Avec "Divorce à l’italienne", Pietro Germi nous offre une comédie qui possède une bonne dose d’humour noir avec l’histoire de cette homme qui tombe sous le charme de la belle Angela et qui va tout faire pour se débarrasser de son épouse. Comme on peut le constater, on est en présence d’une farce bien amorale et assez cynique et l’ensemble s’avère bien drôle grâce à l’excellente prestation des comédiens (Marcello Mastroianni s’en donne vraiment à cœur joie) et aussi par rapport aux savoureux dialogues qui sont présents tout au long du film. La réalisation est également réussi, sans être non plus extraordinaire et Stefania Sandrelli est juste magnifique.
Une comédie italienne satyrique et grinçante se moquant allègrement des travers de la noblesse sicilienne avec les péripéties d'un baron redoublant d'ingéniosité pour pouvoir « légitimement » buter sa chère et tendre afin d'épouser sa jeune cousine qui lui fait de l'oeil. Car selon le code d'honneur sicilien mieux vaut le crime d'honneur que le divorce ! Le réalisateur Pietro Germi dirige un Marcelo Mastroianni en pleine forme évoluant dans une famille querelleuse et faussement pieuse. Excellente réalisation avec un magnifique noir et blanc, une très bonne maîtrise de la narration en voix off ainsi qu'une direction parfaite des acteurs. L'actrice Daniela Rocca incarne à la merveille l'épouse gonflante et lassante, Mastroianni lui rendant la pareil avec ce rôle de mari faussement attentionné, calculateur et hypocrite. Le running gag de la sœur et du beau-frère pris en flagrant délit de papouilles alors qu'ils ne sont pas mariés est vraiment excellent et reflète parfaitement le côté taquin du film envers les codes moraux. Les nombreuses scènes tournant autour de la volatilité de la notion d'honneur valent également leur pesant d'or. On notera aussi le clin d'oeil à « La dolce vita » de Fellini. Une bien bonne comédie corrosive d'époque.
Germi s'attaque au divorce dans l’Italie traditionaliste,il le fait avec une certaine saveur. Et surtout avec une grande ingéniosité dans son scénario. Ça n'est pas aussi drôle et ironique que ces messieurs dames,mais ça reste tout de même d'une grande acidité et d'une grande efficacité.
Alors ça c'est du balourd...bluffant de bout en bout... Voilà un film qui fait la critique d'une société qui pousse à la vengeance...une société qui se veut déjà plus moderne mais qui en vérité se trouve encore engoncé dans ses traditions siciliennes presque aussi vieille que la chrétienté...on ne se défait pas de son identité comme d'une chemise...l'église d'ailleurs et sa tentaculaire morale que l'on devine ici pèse indirectement sur cette fable. Film à la fin ironique et remarquable aussi... film savoureux tout du long...avec plein d'humour interdit et d' humour presque tabou... Le réalisateur Pietro Germi critique la bourgeoisie mais pas seulement ...la justice qui n'est pas impartial selon que si vous êtes une femmes un homme , si vous êtes riche ou désoeuvré, ou si vous avez des enfants jeunes ou pas d'enfant... tout cela joue dans la balance dorée lorsque arrive l'heure (ou le leurre) du jugement.
Les dialogues sont forts...je crains manquer de vocabulaire...pour bien dire... Mastroianni est superbe...autant il est grandiose dans la Dolce Vita et il remet ça...fabuleux et grinçant... Bravo à tout les acteurs...il n'y a rien a retoucher...Daniela Rocca qui interprète la femme de Mastroianni est superbement collante et agaçante... C'est drôle comme le trop d'amour peut faire fuir certains hommes (comme si il y avait la peur de la toile et de la danse par trop Tarentaise)...la peur de l'amour étouffant en voilà un autre point commun avec Dolce Vita.
Pietro Germi semble au sommet de sa carrière ici , il nous a malheureusement quitté bien trop tôt à 60 ans déjà...mais à l'époque c'était malheureusement courant... Film a voir absolument...le noir et blanc ou les sous titrage on s'en fout...et d'ailleurs c'est encore mieux comme ça, le véritable c'est l'original... auriculaire et index seuls sont tendus!...que diable !!
Fefé est amoureux d'Angela mais il partage déjà sa vie avec son épouse Rosalia. A cette époque le divorce était illégal en Italie, la seule solution pour lui est de surprendre sa femme avec un autre homme est de la tuer. Il n'écopera alors que d'une peine légère pour crime d'honneur. Premier film a recevoir l'appellation Comédie italienne, Pietro Germi met en scène Ferdinand Cefalù, incarné par Marcello Mastroianni, élabore un plan visant à détourné la loi. La réalisation en a pris un coup depuis sa sortie mais le déroulement fonctionne encore. Une oeuvre satirique qui part dans tous les sens, riche en rebondissements. Le comique prend le dessus sur la tristesse de la situation.
