J'aurais volontiers mis les 5 étoiles au complet si je n'avais pas trouvé ce film un poil trop long. Les armées qui luttent, c'était un peu trop long à mon goût. Hormis ceci, comme d'habitude, Kurosawa prouve à quel point il aime et respecte le cinéma et les spectateurs en leur offrant à chaque film un véritable cadeau. Cette fresque historique est ahurissante en beauté de décors et les costumes sont tous plus beaux les uns que les autres ! Kurosawa était vraiment un génie du cinéma asiatique. Arigato gosaimasu !
Un film merveilleux, autant par les décors stupéfiants, que par le scénario et le jeu de rôle qui se veut convaincant et admirable. Kurosawa continue à nous faire rêver avec ce film splendide, dans lequel il nous faudra retenir nos larmes. L'art de la guerre japonnais y est illustré avec beaucoup de noblesse.
Je n'ai vu que trois films de Kurosawa (Les sept samuraïs, Rashomon et celui ci) et c"est typiquement devant ce genre de film que l'on prend conscience de toutes ses limites "cinéphiliques", et qu'on ne peut parler que de ressenti... quand la magie du cinéma vous paraît à ce point mystérieuse, vous ne pouvez qu'admirer ce qui vous est offert, et finalement le Cinéma ne devrait se résumer qu'à ça: la contemplation. Et Nakadaï, qui remplaçait Mifune dans le rôle de muse de Kurosawa est magnifique et bouleversant...
Une fresque de Kurosawa un peu vieillotte aujourd'hui, mais qui témoigne néanmoins du talent incontesté de ce cinéaste en matière de mise en scène : hypnotisant et théâtral, Kagemusha mérite largement le visionnage.
Du pur Kurosawa: des personnages magnifiquement dépeints, toujours avec un soupçon d'humour, un scénario original (bien que basé sur des légendes) et une réalisation virtuose. Seul petit bémol: le film commence à vieillir, les scènes de guerre de la fin sont très marquées années 80 et aurait gagné à être tourné en plein air, et pas en studio... Etait-ce intentionnel de la part du réalisateur, ou par simple manque de moyen?
Dans mon cycle Palme d'or, il n'était pas question de passer à côté du seul film de l'immense Kurosawa a avoir reçu cette récompense. Si elle n'atteint pas l'excellence de "Ran" et qu'elle souffre de quelques longueurs dans la première heure et demie, cette fresque historique est d'une très grande puissance. Certains plans dans les séquences de bataille (spectaculaires comme toujours chez le Maître!!!) et dans celle du cauchemar sont d'une beauté visuelle époustouflante. Quand aux scènes intimistes, elles donnent lieues à une réflexion profonde et intelligente sur le thème de double mais aussi sur celle du pouvoir et comment celui-ci peut changer en bien ou en mal les hommes (eh oui, c'est pas rien!). Tatsuya Nakadai montre une fois de plus sa prodigieuse capacité de transformation dans le double rôle principal (on ne dirait pas du tout le même qui jouera cinq ans plus tard le Lord Hidetora Ichimonji de "Ran"!), et la partition de Shin'ichirō Ikebe est très belle. Une oeuvre faste, émouvante et pessimiste qui pousse une fois de plus à nous incliner devant le talent d'un des plus grands génies du cinéma.
Akira Kurosawa réalise avec ce Kagemusha un film multi-récompensé. Il raconte là l'histoire d'un voleur, sosie du seigneur Shingen Takeda, qui est appelé à remplacer ce dernier pour cacher sa mort.
Le film bénéficie d'une qualité visuelle certaine et se veut très ouvertement centré sur le personnage du Kagemusha -le remplaçant- au détriment de chorégraphies élaborées que pourraient offrir le contexte, les guerres d'unification d'un Japon féodal, peu avant la bataille de Sekigahara (1601). Si cette époque est très utilisée par les auteurs qui veulent traiter des samouraïs, ici elle importe peu. Ainsi lors de la grande scène de bataille du film, la caméra ne montre pas les combats, mais on les suit au travers des réactions du héros et de son état-major.
Idée brillante, qui accompagne un pitch de départ intéressant, mais malheureusement le film reste ancré dans un rythme très lent qui est le principal écueil empêchant de passer un vrai bon moment. De plus, l'interprétation typiquement asiatique, très théâtrale, a de quoi irriter.
