Divorce à l'Italienne
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LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 657 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 avril 2026
Esthétiquement c’est un beau film noir et blanc avec Marcello Mastroianni, des musiques italiennes, de beaux décors féministes. Pour le reste ce n’est pas très drôle. Bien entendu pas en phase avec les standards de féminisme actuel ce qui n’est pas un défaut si on le considère le film comme le témoignage d’une autre époque.
Yves G.

1 847 abonnés 4 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juin 2025
Le baron Ferdinando Cefalù (Marcello Mastroianni) n’est pas heureux en mariage avec Rosalia (Daniela Rocca), une matrone hommasse. Il n’a d’yeux que pour sa jeune cousine, la virginale Angela (Stefania Sandrelli). Mais, dans l’Italie de l’époque, le divorce lui est interdit. Pour épouser Angela, il conçoit un plan machiavélique : pousser Rosalia dans les bras d’un autre homme, surprendre le couple adultère, tuer l’amant et n’écoper que d’une peine légère au titre d’un crime d’honneur.

Après le néo-réalisme dans les années 40, Cinecittà, qui à l’époque connaissait une vitalité qu’il a depuis perdue, donnait naissance à un genre nouveau qui fit florès : la comédie à l’italienne. Après avoir décrit les problèmes sociaux qui traversent la société italienne avec noirceur, la comédie italienne préfère en rire, Son plus grand maître, aujourd’hui passablement oublié, fut Mario Monicelli qui fit tourner la star Totò et signa, en 1958, "Le Pigeon" avec Vittorio Gassman. Les grands maîtres de la comédie italienne, de plus en plus grinçante dans sa critique de la société italienne des années 70, de son conservatisme, de son hypocrisie, du fossé grandissant qui séparait les plus riches des plus pauvres, furent De Sica, Comencini, Risi.

Pietro Germi a été éclipsé par ces grands noms. Il a pourtant signé quelques comédies délicieuses dans les années 60, qui se moquaient gentiment de l’hypocrisie sexuelle des Italiens, qui faisaient encore mine de respecter les dogmes de l’Eglise catholique, tout en enchaînant en cachette les aventures.

"Divorce à l’italienne" est un film tout entier construit autour de son acteur principal. Marcello Mastroianni tourne alors depuis quinze ans. Il a atteint la célébrité grâce à son rôle dans "Nuits blanches" (1957) de Visconti, mais plus encore grâce à "Dolce Vita" (1960) de Fellini qui assoit son statut de latin lover, en Italie et à l’étranger. Une scène de "Divorce à l’italienne" se déroule d’ailleurs dans un cinéma où est projeté le film de Fellini devant une audience qui s’enflamme à chaque apparition d’Anita Ekberg.
Il est irrésistible, dans le registre de l’auto-dérision. Sans doute en fait-il beaucoup trop – alors qu’il sait fort bien avoir une interprétation plus retenue comme dans "La Nuit" (1961) d’Antonioni ou "L’Etranger" (1967) de Visconti. Mais on le lui pardonne volontiers.

Le scénario de Divorce à l’italienne n’est guère crédible. Mais peu importe. Il est d’une joyeuse immoralité et d’une communicative drôlerie, jusqu’à son ultime plan. Il est en phase avec une société en pleine évolution, qui s’échappe de la bigoterie pour plonger avec gourmandise dans la modernité, comme l’a montré l’"Enquête sur la sexualité" (1964) de Pasolini.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2025
Ferdinando s'est lassé de sa femme bruyante et simplette, et préfèrerait plutôt sa jeune cousine Angela (qui ne dirait pas non), mais problème : dans ce village, les femmes sont denrées convoitées, fantasmées, longuement discutées par les hommes assis au bar du coin, qui ne sortent que rarement de derrière leurs volets fermés. Alors quand Ferdinando pense à divorcer, lui vient l'idée du "qu'en dira-t-on", de la préservation de l'honneur d'un homme qui refuse cette chance d'être marié, bien avant que de penser au bonheur de sa femme... On assiste donc au plan machiavélique d'un "divorce à l'italienne" d'un homme intelligent, calculateur, qui sait pertinemment quoi sacrifier pour s'en sortir à la fin, et l'on peut dire que tout nous tient en haleine jusqu'à la fin. Évidemment Marcello Mastroianni est somptueux dans ce rôle du mari manipulateur à qui on n'en veut pas complètement (on comprend ses intentions, et il ne veut pas faire de mal à son épouse, au-delà du discrédit), la photographie tape dans l’œil (on part en voyage dans une Italie de cartes postales qu'on effeuille avec amour), la musique s'écoute souvent, l'intrigue sait trouver une continuité fluide pour ne jamais nous ennuyer (quand on croyait en avoir fini avec cette histoire de spoiler: mari libre, voici que débarque la femme de l'ami poussé dans les bras de l'épouse infidèle
... Aïe !), et le final nous réserve un étonnant dernier acte ( spoiler: Ferdinando endosse la culpabilité du double-meurtre de son ami et de sa femme, et ressort au bout de trois ans, en héros
: à tous points de vue, rien ne nous préparait à cet enchaînement final). Tout fleure le bon drame italien à la photo sublime, à l'acteur charismatique qui campe parfaitement ce mari qui use de son intelligence pour tromper absolument tout le monde, à l'intrigue qui titille la curiosité (on veut savoir s'il réussit à duper, ou se fait démasquer), et au final surprenant. Ce personnage si bien écrit nous rappelle quelle définition de "tromper" il veut utiliser, et ce "divorce à l'italienne" prend alors une tournure tout à fait inattendue !
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

