Mort à Venise
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    Note moyenne :   3,6 pour 650 notes dont 69 critiques  | 
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    Arthur de Bussy
    Arthur de Bussy

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      5 - Chef d'oeuvre

    Le chef-d'oeuvre de Luchino Visconti. «Mort à Venise» est son film le plus abouti, et tout simplement le plus beau. Merveille de subtilité et d'harmonie, c'est peut-être le plus apaisé en apparence, alors qu'au fond gronde la mort qui s'approche à grands pas, le temps qui rattrape peu à peu l'homme dans la plus grande des douleurs, morale et physique. Derrière sa grande méticulosité, presque de la préciosité, se cache ou plutôt se dévoile la tragédie de toute vie d'artiste, et même de toute vie tout court. Là où le perfectionnisme démesuré de Visconti pouvait auparavant brider son oeuvre par excès d'esthétisme et d'« inhumanité », le choc de sa rencontre avec la musique de Mahler et le jeu extraordinaire de Dirk Bogarde ne fait qu'intensifier la grande beauté du film. En effet, bien que n'étant pas un inconditionnel de Gustav Mahler, je ne peux que reconnaître l'apport essentiel de son art au long métrage de Visconti, sa musique seillant à merveille au drame intérieur du compositeur joué par Bogarde. Et je reviens une fois de plus au talent prodigieux de Dirk Bogarde, signant là l'un des plus grands rôles de sa carrière. J'avoue ne pas être particulièrement sensible à l'art de Visconti, à mon sens trop enfermé dans son esthétique limite grandiloquente, dans son théâtre filmé, et pas toujours avec grâce. Mais là nul besoin de discourir pendant des heures, «Mort à Venise» est une splendeur absolue. Certes, pas des plus audacieuses, mais le beau n'a jamais été synonyme d'innovation. Il fallait sans doute la rencontre de Mann, Mahler et Visconti pour magnifier l'art du dernier. Il n'empêche que le résultat est incontestable : «Mort à Venise» est magnifique. Sommet de l'oeuvre de l'italien, qui a sans doute réalisé là son film le plus personnel. Incontournable. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/

    Ajoutée le 18 mai 2012 à 11h50
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    marguerite151
    marguerite151

    19 abonnés | Lire ses 149 critiques |

      4 - Très bien

    Même si il nous avait habitué à mieux ce grand nom du cinéma italien Visconti, nous offres un film très esthétique qui démontre une fois encore son talent. Une histoire d'amour dépeint sur la ville de Venise, où ce vieillissant compositeur à la recherche de l'inspiration fait la rencontre sur une musique de Gustave Mahler d'un jeune adolescent à la beauté tellement troublante qu'il ya une confusion sur son sexe, Visconti jout de cette confusion pour troubler autant le spectateur que son héros. Il donne en cela une parfaite définition de la beauté qui ne semble ni féminine ni masculine à laquelle succombe complètement notre héros et qui s'éprend de ce jeune garçon qui devient une véritable obsession. Sur un ton paisible et extrêmement contemplatif,les désirs homosexuels d'un homme sont présentés visuellement emportant complètement le spectateur dans un florilège d'image en apparence normal mais qui cache un lyrisme et une beauté inspirante. Malgré tout, il y a une certaine lenteur qui peut-être extrêmement lassante, mais qui n'empêche pas heureusement d'arrêter le film, on se passe facilement de dialogue, tout est dans le visuel, l'expression des visages et des corps. La musique y est placé les 3 quarts du temps et sublime les émotions de personnage que se soit de la tristesse, du désir ou de l'amour, rien n'est oublié. Le casting y est tout simplement superbe, avec Dirk Bogarde héros déchut sympthatique mais un peu distant avec le spectateur, Bjorn Andresen à la beauté fantastique, en revanche je n'ai pas reconnu Marisa Berenson nottament présente au scénario. Au final, une oeuvre soigné et esthétique visuellement et musicalement, un Visconti presque au sommet de son art avec un film sublime et mélancholique.

    Ajoutée le 09 mars 2012 à 19h59
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    hansson
    hansson

    1 abonné | Lire ses 43 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Chef d'oeuvre ! Boulversant tragique un film qui laisse une trace profonde ! Et que dire de la musique de gustav mahler ...

