Mort à Venise
Note moyenne
3,6
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131 critiques spectateurs

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Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 septembre 2014
Adaptation d’une nouvelle de Thomas Mann, « Mort à Venise » nous fait suivre un compositeur vieillissant débarquant à Venise pour s’épanouir et chercher de nouvelles inspirations. Ne trouvant guère d’inspiration, il est de plus en plus intrigué par un jeune adolescent au look androgyne… Pour ce qui sera l’un de ses derniers films (il n’en fera plus que trois par la suite), Luchino Visconti adopte un style assez contemplatif, sur un rythme assez lent et avec peu de dialogues, et pourtant, il n’ennuie jamais. Sa mise en scène est excellente, il instaure peu à peu une atmosphère très troublante, mystérieuse, parfois déprimante et surtout fascinante autour du personnage principal qui va s’éprendre, jusqu’à l’obsession de ce jeune garçon.Mélancolique, Visconti laisse son personnage s’évader dans son passé où se trouve notamment sa femme et sa fille. Le réalisateur Italien médite sur plusieurs thèmes tels que la mort, la vie, l’amour, la recherche du bonheur ou encore la beauté, qui est au cœur du film. Il met en scène un Venise à la fois magnifique mais aussi malade, où l’on désinfecte les rues. Il laisse parler l’image et sa réalisation est superbe. Tous ses plans sont réfléchis et gracieux et sa caméra est toujours fluide. De plus il utilise la musique, déjà très belle, à merveille et la photographie est de toute beauté. Dirk Bogarde retranscrit à merveille l’ambiguïté et la tristesse de son personnage, pendant que Bjorn Andresen incarne cet être qui représente aux yeux du compositeur la beauté absolue et obsédante. Un film fascinant dans lequel Visconti nous transporte de la première à la dernière minute. Un film touchant, troublant, tragique et esthétiquement magnifique.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 juin 2014
Si ce très beau film ne risquait de satisfaire les spectateurs haineux dans leur rapprochement entre homosexualité et pédophilie (un amalgame d’autant plus étrange dès lors que l’on sait que Visconti reconnaitra, peu de temps après la sortie du film, qu’il était lui-même homosexuel), Mort à Venise, adapté du roman de Thomas Mann, serait une œuvre irréprochable. La fascination qu’éprouve ce musicien allemand en manque d’inspiration, interprété par Dirk Bogarde, (que l’on devine inspiré du compositeur Gustav Mahler, dont on entend d’ailleurs plusieurs partitions) pour un gamin polonais de quatorze ans, filmée dans de magnifiques décors reconstituant la Venise, représentée comme la capitale touristique de la bourgeoisie européenne du début du vingtième siècle, transforme toute la réflexion qui est entreprise sur la beauté et sa quête, en un film terriblement malsain. La lenteur à laquelle se développe cet amour impossible et le peu de dialogues rendent l’immersion dans ce microcosme mondain et hypocrite très difficile, jusqu’à la dernière demi-heure où la déchéance psychologique du personnage vient se mêler à une menace plus concrète, celle d’une épidémie de choléra. La scène de fin d’ailleurs est sûrement la plus mémorable du film, mais encore faut-il adhérer à l’approche purement contemplative de ce long-métrage de plus de deux heures.
Ghibliste
Ghibliste

94 abonnés 577 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mai 2015
"Mort à Venise" est le premier long-métrage de Luchino Visconti que j'ai eu la chance de voir. Et quelle claquounette ! Cette adaptation d’une nouvelle de Thomas Mann est aussi superbe que tragique. Pourtant, les 3 premiers quarts d'heure - bien que visuellement sublimes et musicalement intenses - sont quand même très lents, et même si la suite ne sera pas beaucoup plus rythmée, l'histoire, elle, prendra un tournant dramatique bouleversant, avec de magnifiques et troublantes scènes - muettes - entre l'extraordinaire Dirk Bogarde et le jeune éphèbe Bjorn Andersen. Parce qu'en effet, il y a très peu de mots, hormis lors des échanges philosophiques entre le héros vieillissant et son collègue, mais la grande musique de Gustav Mahler et la réalisation précise de Luchino Visconti captivent. Ainsi, au fur et à mesure qu'avance ce film contemplatif, subtil, mélancolique et d'un esthétisme désarmant, la fascination gagne, jusqu'à cette scène finale sur la plage, d'anthologie... Une histoire d'un romantisme ahurissant, mais qui aborde surtout le thème difficile du désir interdit, avec une classe et une humanité nécessaires... Du très très grand cinéma !
Tom H.
Tom H.

