Le Festin de Babette
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76 critiques spectateurs

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Zeugax Ouvier
Zeugax Ouvier

24 abonnés 186 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mars 2018
C'est l'anti cinéma hollywoodien, tout en simplicité dépouillement et en profondeur.
Et quelle parabole magnifique !
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2017
« Le Festin de Babette » s’inscrit dans la droite lignée d’« Ordet » de Carl Theodor Dreyer. Il en reprend l’esthétique soignée, le goût pour la fine exploration des sentiments humains et emprunte même des acteurs figurant dans les plus grands films de Dreyer (« Ordet » donc, ou « Jour de colère » par exemple). Certains des acteurs sont également des habitués d’Ingmar Bergman, et pour cause, Gabriel Axel se place aussi dans le sillage du cinéaste suédois. Il est une fois de plus question ici du rigorisme démesuré d’une petite communauté, quoique Gabriel Axel se montre plus bienveillant qu’un Bergman, se plaçant donc davantage en héritier de Dreyer. L’histoire, tirée d’une nouvelle de Karen Blixen, tient du conte : deux sœurs, véritables beautés dans leur jeunesse, courtisées sans qu’elles daignent consentir aux attentions de malheureux prétendants, se retrouvent dans leur vieillesse, vivant seules toutes les deux, à accueillir Babette, une jeune française (excellente Stéphane Audran) qui a fui la Commune. Celle-ci leur offre ses services en échange du gîte, et jour après jour leur fait à manger, en respectant l’ascétisme au menu de ces protestantes très pratiquantes. Quand un jour, Babette gagne au loto et hérite ainsi d’une importante somme d’argent. Elle décide alors d’offrir aux deux vieilles femmes et à leurs proches un dîner à la française, généreux et foisonnant, qui fera se délier les langues et retrouver un peu de joie de vivre à ces tristes sires. Personnage central lors du dîner, le général Lorens Löwenhielm, ancien prétendant éconduit de l’une des sœurs, que l’on avait découvert maladroit et falot dans sa jeunesse, se révèle ici, bien des années après, en étant le seul à oser prendre la parole et à vraiment savourer le repas et l’incroyable cadeau qui leur est fait. Il devient profondément humain, et lui qui semblait si frêle et insipide devient aimable et réjouissant au possible, comme transfiguré par l’âge et l’expérience de la vie. Bien sûr, son entrain dénote dans l’assemblée des dévots, tellement préoccupés par le « qu’en-dira-t-on » qu’ils n’arrivent pas à exprimer leur gratitude et à pleinement profiter du festin. Et pourtant, on sent que ce dîner leur fait beaucoup de bien. « Le Festin de Babette » est somme toute un film simple, mais profond. Véritable hymne à la cuisine française et à la générosité de ses chefs, mais aussi et plus simplement à la bonne chair et au plaisir simple (là encore) de la vie, mais aussi à l’amour et à l’amitié. Porté par d’excellents interprètes, Stéphane Audran (Babette) et Jarl Kulle (le général) en tête, c’est un petit chef-d’œuvre qui mériterait d’être plus connu ! A voir sans hésiter !
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 août 2017
Le film est adapté de la nouvelle éponyme de Karen Blixen et extraite de « Anecdotes du destin » (1958). Cela se passe au Danemark, dans la péninsule du Jutland, dans une communauté luthérienne. Les 2 filles du pasteur, bien que courtisées par un militaire et un chanteur français, Achille Papin, restent vieilles filles. Une française, Babette Hersant (Stéphane AUDRAN), fuyant la répression de la Commune (son mari et son enfant sont morts) en septembre 1871, vient proposer ses services de servante aux 2 sœurs, restées seules après la mort du pasteur, leur adresse ayant été donnée par le chanteur français éconduit. Elle y reste 14 ans. Elle apprend qu’elle a gagné au gros lot la somme de 10 000 F, jouant chaque année. Elle décide d’en faire profiter toute la communauté (12 personnes, à l’occasion des 100 ans qu’aurait eus le pasteur), en confectionnant un repas gastronomique dont elle va chercher les ingrédients en France : spoiler: soupe de tortue, blinis au caviar, cailles en sarcophage (au foie gras et aux truffes), salade d’endives aux noix, fromages, savarin, salade de fruits, le tout accompagné de Champagne Veuve Clicquot 1860 et d’un Clos Vougeot 1845. On découvre alors qu’elle était chef de cuisine au Café Anglais. Les (vieux) convives sont, au début, horrifiés par l’abondance et la qualité des mets (eux qui sont habitués à manger de la soupe avec de la mie de pain) et décident de ne faire aucun commentaire, ni compliments. Finalement, la séduction finit par opérer…
La 1ère partie (jeunesse des 2 filles de pasteurs, jusqu’à l’arrivée de Babette) est un peu longue ; la 2nde partie (préparation et dîner) est la plus intéressante, même si la critique des luthériens, qui privilégient ce qui se passe après la mort, au détriment du présent, ignorant leurs corps et les plaisirs simples de la vie, empêtrés dans la petitesse de leur esprit par la jalousie et leurs regrets sur leur vie passée), reste relativement bienveillante. Le film a quand même obtenu l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1988 [au détriment de « Au revoir les enfants » de Louis Malle (1987)].
Backpacker
Backpacker