    Ajoutée le 22 févr. 2012 à 03h29
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    Natgui
    Natgui

    6 abonnés | Lire ses 169 critiques |

      4.5 - Excellent

    L’âge de toutes les découvertes et de tous les émois fixe sans détour un visage usé, en plein doute, inquiet, solitaire venant quêter une inspiration incertaine dans une ville suffocante associant beauté et laideur dans de mauvaises odeurs persistantes. La beauté est une abstraction des sens, elle se traque désespérément dans des notes de musiques aux combinatoires mathématiques infinies alors qu’elle s’abrite sous les traits d'un adolescent presque androgyne, insouciant masquant une sureté de soi dans des jeux de plages basiques. L’artiste bouleversé par une pulsion émotionnelle soudaine s’émiette lentement dans des perceptions naviguant entre homosexualité refoulée et contemplation au bord de la syncope.. La perfection n’est plus sur une toile ou dans un son elle est blonde et masculine. Provocatrice elle se laisse admirer en s’ajustant au regard d’un intellectuel au portes de la vieillesse éveillé par une sublime apparition de chair et de sang remettant en question l’approche d’une beauté considérée comme impalpable si elle n’est pas en rapport avec les arts. Lent et peu bavard Mort à Venise accompagné de la somptueuse et désespérante musique de Malher touche par la grâce un personnage hautain, contemplatif éloigné d’un site de vacances déroulant ses procédures internes communicatives jugées dérisoires et sans âmes par un intellectuel en quête de la révélation suprême. Un film extraordinaire, magnifique, sensitif à l’extrême sur l’emprise des sens et son mécanisme d’aliénation et de destruction s’acharnant impitoyablement sur une machine à penser déclinante complètement périclitée par une image sublime qu'elle ne peut saisir que par l'extase.

    Ajoutée le 06 févr. 2012 à 09h54
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    nekourouh
    nekourouh

    16 abonnés | Lire ses 719 critiques |

      4.5 - Excellent

    Un ensemble qui est constitué de très belles scènes, notemment la naissance du désir dans une salle au début, les chants dans le restaurant extérieur et mention spéciale à la scène finale. C'est également un portrait assez tragique de l'intellectel, ou l'Albatros : maladroit avec autrui, et dont les désirs prennent une forme magnifique. Il est également en décalage perpetuel avec sa culture (d'où une des utilités de la scène chez le coiffeur où l'on voit tout son malaise et son incompréhension). Excellent film !

    Ajoutée le 04 févr. 2012 à 18h43
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    stillpop
    stillpop