93 abonnés 4 267 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 janvier 2025
C'était l'époque où le divorce n'était pas admis en Italie, l'époque aussi où, pour échapper à une existence conjugale sans issue, certains imaginent les pires extrémités. Tel Ferdinand Cefalu, qui aimerait bien se débarrasser de sa femme .. spoiler: .en s'arrangeant pour être cocu.

Parallèlement à la satire de moeurs évoquant le mariage, le réalisateur Pietro Germi s'élève contre une honteuse tradition judiciaire italienne qui considère le meurtre d'une épouse moins comme le geste d'un assassin que comme celui d'un mari trompé, et qui se montre très tolérante à l'égard des crimes "passionnels" ou d'honneur.
La démonstration est caricaturale et ses effets parfois un peu grossiers; ce défaut de subtilité empêche de goûter pleinement la comédie. J'ai été plus amusé finalement par la savoureuse composition de Marcello Mastroianni. Son masque de vieux beau gominé et d'aristocrate décadent se craquelle à mesure que ses plans capotent lamentablement, le laissant le regard vide, la mèche défaite. Personnage grotesque mais plus caustique que ne l'est globalement la comédie de Germi.
Philippe Sony
Philippe Sony

5 abonnés 58 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 septembre 2024
Une des meilleurs comédies italiennes de l'époque, tout est grinçant et cynique a souhait une vraie dénonciation de l'absurdité des codes du mariage et de l'honneur de l'époque mais faite avec tant de subtilité et de légèreté qu'on en a toujours le sourire aux lèvres. Mastroianni est déjà au sommet de son art dans se film, rien que de le voir paraitre avec son petit sourire en coin pose déjà son personnage fourbe mais qui poursuit son but de manière parfaitement logique.
O.M.A.
O.M.A.

10 abonnés 134 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 juillet 2024
Mastroianni campe un personnage comique d'un genre peu fréquent, sur le mode de "Rira bien qui rira le dernier". Tout le casting est à l'unisson : Daniela Rocca, qui joue son épouse, est inoubliable.
cinono1

366 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2023
Une comédie noire et capable de beaucoup d'autoderision à travers une histoire abracadabrantesque. Le divorce est resté longtemps interdit en Italie, il faut le savoir pour comprendre l'histoire rocambolesque que nous offre ce film. Marcello Mastroianni est le grand atout du film et livre une performance a la fois hilarante et pathétique.
GéDéon
GéDéon

136 abonnés 713 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2023
En 1961, le réalisateur italien Pietro Germi signe un long-métrage rempli d’ironie. A replacer nécessairement dans son contexte historique où le divorce est alors illégal en Italie, le récit évoque les machinations d’un homme marié cherchant à supprimer son épouse. Outre la mise en scène originale (image accélérée, voix-off, etc.), l’interprétation de Marcello Mastroianni est absolument divine. L’humour noir participe à la réussite de ce film qui se permet de critiquer ouvertement les codes de la société de l’époque (institution religieuse, patriarcat, justice, etc.). Bref, une délicieuse comédie de mœurs.
kibruk
kibruk

196 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mai 2023
"Meurtre à l'italienne" est une savoureuse comédie cynique et impertinente qui subit néanmoins le poids des décennies. Ce qui était sans doute très juste dans les années soixante l'est beaucoup moins maintenant, l'étude sociale étant rendue obsolète par l'évolution des mœurs et des lois. Malgré ça on a du plaisir à suivre les 'aventures' de personnages immoraux et tout particulièrement de celui porté par un Marcello Mastroianni toujours excellent, même si on sourit plus qu'on ne rit.
P.  de Melun
P. de Melun

