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vrecuim
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5,0
Publiée le 16 février 2008
La mise en scène peut paraître déroutante par son rythme particulier et son originalité mais c’est un chef d’œuvre. Poésie faite comme des tableaux avec des petits rien de simplicité, comme des haïkus (courts très simples poèmes), quelques détails, un rythme étrange ponctué de violence inouï par endroits. Les acteurs sont tous formidables, le jeu de Takeshi Kitano, que je trouve beau, utilise presque la même tournure que dans un de ses autres films : L'été de Kikujiro. C’est un jeu comme un masque ou une ombre chinoise, à la fois statique ou figé et dynamique par l’émotion qu’il peut dégager. Et tout ça enrichi avec la musique un peu nostalgique et mystérieuse de Joe Hisaishi, avec souvent l’emploi de la flûte plus le hautbois ou la clarinette. Le fond triste du film me fait penser à la drama Byakuyakou.
Ce film est un pure chef d' oeuvre comme on en fait peu souvent au cinéma. l' histoire racontée est d'une profonde tristesse, d' une grande lenteur mais l'ennui n'intervient jamais car le film est doté d'une puissance émotionnelle tout à fait extraordinaire. La beauté et le raffinement de la musique contribue de manière non négligeable à l'étendu de ce potentiel émotionnelle. Les acteurs et actrices jouent à la perfection. Décidemment Kitano est un surdoué du cinéma.
Kitano m'a desaxé dans ce role. Cette histoire simple, douce et pourtant violente est si bien porté par la subtilité de la camera de Takeshi que chaque petit detail, chaque tic du personnage, devient boulversant. Malgré qu'il usent legerement de roles à repetition, Kitano est toujours inoubliable dans chacun des siens. Une grande fable moderne, subtile et violente: du grand Kitano. Bravo!
Un film poétique à souhait, très peu de dialogue, beaucoup de plans fixes, une musique touchantes, que d’émotion et une ambiance telle que j’en ai eu les larmes aux yeux… Il faut bien entendu adhéré au style de Kitano et à son univers très personnel mais moi je suis vraiment sous le charme…
Mon deuxième Kitano après "Aniki, mon frère" et seconde déception. En effet, je n'ai pas du tout accroché à "Hana-Bi" malgré d'indéniables qualités de mise en scène, notamment lors d'apparitions brusques de la violence, frontale et silencieuse. Il est vrai qu'à ces moments, le style Kitano trouve tout son sens : sa démarche visuelle inspire le respect de par la beauté esthétique qu'elle dégage tandis qu'émotionnellement, il parvient à nous frapper, nous secouer grâce à des transitions surprenantes et autres audacieuses ruptures de ton. Ce long-métrage est ainsi constitué d'une mise en scène parfois éclatante, trop souvent repliée sur elle-même. La chose qui me gêne le plus chez ce cinéaste est qu'il n'aère jamais son cadre, le renferme de façon très carrée et délimite beaucoup trop clairement l'espace (ce qui est dans le champ constitue le film, le reste n'a pas d'importance. Du coup, les personnages semblent comme empêtrés dans un périmètre réduit qu'ils ne maîtrisent pas et paraissent soucieux de s'aventurer au-delà, d'où la perte de naturel). Ses plans sont bien trop rigoureux dans le mauvais sens du terme, c'est-à-dire qu'à force de vouloir être radical, Kitano vide son image et son oeuvre d'émotion, de sentiments et finalement de sens. Admettons toutefois que tout cela est bien photographié mais manque franchement de vie ; c'est triste et monotone, pas aidé par une psychologie simpliste (le mec impassible qui ne prononce pas un mot et défonce tout le monde avant d'être attendri comme un enfant devant la mort prochaine de son épouse, avouez qu'il y a plus original comme concept de dualité) et du même coup une poésie prévisible. L'interprétation est plutôt bonne, quelques séquences remarquables mais "Hana-Bi" ne tient jamais le rythme, plombé par ses faiblesses et notamment ce sens du cadre étouffant jusqu'à l'excès. En attendant de découvrir la suite, toujours est-il que j'ai bien du mal pour le moment.
La poésie de ce film est cinglante de beauté. Parfaitement maîtrisé, la mise en scène est extraordinaire, que d'éloges... Le rythme de l'oeuvre est lente et se rapproche d'un style muet. La musique de Joe Hisaishi apporte beaucoup au film.
Film touchant, violent, poétique, magnifique, Kitano réalise d'une main de maitre, le seul à pouvoir choquer, émouvoir de cette facon et pour ca, il mérite bien ses 4 étoiles.
Un film bizarroïde et lent auquel il faut bien reconnaître une véritable singularité artistique. Si la patte de Takeshi Kitano n'est pas forcément reconnaissable dans la mise en scène, elle l'est dans cette atmosphère doucereuse qui ressemble, toutes proportions gardées, à ce qu'on trouve dans certains films de Jarmush. Kitano se distingue aussi par un jeu d'acteur inédit. Il incarne ici un personnage taciturne, volontiers auteur de "violences calmes". On aime pas forcément mais c'est de l'art, et je comprends le Lion d'Or. A voir, au moins par curiosité.
Pour comprendre Takeshi Kitano il faut voir en son oeuvre en tenant compte de l'idée que les mots schématisent la réalité et ne parviennent pas à saisir l'ampleur de l'émotion humaine. Dans Hana-Bi Kitano en réalisant la synthèse de la violence et de la contemplation exprime cette philosophie. En jouant sur ce jeu de contraste il permet au spectateur de ressentir l'émotivité des personnages en purifiant les sentiments de tout académisme et conformisme. Tout est alors purement intuitif. Cela est rendu possible par la justesse du jeu des acteurs. On notera l'importance de la mémoire qui prend forme dans l'intuition et le caractère proustien du souvenir chez Kitano. Il ne faut pas chercher une morale dans ce film mais juste un explosion de sensibilité (peser au rôle du rire). D'où le titre traduit feu d'artifice. En conclusion ce film est une merveille.
Ah que c'est pénible de terminer un film pareil en restant sobre. J'aurais mis volontiers quatre étoiles si j'avais une substance illicite en ma possession, mais tel n'était pas le cas et j'ai trouvé le film affreusement lent et superbement inintéressant. Je ne connais pas bien Kitano (à part un Zatoichi nul à chier et une Battle royale fadasse) mais si sa réputation est basée sur des films pareils, je ne serai pas pressé de mater ses films. Une étoile pour la scène finale qui est assez bien foutue et qui surtout, nous délivre du supplice.
Je pense que ce film restera graver à jamais dans ma mémoire comme le fut "Old Boy" et autre. Ce film représente une des réactions possibles face à l'impuissance et face au destin tragique. Face à cela, on ne peut faire grand chose si ce n'est de se taire. Seulement, la haine envers ce monde ingras et contaminé par le désir de pouvoir pousse notre héros à utiliser la violence pour s'exprimer. Il néprouve que tendresse pour les gens qu'il aime et pour sa femme atteinte d'une maladie qui l'emportera d'ici peu. Seulement, on ne peut s'épanouir dans ce cercle de violence, seul la mort permettra à mr Nishi de pouvoir s'évader. Takeshi y est extraordinaire et s'est investi à 100% dans ce film puisque les peintures que l'on voit tout au long de ce film ont été réalisés par ses soins. Ce qui donne aussi tout son charme Hana-bi, c'est la musique envoutante rappelant un peu celles des séries américaines des années 70 et 80. Superbe film à regarder encore et encore.