8 abonnés 62 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mai 2014
Mon premier Visconti, il m'a conquis avec la beauté de son film, sa poésie dans l'image, car le film est en réalité un long enchaînement d'images entre deux personnes qui se regardent sans se parler. Une vraie beauté ce film, un film sur la beauté physique, un vieil homme qui adule un jeune garçon androgyne sans pour autant y voir un côté sexuel, simplement l'admiration de la douceur (et de la fraîcheur sans doute) physique et l'élégance du personnage.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 mars 2014
C'est étrange parce que mon avis diverge pas mal de ceux qui aiment également Mort à Venise. Pour moi, et c'est pour ça que je n'ai pas mis 5 étoiles, le film, sur un plan purement formelle, a vieilli. Tout ces panoramiques zoomés et dézoomés ont vieilli. Qui aujourd'hui essaye de reproduire ce genre de plan ? Car c'est bien à cela que l'on reconnait un film visuellement visionnaire. Au nombre de cinéaste qui ont tenté de reproduire. En ce sens, Visconti est pour moi à des années lumière de Kubrick, Malick (style unique et tant de fois imité), ou encore Resnais (qui vient de nous quitter au moment où j'écris cette critique. RIP Mr
Resnais) et les déchirants travelling qu'il nous offre dans Nuit et Brouillard ou Hiroshima mon amour…Sur cet aspect la des choses donc, Mort à Venise a pu me gêner. Mais Visconti était un metteur en scène de théâtre et d'opéra, et, il fait son film de cet façon. Le défi était pourtant immense. Raconter l'histoire d'un homme, parfaitement hétéro (et Visconti prend bien soin de nous le montrer), qui au crépuscule de sa vie, va être frappé, submergé, par la beauté d'un jeune homme, et cela dans la plus belle ville du monde, qui va être elle même petit à petit rongé par la maladie. Il faut également se rappeler, chose importante, que le film sort en 1971. Alors comment faire pour que les spectateurs, majoritairement hétéro, puisse comprendre et être frappé par cette beauté ? En prenant pour incarner cette beauté, un acteur dont on a d'abord du mal, la première fois qu'on le voit, à savoir si c'est un garçon ou une fille. En prenant un acteur, qui pourrait faire penser à Jesus enfant ? Et cette seconde supposition, vu la façon dont Visconti représente son personnage, n'est pas si perché…Ou alors, en mettant son film en musique avec Mahler et sa symphonie n°5 ? Visconti réussit avec la dernière scène, à représenter la Beauté, avec ce plan immense, où, alors que le soleil éblouie la caméra, le garçon lève le bras vers le ciel, un appareil photo dans le coin du cadre. Si ça, ce n'est pas l'un des plus beau plan de l'histoire du cinéma, que l'on me prouve le contraire.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 février 2014
Malgré le minimalisme des dialogues et de l'action Visconti arrive à accrocher le spectateur en quelques plans. Bien aidé il est vrai par un Dick Bogarde génial en pédéraste honteux, agonisant sous nos yeux à deux pas du bol de sangria.
Hotinhere

791 abonnés 5 472 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 novembre 2021
Un drame crépusculaire troublant et malsain, filmé par Visconti avec une grâce hypnotique, porté par un Dirk Bogarde bouleversant, et accompagné par la musique enivrante de de Mahler.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 août 2013
On entend beaucoup d'avis divergents sur la "Mort à Venise" de Visconti, distribuée à Cannes en 70. Ennuyeux, poseur et dénué de péripéties selon les contempteurs du film. Peut-être. Mais Visconti, loin d'être mon cinéaste de référence, signe indéniablement un film clé en adaptant la nouvelle de Thomas Mann. Lointain avatar du compositeur autrichien Mahler, Dirk Bogarde alias Gustav siège au grand hôtel du Lido. Ce décor où défilent de cérémonieuses beautés fin de siècle se conforme à peu près au Venise de Proust, Commencini et Paul Morand, liquide et saumâtre, reflet de nos cauchemars les plus vivaces. Dès lors l'étrange fixité du décor permet à Luchino Visconti de développer une méditation symboliste sur l'art. L'apparente beauté décadentiste des 30 premières minutes, digne d'une toile de Degas, révèle en fait sa facticité, à mesure que s'étend des canaux le Choléra, dans le dégoulinement final du maquillage de Gustav, étendu inerte sur le sable, lors de la dernière scène. Cet effondrement imagé du décor et cette désertion de la plage, comme chez Antonioni, souligne assez la prégnance mortifère du désir de Gustav pour l'archange Tadzio, incarnant une certaine idée fuyante du Beau. La négativité dévastatrice du propos, cette manière qu'à Visconti d'empêcher l'élévation triomphale de son propre film, lézarde dès lors l'apparent classicisme de la "Mort à Venise" du maitre italien qui s'avère finalement un obsédant mirage, certes déprimant, mais dont la profondeur introspective dépasse de loin le surévalué "8 et demi" de Fellini.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 juillet 2013
J'ai tout détesté dans ce film. Le scénario (si tant est qu'il existe), les personnages, le jeux des acteurs... Bref, ce fut très très long et pénible à regarder, j'ai fini par en rire. Sans doute l'un des films (si ce n'est LE film) qui m'as le plus désagréablement marqué.
Angela Ki La
Angela Ki La

