement étrange (notamment avec mon coup de coeur de la piscine où des filles se jettent dans l'eau avec un couteau pour les personnes coupables de sentiments), la composition en elle même est décevante de part les acteurs peu investit dans leurs rôles (Eddie Constantine se demande ce qu'il fait là), un manque clairement de moyen (encore et toujours des reflets de caméra qui me dérangent) et d'envie (le scénario est ridicule comparé à l'univers déployé). On dirait presque que Godard a préféré sacrifier une partie de son histoire au détriment de l'ambition donnant une mécanique ultra rouillé, poussif par moment (l'ennui débarque vite chez le spectateur). C'est franchement pas terrible et ce, malgré les différents messages codés et véhiculés dans le film (la propagande, la robotisation, la dépendance etc...)

harry karamanlis

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4,0Très bien
• Publiée le 14/10/2014

Godard n'est apparu sur terre que pour une seule raison : révolutionner le cinéma, le dynamiter et l'éparpiller façon puzzle. Ce qu'il fit très bien en une poignée de films et quelques années, disons jusque vers 1966 ou 67. Par la suite, il aura toujours autant de choses à dire, mais de moins en moins de choses intéressantes à montrer. Alphaville fait donc partie de la période bénie, où le cinéma français mettait les pieds dans le plat. Angoissant et anxiogène, truffé de citations littéraires, placé quelque part entre Orwell et P.K. Dick, enluminé par Anna Karina et regorgeant de plans techniquement très inspirés (merveilleux traveling/plan séquence du début dans l'hôtel), Alphaville est, naturellement, une oeuvre à voir, malgré quelques aspects qui n'ont pas forcément bien vieilli (les jeux sur les mots paraissent un peu puéril avec 50 ans de recul). On peut parler de film culte sans passer pour un intello prétentieux ?

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