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Un visiteur
1,0
Publiée le 27 mars 2014
J'ai vu smoking..et bien ça ne m'a pas donné envie de voir No smoking. Si je m'étais arrêté à la moitié du film j'aurais mis 2,5 étoiles mais spoiler: les "150" fins alternatives m'ont saoulées!!! Du coup je ne savais même plus quel était le propos du film.
Deux idées farfelues, celle d’apporter plusieurs options de scénarios en revenant sur les conséquences qu’auraient eu le choix entre deux possibilités faits par les personnages à plusieurs moments espacés dans le temps et celle de donner tous les rôles féminins à Sabine Azéma et tous les rôles masculins à Pierre Arditi, rend le double-film d’Alain Resnais d’autant plus dur à suivre que sa durée totale approche les cinq heures. Entre économies de casting et économies de décors, Smoking/No smoking et son scénario rédigé par le couple Jaoui & Bacri à partir d’un projet théâtral d'Alan Ayckbourn est une expérience cinématographique franchement atypique qui interroge sur l’importance que peuvent avoir, à plus ou moins long terme, nos moindres décisions. Parfaitement ancrée dans l’esprit polymorphique et anthropologique de la filmographie de Resnais, cette variation décalée autour de l’effet papillon est une comédie romantique assez fastidieuse dont la mécanique trop bien huilée pour rester divertissante et la pauvreté de la mise en scène desservent rapidement l’impact comique. D’ailleurs, est-ce vraiment la peine de voir les deux ?
Le jeu d'acteurs excellent est le point fort du film, car il est très (trop) long. Pierre Arditi et Sabine Azema incarne plusieurs personnages à la fois et sont excellents
Succession de saynettes inintéressantes (une seule est humoristique), façon Canal pour retraités... Smoking est une vraie déception, compte tenu de la présence du duo Bacri-Jaoui aux dialogues. L'idée de traiter une histoire et toutes les différentes possibilités à partir de petits riens est très mal exploitée : Les conséquences des actions n'en sont pas vraiment.
Le duo Jaoui / Bacri a adapté pour le cinéma toute une série de pièces d'Alan Ayckbourn. Alain Resnais en a sorti un film en deux volets, le tout durant tout de même un peu plus de 4h30, ce qui demande une concentration et une patience hors-norme de la part du spectateur, car bien que fantaisiste, il s'agit d'un film d'auteur très exigeant. Le scénario est un exemple de bonne construction dramatique, les décors volontairement peu réalistes sont amusants, et surtout, le duo d'acteurs Sabine Azéma / Pierre Arditi est absolument bluffant dans chacune de ses différentes incarnations. La mise en scène de Resnais, a priori discrète et effacée, est en réalité très étudiée pour éviter le risque du théâtre filmé. Sur la forme, il y a donc une maîtrise indéniable, même si c'est évidemment un peu longuet et répétitif. Sur le fond, c'est un peu pareil : certaines scènes sont très réussies, mais d'autres sont redondantes. L'agilité avec laquelle on passe du drame à la comédie est en revanche remarquable. Néanmoins, il n'est pas recommandé de se faire les deux films d'affilée : risque d'overdose...
Une comédie dramatique intéressante où les deux acteurs sont en roue libre et complétements hallucinants!! Cependant le concept peut être déroutant et comme la mise en scène se révèle peu inventive on trouve rapidement que l'ennui s'installe!
Un film très balèze et admirable surtout pour les prestations des seuls acteurs principaux. Si la fin traîne un peu longueur, le film est excellent grâce aux acteurs et aux dialogues.
Un film qui tient la route! Sabine Azéma et Pierre Arditi jouent à merveille, ici Alain Resnais arrive à retranscrire du théâtre au cinéma! Un film à voir!
Au-dela du fait que ce film était à sa sortie une putain d’arnaque car il obligeait à payer deux places pour voir (en gros) le même film, ce « Smoking/No Smoking » m’afflige surtout parce qu’il n’est qu’une simple énumération de questionnements bourgeois superficiels dans lesquels Alain Resnais se vautre sans réel avec un certain dédain qui moi m’horripile. Alors après, le pire, c’est que l’idée est purement brillante sur le papier. Voir deux fois le même film avec les variances de comportement qu’implique la cigarette : moi je dis « belle expérience ». Mais bon, vu qu’après en avoir visionné un, j’ai été consterné par les futilités évoquées, la vision du second est une véritable purge tant finalement cette idée n’est qu’un gadget amusant pour une intrigue vide qui tourne dans le vent. Franchement, ce(s) film(s), c’est juste un joli foutage de gueule.
Je ne parlerais que de «Smoking» (France, 1993) d’Alain Resnais, indépendamment de «No smoking», mais il est évident que l’un et l’autre, similaires, ne peuvent se dissocier. Tout ce que je dis donc sur ce volet du diptyque concerne indirectement son second épisode. «Smoking» débute donc par un choix : celui de fumer ou non. De cette décision, Resnais, Jaoui et Bacri, tous deux scénaristes, extraient deux films de l’imaginaire. Et l’imaginaire c’est bien le seul sujet de cette adaptation d’une pièce d’Ayckbourn. Comment ne pas rire face aux arrières cartons pâtes sinon en mieux les édifiant par notre imagination. L’imagination est, comme dans «La vie est un roman», terrain de jeu. Par les cartons «Ou bien-Ou bien il/elle dit», Resnais fantasme sur l’avenir en influant sur une seule réplique. «Smoking», c’est un peu Paris en bouteille que l’on pourrait contempler avec des «si». Et si… L’imaginaire de ce film resnaisien, où le théâtre comme dans «Mélo» et dans «Pas sur la bouche» est invoqué, s’appuie sur une autre vertu cérébrale : l’illusion. L’illusion est maintenue par le choix singulier de faire un film de 150 minutes avec seulement deux acteurs. Pour entretenir l’illusion, Resnais assujettis son découpage pour n’avoir dans une séquence que deux acteurs. C’est donc dans une succession fluide de dialogues que le film se déroule. L’illusion est parfaite par le grimage réussis d’Azéma et d’Arditi. «Smoking» est peut-être le film le plus ludique de Resnais, il y a du jeu, de l’amusement qui se déploie sous nos yeux et auxquels ont participe volontairement. Le jeu est partout, jusque dans les cartons dessinés par Floc’h. Comme ces enfants qui rêvent à ce qui se produirait si…, Resnais fabule et modèle son œuvre, de ses décors à son montage, pour donner vie à ce canton britannique. Plus fondamentalement, «Smoking» aborde l’imaginaire par le choix. C’est a posteriori, le choix qui gouverne l’imaginaire et l’illusion fabuleuses du film.