1503 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
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Jerome92
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4,0
Publiée le 25 janvier 2022
Je me rappelle de la clque prise lors de sa sortie alors que j'étais étudiant. Je l'ai revu 20 ans après donc et je comprends encore mieux le choc d'alors. Scénario bien huilé, jeu des actrices juste. Le contraste entre Isa, optimiste, toujours prête à rebondir et Marie, résignée et marquée par la vie, illumine ce film. Réalisme social, décor minimaliste, un franc succès de Zonca.
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4,5
Publiée le 4 juillet 2021
Ce film est typique de nombreux films européens il mise beaucoup sur les personnages et les talents d'acteur et peu sur les effets spéciaux et c'est une bonne chose. L'histoire tourne autour de deux femmes françaises d'une vingtaine d'années au chômage chronique qui se rencontrent presque par hasard. Bien qu'elles soient communes dans leurs milieux socio-économiques leurs personnalités est différente mais de telle manière que cela leur permet de devenir les meilleures amies du monde. Lorsque les différences majeures apparaissent dans leurs besoins romantiques et leur capacité à surmonter les tempêtes émotionnelles les différences deviennent trop importantes. La vie rêvée des anges fonctionne pour deux raisons principales. Premièrement les deux actrices sont très crédibles dans leurs rôles le reste de la distribution est également très bon. Deuxièmement j'ai réalisé à la fin du film à quel point ma perception initiale des deux personnages était fausse. Le film montre l'importance de vraiment apprendre à connaître quelqu'un avant de le juger. Si vous voulez un film d'action ce n'est pas un film pour vous. Mais si vous voulez un scénario intelligent et une excellente étude de l'humanité vous devriez voir ce film...
Un film sur les espoirs et les attentes de la jeunesse, servi ici par deux protagonistes que tout oppose apparemment, dans un contexte économique et social très dur, le film délivre un message de fond d'une profonde humanité et oppose deux personnalités, l'une positive, l'autre négative, comme les deux faces d'une même médaille comme les deux pôles opposés entre lesquels on navigue au travers du prisme de chaque existence. Le film de toute une génération, un appel à la vie et à l'espoir, celui de ne jamais baisser les bras, et aussi celui de toujours garder une main tendue vers l'autre. Pour moi le meilleur de ce que l'on peut voir en cinéma d'auteur, un chef d'œuvre absolu des années 90.
Ce film m'a foutu une grande claque, c'est la France des déracinés, des petites gens, Ce combat qui mène à rien sonne juste, il y a de la dignité dans ses deux héroïnes qui sont bordelines. L'intensité de leurs personnages m'ont transportée, Eric ZONCKA est un réal méconnu, mais, pour moi, ce film est son chef d'oeuvre!
En fouinant dans un bac je suis tombé sur ce film que j'avais laissé passer. Sa référence au(x) César(s) qu'il a obtenu(s) m'a décidé à le prendre et j'ai bien fait. Quelle performance d'actrices ! On est dans le registre du "Sans toit ni loi" de Varda ou du "No et moi" de Breitman, références du genre encadrant chronologiquement cet intense moment de cinoche. Dans le contexte de la crise, la galère choisie et nonchalante d'Isabelle rencontre la solitude angoissée et nerveuse de Marie, deux paumées se font signe timidement, prêtes pour l'entr'aide. L'accent est vite mis sur l'opposition entre deux caractères, dont on pourrait penser de prime abord qu'ils vont s'enrichir mutuellement pour la naissance de quelque chose et un mieux de chaque destinée. C'est compter sans la noirceur de Zoncka mais malgré celle-ci, ce satané réal fait passer de la fraîcheur dans son triste constat. Rien ne peut entamer l'optimisme foncier d'Isa, tournée vers l'amour malgré tout. (Magnifique et solaire, Elodie Bouchez !) Rien ne peut adoucir l'aigreur de Marie, trop cassée par la vie sans doute (Magnifique écorchée, Natacha Régnier !) . Les bons moments qu'elles passent ensemble, ma foi c'est toujours ça de pris et la mise en scène, le découpage, les cadrages ou les mouvements de caméra nous en font mesurer le prix, habilement. Un peu de douceur dans un monde de brutes, on respire avant l'uppercut qu'on commence vite à craindre. On se prépare au pire... Car on sent bien monter une déchirure menaçant la lune de miel de leur belle histoire d'amitié, une tension qui pousse et ajoute de la force au film. Quant au final coup de poing, il m'a quand même secoué, sans concession, et son évidence ne m'est apparue qu'à posteriori. Bien vu, Zoncka ! Pas très gai, tout ça. Bien plombant mais tellement efficace ! En tous cas, généreux à n'en pas douter et sans voyeurisme excessif.