Attention, hilarant non stop, admirablement joué et... pas une ride, au contraire, une tendance lourde ! L'art consommé de projeter sur le mode burlesque les drames familiaux, les faussetés sociales pour se tirer d'affaire, tous les stratagèmes que les faux-c... utilisent et que le sort, tôt ou tard, renvoie à eux-mêmes. Une intrigue qui confine au délire. Mastroianni émouvant brasseur de fleurs face à sa jeune cousine. Irrésistible avec son rictus devant sa régulière légèrement moustachue. Ce qu'ils ont dû s'amuser au tournage ! Humour voisin du muet "Blancanieves" de Pablo Berger (2012) mais ici c'est parlant sans être bavard, chaque plan, chaque dialogue (ou monologue off) ciselés pour faire avancer l'intrigue, et quelle intrigue ! Une petite merveille qu'on a envie de remonter des oubliettes pour réveiller tous les "great pretenders" de 2014.
Le grand Marcelo Mastroianni dans un numéro grinçant et satirique dont il a le secret,sans exclure un soupçon de mélancolie dans le regard. "Divorce à l'italienne"(1961) de Pietro Germi,a ceci de savoureux,qui prend pour thème l'interdiction ubuesque du divorce en Italie(à moins que l'un des deux ne décède),qui peut amener à des situations abracadabrantesques. Le film est pétillant et enlevé,même si avec notre regard moderne,on est désappointé devant la quantité de faux-raccords et la voix-off encombrante. Le ton général est trop monocorde et mecanIque. Cette première "comédie à l'italienne" se savoure sur les travers du mode de vie sicilien d'époque,avec une église omnipotente et une famille intrusive,sur fond de sauvegarde éperdue des apparences.
Cette œuvre pose un regard cynique sur le mariage et sur l'hypocrisie de la société italienne de l'époque. De bons acteurs, une réalisation au service de son histoire, quelques sourires et de la réflexion. Pas renversant mais plaisant. A visionner.
Avec ce film, Petro Germi réalisait l'une des premières grandes comédies italiennes telles qu'on les connaît maintenant. Critique grinçante de la Sicile des années 50, "Divorce à l'italienne" est un joyau de comédie, tantôt noire, tantôt amorale mais toujours drôle. En vue de pouvoir se marier avec sa cousine dont il est amoureux, un aristocrate décide de se débarrasser de sa femme en la poussant dans les bras d'un autre afin de pouvoir la tuer pour défendre son honneur et ainsi obtenir une peine minimale de prison. Porté par un Marcello Mastroianni au sommet de sa forme, aussi ridicule que machiavélique, ce film n'a pas perdu de sa force et sait utiliser la voix-off avec brio.
L'une des premières grandes comédies italiennes avec un Marcello Mastroianni qui crève l'écran. Il faut se remettre dans le contexte de l'époque, une Italie dominée plus ou moins conjointement par l'Église et par la mafia, où le divorce se sera autorisé qu'en 1974, et les circonstances atténuantes pour crimes d'honneur abrogées qu'en 1981. C'est très caustique et l'hypocrisie ambiante en prend pour son grade. Très beau noir et blanc, réalisation impeccable. Du grand art !
Une comédie avec un humour grinçant voir carrément noir. Marcello Mastroianni est parfait pour le rôle, le reste du casting est bien imaginé. Une mise en scène et une narration très rythmées. Des dialogues (et surtout monologues) vraiment impeccables.
Le grand Marcello Mastroianni qui n'a plus besoin de grappiller le sommet car il y est déjà. Divorce à l'Italienne est un film italien parmi les plus importants à voir. Ce qui devait être à la base un drame, le film devient une comédie. Il me fait penser à un croisement entre Patrick Dewaere et Charlie Charplin. L'histoire est folle, on s'ennuie pas une seule seconde, cynique à souhait. Rien que ce film suffit de ne jamais oublier Marcello.
Comédie à l'italienne par excellence Pietro Germi offre un petit bijou d'ironie et de cynisme le tout dans enveloppé sous la fantaisie la plus douce. Marcello Mastroianni, entouré de femmes plus belles les unes que les autres, s'amuse clairement de ce vaudeville adultérin. Les seconds rôles apportent leur lot de bêtise tandis que le réalisateur en profite pour placer un hommage non feint au film de son compatriote Fellini et "La Dolce Vita". Si il se passe toujours quelque chose le rythme manque parfois de punch, le film étant trop monocorde. Mais le scénario est excellent et on s'amuse autant des uns que des autres. Un très bon film qui manie la satire avec classe sans être jamais amer.