En conclusion, si vous n'êtes pas dérangé par les films contemplatifs au rythme un peu lent, vous serez enchanté par celui-ci. Sinon, vous risquez de vous ennuyez très sincèrement malgré les très belles scènes qui jalonnent le tout.
Dans Kagemusha il y a musha. OK c'est pas très fin. Mais le film aussi lui ne l'est pas toujours quand bien même le sensei Kurosawa est aux commandes. Trois heures longues donc où l'on oblige le spectateur à se pâmer devant les costumes (il est vrai superbes) et les paysages (parfois psychédéliques). Avec quelques coupes au katana et une musique moins hors sujet (un solo de trompette pour illustrer un charnier bof...), on tenait là un nouveau chef d'œuvre du réalisateur de Rashomon. Malheureusement ici la Montagne accouche d'une souris...
Quel chef d'oeuvre ! le ton est donné dès la scène d'introduction, magnifique, ou Kurosawa, par un long plan séquence, si loin du cinéma d'aujourd'hui, expose le seigneur et son sosie plus vrai que nature, dans ce Japon moyenageux, ou il est impératif de masquer ses faiblesses vis à vis de l'ennemi. Le film fonctionnera sur le risque pour son héros d'etre découvert à tout moment et sur la mise en scène de son autorité. La tension de ce récit shakespearien ne se démordra jamais. Plastiquement, là aussi, c'est superbe, des décors aux costumes en passant par le travail sur le son, exceptionnel. Les plans de batailles sont suggestives, des silhouettes de guerriers sur l'horizon.
Au XVIème siècle, un chef de clan japonais décide d'engager un double pour le protéger... Récompensé dans de nombreux festivals et ayant obtenu le César du meilleur film étranger en 1981, " Kagemusha " s'impose comme étant une magnifique fresque mélant le drame et la guerre avec un talent comme seul Kurosawa savait le faire. L'histoire est bien agréable à suivre, même si elle est quand même inférieur aux films majeurs du cinéaste que sont notamment Les Sept Samourais ou Ran, et l'interprétation du casting est assez impressionnante - notamment en ce qui concerne Tatsuya Nakadai qui joue son double rôle avec un talent hors pair. Ce long métrage comporte quelques séquences assez marquantes - grâce évidemment à la magnifique photographie en couleur - dont celle de la fameuse bataille finale qui reste une des plus belles scènes que j'ai pu visionner dans la filmographie de ce cinéaste. En bref, une oeuvre hautement recommandable et qui se visionne à chaque fois avec le même plaisir.
Fresque historique récompensée par la palme d’or en 1980, Kagemusha est un chef d’œuvre comme seul Kurosawa en a le secret. Porté par un Tatsuya Nakadai exceptionnel dans son rôle de sosie, cette œuvre qui lorgne à la fois vers un cinéma intimiste et épique nous conte l’histoire d’un voleur qui du jour au lendemain devient le double d’un grand seigneur assoiffé de pouvoir et de conquête. Pour soutenir ce synopsis intriguant, Kurosawa s’est permis de doter son film d’une mise en scène magnifique et très originale. Si les combats sont comme d’habitude chez le réalisateur filmés avec aisance et maestria, son utilisation de couleurs chaudes dans certaines scènes rappelle que les grandes qualités du maître résident aussi dans sa manière virtuose de retranscrire à l’écran des choses simples tels un rêve ou une émotion de manière à ce que cela ressemble à un tableau animé qui hypnotisera le regard du spectateur. A cela s’ajoute une bande originale qui n’est certes pas aussi visible que dans ces films précédent, mais qui possède se don suprême de magnifier la moindre image. En définitive, Kagemusha est une œuvre sublime et profonde qui ne passionnera malheureusement pas tout le monde de par ces quelques longueurs. À découvrir dans tous les cas.
Fresque impériale d'un Japon féodale du XVIème. Le scénario, les couleurs, la mise en scène (théâtrale à la Japonaise), le jeu d'acteur (Tatsuya Nakadai y est brillant), la musique, etc. : nickel. La mise en scène du cauchemar du personnage principal est à ce titre grandiose. Toutefois, j'ai vu ce film pour la première fois en 2000 et des brouettes ; je l'avais trouvé bien rythmé. Et là, dix ans plus tard, je le trouve à certains moments un peu mou. Mais comme certains le chantaient : "Les choses ont changé!". Toujours est-il que ce film reste une référence. A ne manquer sous aucun prétexte!