16 173 abonnés
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4,0
Publiée le 12 septembre 2018
Avec une solide rèputation acquise dans le court, Erick Zonca signe avec "La vie rêvèe des anges" son meilleur long-mètrage dont la stupèfiante justesse psychologique doit être redècouverte aujourd'hui : un vrai film d'ècorchè vif de la fin des annèes 90 qui èvite les pièges du mèlo où èvoluent deux excellentes actrices! Sordide ? Jamais! Ni complaisant! Le rèalisateur donne souffle à cette histoire sur l'abandon et la solitude qui èvoque les frères Dardenne à venir! Sommet dans une carrière qui, depuis, a plutôt comblè les attentes avec d'autres rèussites du genre : "Le petit voleur" (1999), "Julia" (2008) [...] Elodie Bouchez et Natacha Règnier sont saisissantes et leur double prix d'interprètation fèminine à Cannes est amplement mèritè! Beau et simple, à l'image de cette sèquence où Isa et Marie font une impro sur Madonna et Lauren Bacall! Pessimiste à l'image de la conclusion! Dommage que Zonca se fasse si rare au cinèma car chacun de ses longs-mètrages respirent l'authenticitè en bousculant tout sur son passage...
Petite déflagration dans le palmarès des Césars 1999 et succès public, le premier film de Erick Zonca, qui s’est depuis montré très rare, est une très bonne surprise qui a su fédérer un public plus large que la génération qui y est dépeinte. C’est en effet un portrait parfaitement réaliste de deux jeunes filles attachantes d’une vingtaine d’années vivant dans une extrême précarité qui, si ‘il y a quinze ans pouvaient sembler marginales, seraient aujourd’hui tout à fait banales. Les caractères opposés d’Isa, pleine d’espoir et de débrouillardise, et de Marie, plus sanguine et émotionnellement fragile, rend leur cohabitation ardente et leurs rapports avec le reste de la société tout aussi incandescente. Vis-à-vis d’un système industriel aux méthodes esclavagistes d’abord puis vis-à-vis d’autres personnages que les tensions sociales vont rendre d’autant plus conflictuelles, et ce surtout que l’espoir d’y trouver l’amour va venir encore compliquer. Ce film est au final une chronique sociale déchirante de sincérité.
J'avais vu en 2008 "Julia" réalisé (avec l'immense Tilda Swinton) aux E-U par le très rare Zonca, et l'avais apprécié - succès d'estime (moins de 100.000 entrées en France). Mais n'avais jamais vu son césarisé (en 1999) "La Vie rêvée des Anges", réalisé 10 ans plus tôt, après quelques "courts" (la récompense lui assurait alors un score de près de 1.500.000 entrées). Lacune réparée, tardivement ! Cette histoire scénarisée à 4 (dont Zonca lui-même) n'a en rien vieilli - elle aurait pu être filmée hier, dans le ton (simple et précis), et la forme. La brune "Isa" (Elodie Bouchez) et la blonde "Marie" (la Belge Natacha Régnier) voyaient leur déjà prometteuse carrière (Elodie Buchez avait même reçu un César du Meilleur Espoir féminin en 1995, pour "Les Roseaux sauvages" de Téchiné) décoller ici, avec le double Prix d'interprétation féminine au Cannes de l'année de sortie du film. Assurément mérité - elles sont époustouflantes (avec, pour moi, un petit degré de plus pour Elodie Bouchez - dont la partie, en extravertie et inébranlable positive, lui assurait, il est vrai, le bonus "empathie", quand Natacha Régnier avait partie plus délicate, en concentré de révolte et d'excès). Cette errance "chorale" est poignante, mais sans pathos, ni facilités dramaturgiques. Derrière ce titre magnifique, se révèle un film d'apprentissage, où les sentiments ont la part belle (amour, mais aussi amitié, et même altruisme - cf. l'histoire de Sandrine).
