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Un visiteur
5,0
Publiée le 17 décembre 2012
Assurément l'un des sommets de la carrière de De Palma. Son génie de la mise en scène, sa relecture des thèmes d'Hitchcock, ses outrances, son érotisme un peu daté, sa scène de filature, son héros benêt et impuissant et Frankie Goes To Hollywood font de "Body Double" un film très fun et à voir pour un enrichissement pop-culturel certain.
Vu comme un hommage au maître du suspense qu'est Hitchcock, ce film est en réalité une parodie de la série Z : il contient les personnages caractérisant les mauvais films. De Palma a repris les scènes d'action qui frôlent l'hilarité, qui se ressentent dans la course-poursuite à la plage, proche du burlesque et du volontairement pas crédible et le meurtre de Gloria, qui atteint le summum du détournement du nanard. On retrouve les univers du cinéma bis, à savoir le porno et les films à gros délire. L'histoire, très osée, importe très peu, car le film est un ensemble d'ingrédients qui constituent la série Z à l'époque, y compris le système du voyeurisme. Donc, hommage d'un cinéma de suspense des années 50 et plus encore une moquerie des films de bas de gamme.
Je suis partagé après avoir vu ce film, je n'arrive pas à savoir si c'est tout simplement un chef d'oeuvre ou un navet ? Dans sa prise de caméra, Brian de Palma est géniallissime !! Quel plaisir que de suivre cette fille sous les traits de cet acteur complètement paumé. Quel plaisir que de voir un réalisateur autant se passionner pour les effets de caméra afin que le spectateur soit au coeur de cette machination ! Oui mais voilà, quel nanar aussi ! Franchement le scénario est digne parfois d'un téléfilm, les scènes érotiques rappellent les films du dimanche soir sur la 6, et même parfois le spectateur est perdu dans la narration. De Palma est un réalisateur complexe, un génie sans aucun doute, mais de temps en temps on a tout simplement du mal à le suivre.
Très bon thriller, vaguement inspiré de "Fenêtre sur cour" d'Hitchcock, mais suffisamment éloigné du chef-d'oeuvre du maître du suspense pour ne pas en être un pâle copier-coller. L'esthète De Palma fait ici surface, "Body Double" étant une oeuvre très visuelle, à la manière d'un "Chinatown". Le scénario, très prenant, est proche de plusieurs des films antérieurs et postérieurs du réalisateur. L'intensité est omniprésente, avec notamment une scène de meurtre marquante. On regrettera néanmoins un final assez mauvais et bâclé.
Un des hommages les plus appuyés à son maître A. Hitchcock, cet exercice de style de B. De Palma s'impose indiscutablement comme l'un des standards de l'élève le plus appliqué du grand Hitch. Mise en scène d'un génie absolu qui multiplie les mouvements insensés et qui nous offre quelques séquences magistrales, au montage fin et avec des acteurs bien dirigés. Le hic dans cet hommage, c'est que certaines séquences (comme celle du meurtre, particulièrement pervers et choquant par ailleurs) sont un peu trop kitsch dans leur montage ou dans le jeu d'acteurs et qu'on a rapidement deviné l'objet du complot (même si on ne devine pas tout). Il n'empêche que que c'est un film brillant, qui propose une réflexion profonde et intéressante sur le miroirs aux alouettes qu'est Hollywood et sur ce que l'on voit (ou que l'on veut bien voir). Un film à voir et revoir afin de décortiquer en profondeur toutes les trouvailles de De Palma et décrypter sa grammaire cinématographique complexe et aboutie, ici à son meilleur niveau. D'autres critiques sur
En poussant jusqu’au risible son gout de recycler les éléments des films d’Hitchcock, allant plus loin que dans son "Pulsions", Brian De Palma est allé décrocher le Razzie du pire réalisateur. Sa façon de détourner les intrigues de "Sueurs froides" et de "Fenêtre sur cour" en une histoire aux atours érotiques et au suspense plat ne fait que mener son film vers un spectacle tape-à-l’œil ridicule. L’intrigue est en effet tristement prévisible et les effets de mise en scène sont mal utilisés dans une photographie kitsch comme les aime tant De Palma. Le jeu des acteurs sans intensité et la scène du meurtre avec un tueur à la tête en plastique armé d’une foreuse sont les deux pires éléments les plus frappants du peu d’intérêt de ce thriller mal alpagué. Seul le déhanché sexy de Mélanie Griffith et la chanson "Relax" peuvent donner au film le mérite d’être vu.