79 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 avril 2023
« Divorce à l’italienne » est une excellente comédie, pleine d'ironie et de cynisme, tantôt noire, tantôt amorale mais toujours drôle. Marcello Mastroianni nous livre une prestation savoureuse avec ses plans de mari diabolique. Les seconds rôles sont idéalement caricaturaux et étrillent les conventions bourgeoises, les faux bonheurs familiaux et l’apparente réussite sociale. Le réalisateur profite du scénario pour faire un clin d’œil au film de son compatriote Fellini, la Dolce Vita. Un très bon film donc, qui manie la satire avec classe sans être jamais amer, tout en égratignant au passage l’Église et la mafia qui manipulent toute la société avec une grande hypocrisie.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 février 2023
Un film jubilatoire qui passe de la comédie au drame avec un Marché local Mastroiani génial au faîte de sa gloire. Une satyre sociale grinçante et efficace de la société italienne dominée par la mafia et l'eglise
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2023
Pilier de la comédie italienne, "Divorce à l'italienne" conserve sa fraicheur malgré les années. Le cinéaste Pietro Germi use de l’humour noir pour dénoncer la dureté de la loi de divorce de son pays. Si, comme je viens de l’écrire, le film est raffraichissant et divertissant, je trouve qu’il manque cependant de mordant, ne va pas assez loin dans l’humour noir voire l’absurde. De ce côté, je préfère la manière de faire des anglais.
Quoiqu’il en soit, la mise en scène est maîtrisé et Marcello Mastroianni nous livre une prestation de haute volée. A voir.
Nicolas R
Nicolas R

9 abonnés 46 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 août 2022
Comment se rendre cocu pour tuer sa femme sans encourir une trop longue peine de prison et ainsi pouvoir continuer sa vie avec la personne aimée ? Le sujet n'a pas été traité souvent au cinéma. Il l'est ici avec une fraîcheur bienvenue.
Romain Z
Romain Z

14 abonnés 246 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 juillet 2022
Pas vraiment ce type de comédie à l'italienne qui a ma faveur, ou l'autodérision bienveillante et sa subtile ligne de crête à tenir (Fellini) laisse la place à la satire grinçante, épaisse , peu avare en personnages à gros traits, caricaturaux, à qui on laisse peu de chance et qui met assurément les ricaneurs de son coté et ou enfin, on jamais très loin du mépris et de la misanthropie. Mastroianni, lui est extraordinaire comme d'habitude.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 427 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2022
Après avoir réalisé une bonne partie de sa filmographie dans le registre du néo réalisme, Pietro Germi se tourna avec ce film dans le registre de la comédie au goût amère.

Reposant sur le thème de la repression morale alimentée par la religion, qui produit la frustration ( ici sexuelle) des êtres, sur l'interrogation du couple comme possibilité d'épanouissement ( tant pour l'homme que pour la femme), Pietro Germi jette avec succès et talent le pavé dans la mare.

" Divorce à l'italienne " est magnifiquement interprété par l'ensemble de la distribution. L'on y retrouve notamment, Marcello Mastroianni et à ses débuts la jolie Stephania Sandrelli qui commençait alors une longue carrière à succès.


Un quadragénaire italien issu de la bourgeoisie désargentée Sicilienne est marié à une épouse qu' il ne supporte plus. Amoureux de sa jeune cousine, il décide de monter un stratagème afin d'être trompé par sa femme pour s'en débarrasser en toute impunité.

Si la première partie est particulièrement réussie, la seconde l'est un peu moins même si le résultat final est de premier ordre.

C'est un des films les plus capés de son réalisateur et acteur de talent, décédé à 60 ans,dont la filmographie atteindra presque les vingt opus.

Cette partie de la carrière de Germi, s'apparente à celle de Comencini, de Risi et de Monicelli. Toutefois la postérité du réalisateur n'a pas la même résonnance que celles de ces autres cinéastes Italiens, malgré une palme d'or qu'il obtint pour "ces messieurs dames".

Il faut dire que la concurrence était rude dans le cinéma Italien de l'époque, alors sans doute un des meilleurs du monde, en tout cas le meilleur du continent européen.

Plutôt dommage pour une œuvre qui vaut largement la peine d'être connue.
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