Deux actrices formidables, un scénario qui s'intéresse à la classe ouvrière sans préjugés. Le personnage joué par 'Elodie Bouchez est un hymne à la vie Et celui joué par Natacha Reigner (incroyable de justesse) en contre-point est fascinant pour les raisons inverses. Alors oui il n'y a guère de musique 'm'a rétorqué ma fille), la bande-son c'est la vie, pour entendre un peu la respiration des gens, et c'est important.
Dans les cinq-six films ayant remporté la récompense la plus importante des Césars que je n'ai pas encore vus, je demande "La Vie rêvée des anges" pour découvrir que l'attribution de ce prix est ici exagérée... Érick Zonca sait mettre en scène des instants de vérité et surtout diriger ses deux actrices principales assez remarquables, la force que dégage ce film vient surtout de ces dernières. Par contre, ce que Érick Zonca sait moins bien faire c'est de bien montrer l'évolution psychologique de ses personnages, malgré les instants de vérité qui sauvent heureusement les meubles de ce côté-là, pour que l'ensemble ne souffre pas parfois d'être abrupt, et puis surtout Grégoire Colin est incroyablement mauvais alors que son personnage est assez important. Bon le film mérite malgré tout d'être vu au moins une fois mais surtout pour son duo principal d'actrices...
Voilà 15 ans déjà que j'ai entendu parler de ce film que je savais réputé , mais ce n'est qu'aujourd'hui (2013) que je le vois pour la 1ere fois. Franchement le jeux du duo d'acteur Bouchez-Régnier est si réaliste que cela en devient confondant, on se croirait presque dans un documentaire ... je sais pas si elle ont mis des caractéristiques propres à leur véritables caractères dans les personnages joués...tellement cela sonne juste... ou si tout cela est inventé sur papier et qu'elles ont tatonné et essayé de trouvé comment joué tout cela au mieux... tout cela est un mystère, il faut surement être dans le milieu du cinéma pour comprendre le procésus de construction d'un rôle...
Mais enfin bref...je m'égare... Ce film qui sent le mélodrame...on le préssent il est vrai... mérite les récompenses qu'il a reçu... que dire de plus... allez donc voire le film ...et même si c'est déjà plus de notre siècle...rien n'a vraiement changé...le blues urbain à de beaux jours devant lui...
Avec sa pléthore de prix aux Césars, "La vie rêvée des anges"(1998) fait désormais partie des œuvres qui ont marqué le cinéma français. Cela résulte de la conjonction de deux facteurs. Au réalisme social cru d'Erick Zonca qui décrit admirablement la précarité de la jeunesse de la fin des années 90,répond l'interprétation bouleversantes de deux jeunes actrices qui se livrent corps et âme. Natacha Régnier,blonde morose,semble se rebeller contre la société entière. Son personnage est ultra-fragile et colérique,même si l'on a beaucoup de mal à avoir de l'empathie pour elle. Elodie Bouchez,à l'inverse,incarne une routarde optimiste et débrouillarde,qui croque la vie avec ce qu'elle a. Elle est sensationnelle,et on attend encore des rôles du même acabit pour elle. Les deux amies de circonstance déambulent dans un Lille impersonnel,traînent avec des losers ou des parvenus. Elles se rencontrent à un atelier de couture,mais préfèrent se débrouiller autrement. Zonca capte avec une rare justesse de ton les injustices sociales,et la solidarité mise à l'épreuve devant le parcours personnel de chacune. Un film âpre,rude,mais le cœur sur la main.
Histoire intéressante, très bonne interprétation dans l'ensemble, mise en scène pas mal. Un peu trop d'exagérations dans la critique sociale, qui est tout de même très pertinente.
La rencontre entre deux héroïnes magnifiques que tout oppose, récompensées à Cannes par un prix d'interprétation. Un film dur mais intense. César du Meilleur film français en 1999.
Etre touché en plein cœur par ces deux personnages, écorchées vives Deux caractères que tout oppose, quand l’une veut s’en sortir, l’autre touche le fond Deux interprétations magistrales