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kibruk
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4,0
Publiée le 7 décembre 2014
"La planète sauvage" est devenu à juste titre un classique de l'animation. Visuellement il ne ressemble à rien de connu, on peut toutefois lui reprocher une animation très rigide, et parfois même hideuse, heureusement largement compensée par son scénario très marquant, l'originalité de son dessin et de son univers unique.
Ce film de SF étonnant sort vraiment de l'ordinaire. Réalisé, pour des raisons techniques évidentes, en dessin animé où la touche de Roland Topor est omniprésente, il fait preuve d'une titanesque inventivité dans la description de l'écologie, de la sociologie et de ce qu'on appelait pas encore l'exobiologie de ce Monde étrange. De plus l'histoire est tirée d'un des plus brillant roman du génie Français de la SF : Stephen Wulf.
Magnifique! Peut-être un peu trop de musique psychédélique inspirée des courants rock des A60-70, et peut-être aussi un peu lent dans la première moitié du film, mais l'histoire et les dessins valent le détour! On a l'impression de suivre les aventures de Terre dans des tableaux digne de Dali! En revanche les plans restent souvent très classiques avec les personnages au centre. Terre est ce petit homme un peu innocent comme Candide qui apprend à se découvrir et à exister avec la fuite, l'expérience et la science. Un joli conte qui montre l'importance du nombre, de la cohésion pour se révolter et devenir assez menaçant pour vivre en paix.
Etrange, psychedelique, intelligent,... tant de termes qui définissent trés bien "La Planète sauvage" qui conserve son charme en dépit des années et d'une animation un peu datée. Les dessins restent néanmoins splendides et collent parfaitement à cet univers de science fiction. Un vrai bijou !!!!!
En 1973, La Planète sauvage fit l'effet d'une petite révolution. C'était l'un des premiers films d'animation et de science-fiction qui n'étaient pas exclusivement dédiés aux enfants. À la réalisation : René Laloux, peintre et sculpteur ; aux dessins, Roland Topor, initiateur du mouvement Panique ; au scénario : Laloux et Topor, d'après un livre de Stefan Wul, Oms en série. Le résultat est atypique. Sur le fond, les auteurs ont développé un petit conte philosophique, centré sur la place de l'homme dans le monde. Dans ce film d'animation, l'être humain est dominé par plus grand, plus fort et plus savant que lui. Les événements invitent à relativiser tout sentiment de supériorité et à se méfier de l'idée de toute-puissance, qui ouvre la voie au totalitarisme. Le récit milite pour une approche humble du monde, pour une appréhension intelligente des différences, et dessine à la fin un rêve d'harmonie. Laloux et Topor inscrivent leur propos dans une longue tradition qui remonte à Montaigne, Voltaire, Swift... Sur la forme, le film possède une réelle étrangeté. Le rythme est assez lent et le style visuel, très singulier. En dessinant les décors et les créatures d'une planète fictive, Topor a laissé libre cours à son imagination et fait jaillir une poésie bizarre, qui a toujours quelque chose d'un peu monstrueux.
Si les graphismes et l'animation sont plus que datés et inesthétiques, si les voix sont très naïves, la musique funk/jazz plus que d'époque (néanmoins excellente), les différents thèmes plutôt survolés que vraiment développés, cet univers psychédélique est un véritable appel à la réflexion, à la méditation prônée par les draags. Toutefois, le final plombe cruellement l'ensemble. Et ils eurent beaucoup d'enfants...
Le film qui a tué le concept du psychédélisme, autant par le graphisme que par la musique Jazz Rock d'Alain Goraguer. Post-surréaliste, pré-cyberpunk/manga. Avec la voix fascinante de feu Jean Topart... Chef d'oeuvre fonfateur... GLOBAL JAZZALIST sur ton moteur de recherche
Il y a une certaine recherche dans le style et dans les thèmes abordés. Les dessins ne sont pas terriblement beaux, mais ils participent quelque part à rendre l'atmosphère du film encore plus intrigante. Ce film émeut surtout par son pouvoir à nous faire réfléchir. L'exotisme est intense et contentera tous les amateurs de science-fiction.
Un film d'animation considéré comme un des pionniers du cinéma de science-fiction. Il est sûr que techniquement, on a fait mieux depuis, bien que l'on puisse trouver une certaine beauté à ces dessins crayonnés, qui ne laisse de place qu'à l'essentiel en réduisant considérablement la profondeur de champ. L'avantage est que l'oeil va tout de suite là où Laloux veut nous emmener, mais le rendu paraît un peu terne. Il reste tout de même que ce film est une jolie fable sur le coexistence entre deux espèces, l'une paraissant dominante, et l'autre trouvant la force de résister dans la solidarité. Inversion astucieuse du rôle de l'homme sur la planète, qui est traqué et chassé à coups d'insecticide comme des vulgaires insectes. Récit très poétique, où la méditation laisse place à la violence à cause d'une méfiance sans bornes débouchant sur une haine de l'autre. Pour le coup, les dessins épurés servent cette poésie. Laloux utilise ici un des vieux trucs de la science-fiction, dénonçant les travers des humains par un récit de fiction en décalant la réalité. Les 1h12 de film servent la simplicité du scénario, qui pêche peut-être toutefois dans son trop évident happy end. Mais un bon film, qui fait réfléchir et qui touche par sa sensibilité.