92 abonnés 789 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mai 2017
Encore un film totalement surcoté, bien que visuellement intéressant et bien interprété. Dès les premières images on sent à quoi on va avoir à faire. L'ennui s'installe immédiatement jusqu'à la toute fin. Au point qu'on ne cesse d'attendre que ce repas soit enfin servi...et fini!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 avril 2019
Merveilleux mais plat plutôt énervant.
Très difficile à juger parce que, honnêtement, l'histoire est à coucher dehors.
Les enjeux sont tellement faibles qu'on se demande si l'histoire mérite de passer à la postérité.

Par contre, l'univers est béton, le non dit comme le phrasé sont bétons, la narration est énorme.

Du cinéma de sainte nitouche où la nullité de l'histoire est aussi bien que l'univers proposé, ce qui paradoxalement rend l'ensemble cohérent et plutôt chouette.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 avril 2017
Il y a des longueurs. Seules les 30 dernières minutes sont un véritable délice pour les yeux et les papilles : Babette prépare un festin pour 12 personnes et derrière l'écran, l'on ne peut qu'assister à l'extase d'un général et de son cocher dans les cuisines. Le reste du film ne laissant pas de réel souvenir mémorable. Concernant le jeu des acteurs et de la déco, rien à redire. Mais le film ne vaut le coup d'oeil que pour le repas final, d'où ma note.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mai 2016
Le festin n'était pas comme ils le pensaient un "sabbat de sorcières" mais plutôt un révélateur de joie et de sentiments au coeur de cette petite communauté. Une grande douceur pénètre ce film dont l'issue heureuse est une source de bien-être et de félicité pour l'avenir et même l'au-delà. Très beau
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 3 mai 2016
Un film véritablement épicurien qui prend son temps pour monter son histoire et aboutir sur un plaisir palpable.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2015
Le film relate l'opposition entre le pasteur protestant castrateur et puritain et une artiste soucieuse de donner du bonheur via un festin culinaire et parisien! En parallèle, l'évocation de 2 voir 4 destins brisés dans leur jeunesse. L'un d'entre eux, devenu colonel, joue le passeur entre deux mondes aux antipodes l'un de l'autre. L’intérêt vient principalement de la bonne transposition de la nouvelle de la baronne Blixen et du jeu en retenue de Stéphane Audran.
moreapacifique1
moreapacifique1

9 abonnés 93 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 décembre 2014
Excellent film tout en nuances, qui montre que le Danemark à l’époque était un pays pauvre et où le plaisir ne faisait pas loi. On peut y voir aussi l'amitié profonde qui se lie entre des femmes puritaines et une parisienne. L'Europe est déjà là!
Jean-Sébastien T.
Jean-Sébastien T.

29 abonnés 95 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 novembre 2014
Un film très décevant malgré un scénario prometteur. Là où en attendait une charge féroce et une dénonciation virulente de l'hypocrisie ambiante nous n'avons là qu'une fable trop retenue se terminant de façon grotesque.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 5 septembre 2014
Le film n'est pas inintéressant, les acteurs sont plutôt bons mais... je me suis profondément ennuyée... il ne se passe rien, on reste en surface, l'histoire est un peu décousue et pas toujours très claire (surtout au début)... en tous cas, j'ai trouvé qu'il n'avait rien du chef-d'oeuvre qu'on m'avait vanté...
Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juin 2014
Très très jolie dégustation en pleine campagne danoise qui va vous faire saliver les papilles. Il faut attendre une bonne heure avant d’assister à cette merveilleuse représentation de la gastronomie française car Gabriel Axel nous plonge tout d’abord de fort belle manière dans ce petit village en pleine période de croyance luthérienne où l’on croise des personnages hauts en couleur. Jusqu’à l’arrivée de ce gradé militaire qui va succomber aux talents de notre chère cuisinière qui aura investi tous ses gains à la loterie pour faire voyager sa douzaine d’hôtes le temps de ce succulent festin accompagné de vins divins…
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 juin 2014
Il y avait matière avec le scénario de départ à faire quelque chose d'intéressant, malheureusement non seulement c'est d'une lenteur inimaginable et d'une lourdeur assez pénible, mais c'est complètement raté. Après une très longue exposition dans laquelle on ne sauvera qu'une assez amusante leçon d'opéra, vient le temps du repas et on se dit que tous ces culs bénis hypocrites vont enfin se lâcher, ben non, ils ne pipent pas un mot sur la qualité des plats, mais sortent en oubliant leurs querelles et en dansant en rond autour d'un puits ! C'en est affligeant de naïveté !
angela B
angela B

32 abonnés 161 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2014
Babette réussit magistralement son défi, en ce contexte et en d'autres temps, wouahhhh!!!
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