La Cité de la peur, réalisé par Alain Berbérian et écrit par Les Nuls, est bien plus qu'une simple comédie française : c’est un monument de l’humour absurde, un concentré de répliques cultes, de gags visuels délirants et de références pop-culturelles savoureuses.
Ce qui frappe d’abord, ce sont les dialogues, ciselés avec un sens du non-sens parfaitement assumé. Chaque ligne semble taillée pour devenir une citation culte, et c’est exactement ce qu’elles sont devenues. Les échanges fusent avec un rythme comique impeccable.
Ensuite, viennent les gags, aussi variés que loufoques. De la parodie de film d’horreur à la course-poursuite en passant par les mises en abyme farfelues, La Cité de la peur n’épargne rien ni personne. C’est une avalanche de trouvailles visuelles et sonores qui font mouche à chaque fois.
Mais ce qui rend le film inépuisable, c’est sa richesse en références. Le film fourmille de clins d’œil au cinéma, à la télévision, à la société française, au Festival de Cannes lui-même. On y décèle une véritable lettre d’amour au 7e art, mais filtrée par le prisme du burlesque et de l’absurde.
Et le plus fou, c’est que chaque minute fait rire. Il n’y a aucun temps mort. C’est une mécanique comique parfaitement huilée, où chaque scène, aussi délirante soit-elle, a son moment d’anthologie. On rit dès les premières secondes… et on rit encore quand on le revoit pour la 10e fois, même en connaissant chaque réplique par cœur. Ce n’est pas un film qu’on regarde, c’est un film qu’on célèbre.
En somme, La Cité de la peur est immortelle. Un film qui défie le temps, qui rassemble, qui fait du bien et qui prouve qu’en matière de comédie, l’absurde n’a jamais été aussi sérieux.