    21 abonnés | Lire ses 1404 critiques |

      4 - Très bien

    L'histoire d'un homme fatigué de beaucoup d'échecs, qui va se reposer à Venise, comme d'autres font leur voyage de noces. Voici un film culte à prendre avec des pincettes. Le sujet tout d'abord. La découverte tardive de l'ambivalence de la sexualité masculine. Puisque tout est basé sur la beauté, la perfection et le look, et que les grecs ont compris bien avant le marais parisien : le pouvoir du plaisir de la ressemblance (on appelle ça un miroir), les hommes avec les hommes, les femmes pour procréer et blablater ensemble ! Qu'est ce qui empêche les hommes de 2008 d'aimer la jeunesse masculine, à part leurs goûts profonds, la morale catholique et la loi laïque ? Il est sûr que ce choix a participé à l'odeur de souffre de ce film. Mais s'il est essentiel pour comprendre que l'humanité ne se résume pas à la norme pour les moutons qui ont peur de se perdre dans les méandres de la beauté et de l'aventure, une jeune fille aurait autant fait l'affaire. Et pourtant, peut-être pas. Tout serait devenu plus salace, sinon vulgaire, ici, le jeune garçon joue et utilise tout son pouvoir de séduction naissant (et bientôt périmé) pour jouer contre un adversaire finalement plus proche donc plus complexe, et surtout à sa hauteur. Si ce jeu très pervers de la proie sur le chasseur presque inversé prend tout son sel par son homosexualité, il est aussi original. Qu'on ne me parle pas de pédophilie ou de détournement de mineur, à 14 ans à cette époque, on était suffisament grand pour savoir ce que l'on doit faire et avec qui. De signe de croix, il n'est pas question dans ce film, la bourgeoisie de l'époque avait depuis longtemps pris ses distances avec le clergé, et l'expression du physique masculin, avec des maillots plus que suggestifs annonçait la fin du corps que l'on cache, même en bonne société. A moins que la bourgeoisie ne considère l'adolescent indemne des stupres du désir charnel adulte. Car ce que plusieurs passages à la télévision m'avaient fait perdre, c'est le jeu sournois de ce jeune Polonais. Sur grand écran, aucune indécision n'est possible, la jeunesse s'ouvre à la puissance de la séduction, et au danger de s'intéresser à l'autre, à une époque où la mixité était quasiment impensable, l'homosexualité était le premier expédient du désir des entrailles. C'est finalement ce qu'il y a de plus choquant, l'homme frustré de tant d'échecs n'est pas le plus pervers, seul l'« innocence » fait l'avocat du jeune éphèbe. Le film est évidemment aussi une histoire d'amour, mais tellement polluée de scandale et de pathos que l'on oublie presque que Visconti a parfaitement décrit sans aucune niaiserie les émois sentimentaux de ce vieil homme, sur presque tout les plans. Tous les thèmes sont abordés, la vieillesse, la séduction, l'amour, la pédérastie, le changement de siècle dans l'art de la musique, la corruption intellectuelle d'une ville touristique comme Venise, et bien d'autres choses qui tiennent à peine dans 2h10 de film. Et c'est beau. Evidemment, tout n'est pas parfait, la lenteur incroyable de la première demi-heure donne à voir une belle photographie, mais ça ne suffit pas à sortir de l'ennui. Les plans qui tournoient (lentement) pour découvrir les salons sont intelligents, mais au troisième, on sent le système. Sans parler de ces zooms obligatoires du début du film sur Bogarde. Les scènes de flash back avec l'ami critique d'art ou compositeur ne sont pas du tout maîtrisées à mon goût et tombent un peu comme un cheveu sur la soupe puisque les dialogues sont empesés et abscons tandis que le positionnement amical n'est pas très clair. Et le vrai problème en ce qui me concerne, c'est que je crois que je n'aime pas Mahler, autant dire que le film est un peu pénible à ce niveau ! Le truc qui mettra tout le monde d'accord, même les imbéciles, ce sont ces deux superbes scènes sur la plage. La première, inoubliable, du compositeur écrivant face à la beauté pure, qui essaye de sauver un moment d'éternité, de cet enfant drapé à la romaine qui part contempler la mer dans un coin du cadre de la caméra, tellement gracieux, tellement au delà des contingences matérielles. Le genre de scène qui perd tout intérêt à la télé, mais qui prend sens et majesté au cinéma sur grand écran. Celle où après une bagarre imbécile avec un camarade de son âge ingrat et puéril sinon machiste, il va chercher la pureté sans doute la maturité vers l'eau et le soleil qui crépite d'intensité sur sa magnifique ombre chinoise d'enfant polonais entre deux âges, sur une plage vénicienne filmé par un italien, marqué à jamais par la beauté et la grâce dont il abuse de manière ostentatoire, cette chance que le hasard lui a donné à la naissance. Rien que pour ces deux moments, très courts, ce film est le chef d' œuvre absolu, qui montre la beauté parfaite, peu importe que ce soit un homme, un enfant ou une femme, Visconti a su diriger cette beauté du diable, et c'est éternellement magnifique.

    Ajoutée le 03 févr. 2012 à 02h24
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    brunodinah
    brunodinah