Un film d'animation hors norme et poétique doublé d'un film de science-fiction extraordinaire. Les dessins tout en crayonnés sont splendides et extrêmement orignaux avec notamment des créatures étonnantes et un univers plein de charme et de poésie. L'animation est assez sommaire mais les techniques utilisées participent grandement à l'envoutement visuel. La musique, elle aussi, joue un rôle important dans la réussite formelle de ce long métrage. Le scénario, très adulte et parfois très cruel, nous conte une pure histoire S-F intelligente et pertinente où les humains seraient relégués à un rôle animal sur une planète dominée par une autre espèce... Un vrai régal de fond et de forme pour amateurs d'animation et/ou de science-fiction... Un pur bijou !
Film d’animation français de science fiction datant de 1973, La planète sauvage est impressionnant pour l’époque, tant au niveau de l’univers incroyable (bêtes, plantes, les Draags etc) sortant de nulle part si ce n’est de l’imagination et des dessins de Topor et au niveau de l’expérience presque psychédélique qu’offre le film dans son ensemble, notamment par la musique, superbe, avec beaucoup de basse et de saxo, sorte de jazz psyché et par l’animation plutôt rouillée rendant le tout beaucoup plus bizarre et participant ainsi grandement à l’ambiance. L’un des bémols est le relatif manque de fond, on a ici un message de paix à travers la métaphore du conflit entre les Draags et les humains qui une fois réglé amène à un monde beaucoup plus stable et riche et une rébellion classique contre l’opposition pour la liberté. Peu d’imagination de ce côté-là donc, la fin est par contre plutôt réussie avec une explication novatrice sur l’origine de la Terre et des hommes. L’autre bémol est la longueur du film, 1h07, un peu court. La planète sauvage reste un film expérience marquant par son ambiance psychédélique et son incroyable univers qui a malheureusement manqué de peu le chef d’œuvre. 4/5
Un dessin animé original, français (et tchèque) qui plus est, mais malheureusement un peu trop court et pas assez développé pour en faire un réel chef-d'oeuvre. L'animation est bancale mais vu les moyens habituellement alloués à ce genre de long métrages indépendants ça n'est guère surprenant, et il est donc difficile d'émettre un quelconque reproche à ce sujet. Surtout que le talent de Roland Topor nous permet aisément d'oublier les contraintes techniques en nous faisant voyager vers cette étrange planète Ygam peuplée de Draags et d'Oms. «La Planète Sauvage» fonctionne comme une métaphore de l'humanité (les Draags sont des êtres humanoïdes, intelligents et rationnels à la civilisation très développée), tout en la projetant dans une situation tout autre de la nôtre : les Oms (nos vrais semblables) ne sont qu'une espèce animale parmi tant d'autres. Le scénario de Laloux construit autour de cette idée est donc intéressant mais ne brille pas par son audace, surtout que l'intrigue qui sert de trame au film est linéaire et archétypique (l'éternelle révolte contre l'oppression). Ce sont surtout les dessins surréalistes de Roland Topor qui s'avèrent inoubliables! Comme l'évoque Fabrice Blin, la « naïveté cruelle » de son coup de crayon donne toute sa profondeur à «La Planète Sauvage», et font de cette aventure un singulier mélange de rêve et de cauchemar éveillé. Il convient aussi de souligner l'imagination foisonnante du dessinateur : des plantes toutes plus bizarres les unes que les autres poussent à la surface d'Ygam, et un bestiaire tout aussi riche et extraordinaire peuple ce monde. Finalement les séquences les plus poétiques sont les moments où l'on s'écarte du récit, où René Laloux nous permet de contempler à notre guise les magnifiques dessins de Roland Topor. Sans oublier l'excellente BO, dont la magnifique musique signée Alain Goraguer (aux relents psychédéliques) participe pleinement du charme de ce long métrage! S'il n'est pas un chef-d'oeuvre absolu «La Planète Sauvage» est toutefois d'une grande beauté, et s'avère tout simplement incontournable pour qui se risquerait à parler d'animation. [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Quel étrange film d'animation ! Cette bizarrerie franco-tchécoslovaque est une merveille du récit de science-fiction. L'animation n'est pas parfaite, et possède quelques lacunes dans la fluidité des mouvements et la clarté des décors, mais ceux-ci sont d'une telle originalité qu'ils resteront dans les mémoires. Il s'agit d'une planète peuplée d'une faune monstrueuse et couverte d'une rare végétation post-apocalyptique (reprise par Miyazaki dans Nausicaä), régies par des êtres intelligents, les "draags". Que l'on pense à La Planète des singes, au Meilleur des mondes ou à Asimov, La Planète sauvage paraît une synthèse de ces histoires à message philosophique grave. Ainsi que dans Les Animaux dénaturés, on présente deux formes d'espèces "humanisées", qui s'affrontent pour finalement découvrir qu'il est préférable de vivre en paix et de s'accorder de la présence de l'autre. Inspiré du roman Oms en série de Stefan Wul, produit par Roger Corman, habitué de toutes les bizarreries dans tous les genres, La Planète sauvage est l'un des dessins animés les plus surprenants et les plus audacieux.
Un beau film d'animation avec des extraordinaires dessins de Topor. Sur le plan métaphorique, cette histoire d'esclavage de celui qui est plus faible est un classique du cinéma et est toujours réalisé. Quand à la réalisation elle est bien orchéstré.