Même si avec ce titre, "Angel face", on s'attend un peu à ce qui va se passer, le film séduit par ses personnages et par son scenario tiré d'un fait divers. L' histoire n'a pas pris une ride car le crime passionnel est toujours aujourd'hui à la une des infos et voir des acteurs comme Mitchum ( the night of the hunter) et Simmons (Spartacus) dans le jeu de la séduction est toujours un régal.
Thriller noir à l'américaine Un si doux visage est plutôt réussi dans son genre et Preminger met en scène avec une certaine délectation cette histoire amorale. On peut juste regretter que dans sa première demi-heure Un si doux visage peine un peu à s'installer mais une fois passée ce début on a droit à un récit machiavélique se terminant sur une scène finale inattendue et surprenante. Bien servi par ses acteurs avec le toujours nonchalant mais charismatique Mitchum et la jolie Jean Simmons qui nous étonne dans le rôle d'une jeune femme qui sous une apparence d'ange cache un caractère vicieux.
Certain le considère comme un chef-d’œuvre du film noir. Sans aller jusque-là, j’ai passé tout de même un excellent moment devant ce long métrage qui se distingue par une mise en scène comme d’habitude très classe de la part d’Otto Preminger, une interprétation très prenante de Robert Mitchum et de Jean Simmons (qui joue à merveille son rôle de femme manipulatrice), et par un scénario pour le moins habile. On notera d’ailleurs une fin extrêmement surprenante, mais qui peut être aussi amené à débats.
Dans la même veine que La Griffe du Passé bien qu'il lui soit un poil inférieur, Un si doux visage n'en demeure pas moins un classique du film noir avec Jean Simmons juste génialissime dans ce rôle de garce au visage dange. Robert Mitchum quant à lui toujours excellent dans la peau d'un ambuancier qui va se faire piégé par la ravissante jeune femme riche. Il sera attiré par celle qui a un si doux visage mais voudra tout de même retourner à son ancienne vie bien que le destin en décidera autrement. La réalisation est subile, le noir et blanc apporte beaucoup à l'ambiance, et la musique bien appropriée aux scènes. Otto Preminger est un grand réalisateur et le prouve avec ce classique.
Un drame machiavélique de 1952 produit par l'aviateur cinéaste Howard Hugues et réalisé par Otto Preminger !!! Un ambulancier de service tombe sous le charme d'une mystérieuse et mélancolique jeune fille dont la mère est appelé en mission de détresse. La fille lui propose de l'aide financière pour ses projets, rencontre curieusement la copine du gars mais elle révèle un secret de famille lourd et dangereux qui les emmèneront vers la dramaturgie sans trop révèler de spoilers pour ceux qui l'ont pas vu. Un film rondement bien mené qui se laisse regardé aujourd'hui. La musique de Dimitri Thomlin qui accompagne ce long métrage est magnifique. La dernière partie accélère l'histoire qui va au bout de nos surprises. Robert Mitchum est à son habitude excellent et pleins de classes au coté de l'énigmatique Jean Simmons. Un bon film de l'age d'or d'Hollywood à voir.
Je m'attendais à voir un classique du film noir, et je n'ai pas été (trop) déçu. Tous les ingrédients sont réunis, les acteurs sont impeccables. Le film se déroule sans que l'on ne trouve rien à redire. Il manque peut-être un tout petit peu de rythme, mais rien de dramatique.
Un classique du film noir américain, baigné dans une atmosphère vénéneuse, servi par la mise en scène brillante de Preminger, et porté par le sublime couple maudit Robert Mitchum/Jean Simmons.
Grand classique du film noir, auquel s’adjoint une touche de romantisme. Mais que vaut-il aujourd’hui ? Il reste un bon film, au tempo habile, mais très surestimé ! Il ne vaut que par l’interprétation de qualité (exceptionnelle pour Jean Simmons) et la mise en scène magnifiée par l’art des éclairages. Hormis cela, une histoire téléphonée, des personnages sans profondeur, une musique exaspérante (Dimitri Tiomkin, toujours aussi pompier, ne passe bien que dans les westerns !).
Un excellent et captivant Preminger. La détermination de Simmons est dramatiquement fabuleuse, le personnage assuré de Mitchum charismatique. Toute la complexité de leur relation est parfaitement mise en scène.
Diane machiavélique, jalouse et manipulatrice sévèrement sous l’emprise d’un complexe d’Œdipe conduisant à la tentative de meurtre prémédité capture à l’aide d’un air de piano mélancolique un cobaye de passage paresseux, machiste et désabusé succombant sans résistance à une manipulation perçue et acceptée comme susceptible de lui délivrer un éveil sentimental.
Voila certainement la scène choc entamant une inexorable descente aux enfers menant un homme sans idéal ni envergure vers un destin tragique managé par un ange noir au regard froid, fixe et éteint.
L’œuvre sans être parfaite demeure exemplaire dans sa progression dont l’on pressent la conclusion dramatique le long d’un récit un peu lent mais démontrant habilement l’impossibilité d’un homme conscient du marécage dans lequel il se trouve de s’échapper suite à un tempérament faible prenant toujours le dessus sur une lucidité temporaire.
Le mécanisme d’une créature vénéneuse prête à toutes les bassesses et à toutes les séductions intéressées pour continuer à maintenir son emprise sur une entité privée d’un organisme de défense se déploie de manière magistrale dans un contexte de dominances et de soumissions dont les deux protagonistes ont besoin pour s’affirmer.
A travers un dispositif de destruction destiné à récupérer un père idolâtré romancier sans inspiration entretenu par une belle-mère aussi avare qu’indifférente un esprit malheureux glisse de la désespérance à la contemplation jouissive.
Un parcours initiatique menant violemment deux personnages antinomiques vers une même demeure.
Un film noir signé Preminger et emmené par un Mitchum égal à lui-même (c'est-à-dire génial) et une Jean Simmons plutôt à l'aise dans son rôle (même si on peut imaginer ce qu'aurait fait une Liz Taylor à sa place...) Très classique formellement et sans gros défauts, typique du cinéma américain des années 1950, on est tout de même en droit de préférer la première partie du film, toute la séquence du procès étant un peu longue (mais il parait que les Américains aiment ça...), avant un final certes prévisible, mais néanmoins marquant.
De prime abord je pensais que le titre faisait référence au visage de Robert Mitchum, un idée un peu absurde, vu que ça ne se dit pas vraiment d'un homme. Enfin, je continue de voir des films de Preminger en espérant tomber sur une pépite digne de Laura. Alors j'aime beaucoup Mitchum, qui a un charisme fou. Le début du film est assez intéressant, une femme fatale mystérieuse, on se doute qu'elle cache quelque chose, et Mitchum n'arrive pas vraiment à se débarrasser d'elle, il est comme sous son emprise, ça a tout pour faire un grand film, malheureusement je dirai que ça s’essouffle un peu vite. On pourrait diviser le film en trois partie (que je ne dis pas pour ne pas spoiler), mais disons que si la première partie : un film noir classique est pas trop mal, les deux autres sont un peu moins intéressantes, surtout la dernière, qui tourne un peu en rond, sans qu'on sache vraiment où on veut en venir. Reste le final assez surprenant qui vient rattraper une dernière demi heure un peu laborieuse. Après ça reste agréable à regarder, mais je n'ai pas été happé par le film comme je l'ai été pour Laura. Et puis le titre français est vraiment très beau (plus beau que l'original pour une fois). Ça reste un bon film, mais je m'attendais à mieux.