    5 abonnés | Lire ses 592 critiques |

      3 - Pas mal

    Aaah... Luchino Visconti... Le réalisateur de "Senso" et du "Guépard" apporte sa touche personnelle : accents baroques et minutie des détails. A travers l'artiste (magnifique Dirk Bogarde, vu dans "Les damnés" du même Visconti, et dans "Un pont trop loin" avec Richard Attenborough), Monsieur Visconti peint la Belle Epoque de Venise. Dans ces décors originaux magistraux, l'artiste musicien est décrit dans sa globalité grâce à l'idée des flashbacks qui caractérisent si bien sa vie. A Venise, où il est venu chercher calme et sérénité (il sent qu'il est à la fin de sa vie), il fait la rencontre d'une adolescente qui résume assez bien sa vie : paradoxes musicaux, quintescence de l'âge, intelligence musicale, mais surtout la beauté de l'adolescente envahissante et dérangeante pour l'artiste (Dirk Bogarde). L'adolescente est incarnée par Bjorn Andresen, et même si elle n'apparaît que succintement à chaque fois, elle rallume la flamme de Dirk Bogarde. C'est ici que les vingt dernières minutes prennent tout un sens. Dans cette ambiance baroque resplendissante à souhait, sous fond d'une musique de Mahler en grande forme, Dirk Bogarde nous touche en toute simplicité sur sa vie (ses paradoxes) et sa stature de star déchue. La scène finale reste l'apothéose du talent irréfutable du duo Visconti/Bogarde. La musique de Gustav Mahler a l'art de prendre de haut tous les personnages qui se caractérisent par des thèmes différents. Avec aussi Silvana Mangano ("Barrage contre le Pacifique" de René Clément, "Théorème" de Pier Paolo Pasolini, "Dune" de Monsieur Lynch), Marisa Berenson (découverte sur ce tournage et vue par la suite dans "Barry Lindon") et Romolo Valli ("Il était une fois la Révolution", "1900"). Le scénario, très bien trouvé, mérite toutes mes félicitations : merci Luchino, et merci Thomas Mann (Il a écrit notamment "Les Buddenbrooks") ! "Mort à Venise" est un film assez typique de Monsieur Visconti qui appuie de plus en plus l'idée de la mort et de la décadence au fur et à mesure de ces films. "Mort à Venise" n'est pas à prendre à la légère, et malgré qu'il soit des années 1970, ce n'est pas qu'il a vieilli, ce n'est pas que l'ambiance n'y est plus, mais c'est qu'il s'agit d'un Visconti sans doute pur et dur mais bougrement efficace dans le fond. Aujourd'hui, la forme a légèrement vieilli (surtout la musique de Mahler, pour ceux qui n'aiment pas la musique classique), mais il s'agit d'un Visconti, maîtrisé de part en part, alors au faîte de sa gloire. Je le conseille vivement à ceux qui ont aimé "Cinema Paradiso", "Il était une fois la Révolution" et "Et au milieu coule une rivière". A noter : "Morte a Venezia" a reçu le Prix du 25ème anniversaire du Festival de Cannes.

    Ajoutée le 07 juin 2011 à 11h34
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    GabbaGabbaHey
    GabbaGabbaHey

    99 abonnés | Lire ses 1584 critiques |

      4 - Très bien

    Un film magnifique de Luchino Visconti. Un drame d'une intensité mémorable, mis en scene magistralement et bercé par une partition des plus belles, avec notamment une intervention émouvante de la "Lettre A Elise" de Beethoven. "Mort A Venise", de son titre a ses acteurs, en passant par son scenario, est un film d'une beauté incomparable, d'une grande complexité et d'une grande puissance. La première partie du film est calme, moins mélancolique, doucement poétique, et en avançant, le film devient presque chef-d'oeuvresque, et s'éteint sur un final intensément émouvant. Un film exceptionnellement marquant.

    Ajoutée le 11 avr. 2011 à 09h43
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    petitlapinnoir
    petitlapinnoir

    1 abonné | Lire ses 102 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Au son de la 5e symphonie de Gustav Mahler, l'esthète du cinéma italien nous convie dans un univers morbide. Au discours intellectuel véhiculé par le film, s'ajoute une relation équivoque entre un bel adolescent, et un musicien sur le déclin. Au final, une oeuvre dérangeante et magnifique.

    Ajoutée le 02 avr. 2011 à 11h12
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    Parkko
    Parkko

    32 abonnés | Lire ses 1413 critiques |

      1.5 - Mauvais

    Je n'ai pas lu le roman dont s'inspire le film, mais apparemment il était bref et rythmé, tout le contraire donc de l'œuvre de Visconti. Son film cherche beaucoup à jouer à travers la suggération, mais l'accumulation de scènes qui n'apportent rien de plus que les précédentes finit par lasser. Le récit n'avance pas, et trainasse. Quant à la mise en scène, elle est inutilement démonstrative. Visconti accumule exagérément les procédés de mise en scène : mouvements de caméra à tout va, et surtout, surtout, zoom répétés sur les personnages, ou au contraire zoom en arrière pour passer d'un plan rapproché à un plan moyen. Mais cela est tellement voyant que ça en devient agaçant, et surtout au final assez peu utile (contrairement à Stanley Kubrick dans Barry Lyndon par exemple). Les membres du jury de Cannes en 1970 ont eu la bonne idée de ne pas lui décerner la palme d'or (mais le prix « volé » du 25e anniversaire...) pour le donner au merveilleux Le Messager de Joseph Losey. A force de suggestion et de contemplation, Visconti signe une œuvre qui certes, ne laissera pas indifférent, mais qui se révèle être inutilement attentiste et au final pas très intéressante.

    Ajoutée le 25 févr. 2011 à 20h39
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