Aussi incompréhensible que cela puisse l’être, lors de sa sortie en salles, Body Double (1984) fut un échec cuisant pour le réalisateur, qui se vu même être nominé dans la catégorie du Pire réalisateur aux Razzie Awards alors que Melanie Griffith de son côté se retrouvait être nominé dans la catégorie du Meilleur second rôle féminin aux Golden Globes. Avec Body Double (1984), Brian De Palma prend le pari (risqué) de nous restituer une relecture kitch et érotico/sexy de deux films d’Alfred Hitchcock, à savoir Fenêtre sur cour (1954) & Sueurs froides (1958). Il en résulte un étonnant et tout aussi passionnant thriller façon "Hollywood Night", qui souffre il faut le reconnaître d’un scénario ultra prévisible mais qui sera sauvé par la mise en scène soignée du cinéaste et par la présence d’acteurs parfaitement dirigé. Dans le rôle-titre, on retrouve Craig Wasson (qui en fait certes trop, mais reconnaissons tout de même qu’il est la hauteur de son rôle) qui interprète un acteur de Séries Z qui souffre de claustrophobie. A la recherche d’un job (il vient de se faire virer du film sur lequel il travaillait), il chercher aussi un endroit où loger et c’est là qu’il se fait prêter un magnifique appartement surplombant le tout Hollywood. Il y découvre stupéfait que sa voisine s’adonne tous les soirs à la même heure à un strip-tease. Et un beau jour, en l’espionnant, il assiste impuissant à son meurtre. Lui qui en était devenu fou amoureux, se retrouve du jour au lendemain le suspect idéal. Aux côtés de Craig Wasson, on retrouve aussi Gregg Henry et la charmante Melanie Griffith. Ce qui nous bluffe ici ce n’est pas le scénario mais bel et bien la mise en scène qui nous offre tout au long de magnifiques cadrages comme a si bien l’habitude de faire Brian De Palma. On retiendra plus particulièrement la scène du baiser sur la plage filmé par le biais d’un travelling circulaire à 360°. Ajoutez à cela une très B.O signée par Pino Donaggio et notamment le titre "Telescope" (qui revient régulièrement lorsque le personnage principal espionne sa voisine au télescope). Pour la petite anecdote, le terme "Body Double" renvoi à une pratique très utilisée dans le monde la télévision et du cinéma, celui d’utiliser des modèles (ou figurants) lorsqu’il est nécessaire de faire des gros plans sur une main, un pied ou une paire de seins. Si l’acteur ou l’actrice principale n’a pas la morphologie adéquate, le réalisateur fait appel à une doublure (comme c’est le cas ici, notamment à la toute fin du film).
Alors qu'il vient d'essuyer un joli échec critique avec son remake de Scarface, Brian De Palma abandonne le drame cocaïnomane pour revenir au thriller hitchcockien... et se faire une nouvelle fois lapider par la critique. Il faut dire qu'avec Body Double, le réalisateur américain prend quelque peu le bâton pour se faire battre. Hélas très prévisible dès les premières minutes de bobine, l'intrigue du film s'essouffle très vite, ne laissant place qu'à une succession de plans léchés dignes du maestro de la caméra. Car si techniquement le film reste très agréable, sorte de soap éroritco-mélo enchaînant de nombreuses séquences mémorables (dont cette fameuse scène de danse sexy ou encore ce baiser filmé à 360°), le scénario est lui assez laborieux. Cette fois-ci inspirée de Fenêtre sur cour et de Vertigo, l'histoire nous entraîne à Hollywood où un acteur déchu cocufié espionne sa voisine exhibitionniste jusqu'à être témoin de son meurtre. Arrivés ici, nous entrons enfin dans le vif du sujet. Malheureusement, à force de détails criants et de certaines scènes de suspense ratées, le dénouement se devine très facilement, voire trop facilement et tout l'éclat du twist final tombe à l'eau. De plus, l'horrible interprétation de Craig Wasson en piètre rôle principal, celle de l'encore débutante Melanie Griffith ou du pourtant d'ordinaire excellent Gregg Henry plonge le film dans une sorte de ringardise peu reluisante. Ainsi, Body Double est peut-être l'un des films les plus sexy et les plus cultes de Brian De Palma mais demeure également l'un des moins réussis.
Du kitsch comme je les aime !!! Contenant une scène de baiser des plus romantiques (sur la plage), avec une ancienne miss USA vraiment magnifique. L'intrigue est bien ficelée, et les décors somptueux notamment la maison de Sam. Le voyeurisme est traité efficacement et la scène ou le personnage principal suit pendant près de 20 minutes Gloria Revelle est mythique !!! Du bon De Palma. Ce film reste dans nos mémoires, c'est le genre de films qu'on regarde jeune, et 20 ans plus tard il nous reste une ou deux scènes en tête sans se souvenir de quel film il est tiré. Et quand on le revoit, on se souvient de tout ! Pour moi c'est un film Culte, vraiment excellent
Un De Palma essentiel, Body Double avec le temps il vous colle encore plus à la peau et surtout dans votre esprit. Une maestria de savoir faire surtout pour la première heure. Intrigue, tension, voyeurisme. Nos plaisirs et désirs exaucées. Craig Wasson endosse parfaitement le rôle d'un petit acteur claustrophobe, ne pas oublier l'actrice Deborah Shelton qui fut je le rappelle Miss USA '70 et il y à de quoi, c'est l'attirance de la sexualité tout en splendeur. Retenir également le passage avec le célèbre morceau "Relax" de Frankie Goes to Hollywood.