66 abonnés 586 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 janvier 2013
Tout le monde dit que c’est un chef-d’œuvre, comme quoi le terme de chef-d’œuvre peut être largement subjectif. C’est vrai que Visconti excelle dans la mise en images, et maîtrise le cadrage comme personne, mais c’est le moins qu’on puisse attendre de lui. Mais derrière toute cette démonstration, il y a quoi ? A part le fait qu’il semble aimer Auguste Renoir, Je ne vois qu’une répétition de plans, à force de zoom, encore un zoom, encore un zoom, sur un artiste d’âge mûr, qui mate un jeune éphèbe, qui est aussi raide qu’une statue de cire. Tous ces discours sur l’art qu’on voit en flash-back ça fait cache-misère, et le mouvement de la symphonie de Mahler qui revient toutes les deux minutes, c’est lourd, pas subtil du tout. En plus les dialogues souvent noyés dans le brouhaha de l’hôtel, on sent que c’est fait exprès, mais ça énerve quand il n’y a rien d’autre à l’écran. Tous les autres acteurs qui sont à l’écran n’existent pas, tous les membres de l’hôtel un gigantesque second rôle sans vie, se sont juste des prétextes qui servent à mettre Aschenbald en valeur, c’est vrai qu’il en a bien besoin, pour exister. Formel et rien d’autre, pas bon.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 décembre 2012
Je n'oublierais jamais ce film, cette errance, cette musique, ces regards. Un chef-d'œuvre avec un Dirk Bogarde proche du génie !
JohanJett
JohanJett

39 abonnés 209 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 décembre 2012
Un film sentimentalisme et romantisme sur un homme mourant à Venise au 19 éme siècle .Luchino Visconti réalisera son film le plus personnel voire même le plus abouti de son histoire.

Toute cette histoire sur Venise dépeint avec grâce un hôtel et ses habitant(e)s autour d'une plage avec grâce toute la splendeur d'un grand réalisateur italien.

Une œuvre déchirante d'une grande clarté ,la mise en scène est très bien soignée,plusieurs plans séquentiels sont très raffinés comme ceux du principal personnage récurent fréquentant dans des flashbacks une jeune prostitué et pianiste dont le plan de la caméra est disposé d'une manière assez délicate avec un grand miroir au dessus d'elle afin d'éclairer sa chambre.

Visconti avait réalisé un film sur la mort d'un compositeur avec virtuosité sur la perfection d'un artiste admirablement bien joué par un acteur anglais, Sir Dick Bogart
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 228 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 décembre 2012
Encore un chef d'euvre (à mon avis, le dernier) du grand Visconti. Visuellement parfait, une musique parfaitement utilisée, une interprétation hors paire de Dirk Bogarde, un film fascinant et d'une grande beauté.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 novembre 2012
"Mort à Venise" est une film d'une beauté rare.Cette histoire bouleversante d'un homme mourant qui revisite sa propre vie et ses propres mensonges. Une expérience inoubliable...
Sergio-Leone
Sergio-Leone

210 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2012
Un beau film parfois très contemplatif avec de longs plans séquences qui ne ravira pas tous les publics mais qui charmera les cinéphiles. Les cadres sont superbes et cet amour platonique est poussé à son paroxysme sans le moindre dialogue ou presque. Une œuvre romantique qui flirte avec les limites mais qui marque les esprits.
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