Mike Leigh est ici plus léger qu'à son habitude. Poppy entourée de sa sœur et de ses copines a choisi de vivre une vie de célibataire assumée qui mêle tout-à-la fois passion pour son métier (elle est institutrice) et loisirs. C'est un univers qui semble exclure les hommes, comme si la rencontre avec le sexe opposé était synonyme d'un embourgeoisement abêtissant. A l'appui de cette démonstration, la scène où Poppy va voir sa sœur mariée et enceinte jusqu'au cou est édifiante. Poppy a donc choisi de prendre la vie comme elle vient et avec un optimisme conquérant qui la conduit a prendre quelquefois les choses à la légère. Ainsi sa relation avec son moniteur auto-école change de tournure sans qu'elle s'en rende compte. Le moniteur grincheux s'est épris de la jeune femme au sourire permanent et Poppy n'a pas su le voir à temps. Mike Leigh nous montre ainsi l'éternelle difficulté des relations entre les êtres qui font rarement l'effort réciproque de mettre un pied dans l'univers de l'autre ce qui peut-être la source de quiproquos parfois douloureux. Poppy un moment déstabilisée et qui entre temps a rencontré l'amour continuera malgré tout son chemin . Avec ce film Mike Leigh nous fait entrevoir une autre façon d'appréhender la vie dans nos sociétés modernes accessibles à tous ceux qui acceptent de porter un autre regard sur le monde
Une gentille comédie avec des personnages vraiment excellent et bien interprétés. D'abord Sally Hawkins qui est parfaite en trentenaire hyper joyeuse (mais celui qui est aussi impressionnant de film en film c'est Eddie Marsan dans le rôle du moniteur). Niveau mise en scène c'est secondaire, les atouts principaux sont le casting et les dialogues.
Pas mal, oui. Pas génial, non plus. Il arrive un moment où la naïveté, l'enthousiasme débordant de la personnage principale, son intarrissable joie de vivre, la muent en véritable tête-à-claques. Et c'est gênant au moment où elle doit nous attirer sa sympathie. Le manque de véritable histoire empêche également de véritablement entrer dans le film. En revanche, les seconds rôles sont intéressants, et la nature des relations qu"ils entretiennent avec la personnage principale, interprétée somme toute honnêtement par Sally Hawkins,
Que dire ? je l'avais déjà vu au moins deux fois il y a deux ans, et là il vient de repasser alors je me l'étais enregistré et je viens donc de le revoir à l'instant. Ce film, c'est de la joie de vivre en barre, une actrice adorable, mignone mais pas canon, en permanence dans l'empathie, avec un job qui la passionne, des collègues sympa, des super copines mais aussi un moniteur d'auto-école, et là c'est beaucoup plus difficile... Frais, une photographie soignée, une trame qui tient la route, j'adore...
"Be happy" est une comédie revigorante signée Mike Leigh qui brosse le portrait de Poppy, jeune institutrice trentenaire britannique. Le positivisme à tout crin de celle-ci et sa bonne humeur perpétuelle, ponctuée le plus souvent de gloussements et de mimiques peut taper sur le système par moments. Mais l'ensemble se suit avec plaisir grâce à une bonne qualité d'écriture et un rythme enjoué. Les scènes avec le moniteur d'auto-école et celles au cours de flamenco sont les plus réussies. Moins grave et moins profond que ses autres réalisations, "Be happy" possède tout de même des atouts à ne pas négliger.
Un film rafraîchissant et qui donne un peu de pêche. Il manque parfois un peu de liant entre les scènes, mais ça représente aussi le caractère dilettante du personnage principal, qui est de presque toutes les scènes. C'est plutôt bien joué, et il faut le voir en VO.
Excellent! J'adhère totalement à ce personnage pour lequel je m'identifie très bien. Un film beaucoup moins léger qu'il n'y parait. Une vision de la vie en dehors des chemins balisés qui fait du bien. Encore!
C'est quoi ce truc? Non mais franchement, je crois que j'avais jamais vu un film d'une telle niaiserie. L'héroïne principale est d'une débilité impressionnante, elle ne cesse de glousser, de caqueter et de raconter des conneries tout le long du film, d'ailleurs sans scénario, durant lequel il ne se passe strictement rien d'intéressant, et qui est une sorte d'enchaînement de scènes décousues et dépourvues de lien. Et ce navet est encensé par les professionnels de la critique (!!) C'est à n'y rien comprendre.
Avec Be Happy, Mike Leigh signe un film joyeux, laissant tout au long du visionnage un sourire pendu sur nos lèvres. Sally Hawkins est formidable, pétillante et exubérante avec le personnage de Poppy, véritablement attachant. Mais les seconds rôles ne sont pas en reste. A ce propos, les séquences avec Eddie Marsan, le moniteur d'auto-école, sont hilarantes. Malgré ses personnages et sa bonne humeur communicative, on regrette tout de même que le film n'ai pas de réelle intrigue. On se contente de suivre le quotidien de Poppy, parfois surprenant, mais qui n'aboutit à aucun climax. La fin est d'ailleurs décevante, car on a l'impression d'avoir vu ce film juste pour le fait de le voir... comme un petit morceau de vie, mais sans aucune ampleur.
Essayer de prendre toujours la vie par le bon côté c'est super et ça peut faire un très bon sujet pour un film. Surtout quand on a la comédienne parfaitement adéquate pour cela à savoir Sally Hawkins. Mais le gros problème c'est le scénario. Mike Leigh ouvre plusieurs voies mais, mise à part celle du moniteur d'auto-école acariâtre, n'en appronfondit jamais aucune. Ce qui donne l'impression d'avoir regardé pendant près de deux heures un film quasiment vain.
Si j'ai mis 2 étoiles c'est parce que la musique de Gary Yershon m'a plu. Parce que sinon... Je comprends que Sally Hawkins ait eu des récompenses parce que pour pouvoir rire aussi bêtement pendant plus d'une heure de temps c'est réellement une prouesse ! C'est un film sans histoires, sinon celle de nous montrer une jeune femme aux prises d'une hilaritante infondée, en permanence. C'est agaçant et les leçons de conduite sont grossières. Beaucoup de bruit pour rien...