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Un visiteur
5,0
Publiée le 2 août 2008
"Adieu ma concubine", le chef-d'oeuvre de Chen Kaige date de 1993 et se présente comme un vibrant hommage à l'Opéra de Pékin. Grâce à ce film, Kaige présente au monde cet art typique de son pays, un art codifié où rien n'est laissé au hasard. Douzi et Shitou en sont les héros principaux, s'étant rencontrés enfants lors de leur rude apprentissage à l'école de l'Opéra. Soutenue par une image majestueuse, l'histoire est fascinante et nous conte, à travers ces deux personnages, les bouleversements que la Chine subira au cours d'un demi-siècle. Alors que, durant leur jeunesse, les amis vivaient dans l'ancienne société qui prônait la souffrance comme le seul moyen de surmonter les drames de l'existence et de s'en rendre maître, ils partagent, par la suite, le sort de la population lors de la Révolution culturelle et de l'émergence du communisme, causes majeures de leur propre déchéance et de celle de leur art. Cette évolution du système politique chinois est admirablement rendue, mieux que la relation ambiguë entre les personnages principaux, dont l'un se mariera et l'autre brûlera de douleur de se voir ainsi délaissé pour une femme. D'autre part, l'apparition du nouvel ordre politique va entraîner l'inexorable disparition des vestiges de l'ancienne société et être la cause d'affreux débordements, de même que de sombres trahisons, ce que le cinéaste nous dépeint avec talent. Ce film fut évidemment censuré et interdit en Chine, avant que le succès international ne le rejoigne à Cannes, où il reçut la Palme d'or en 1993, ex-aequo avec " La leçon de piano " de Jane Campion. Un film magnifique où se mêlent, dans une mise en scène grandiose, réalité et fiction, peinture de la Chine à travers 50 ans de son histoire et amours conflictuels entre deux hommes et une femme. Ce film a également pour mérite d'allier le souffle de l'épopée à l'intimité de ce drame sentimental.
Une histoire poignante sur l'homosexualité et la trahison, malgré un fond historique un peu confus pour l'occidental qui n'a aucune notion de l'histoire de Chine, on est bouleversé par ces deux hommes magnifiquement filmés par Chen Kaige.
Film magnifique et poignant qui nous ouvre les yeux sur les ravages de la Révolution Culturelle Chinoise: entre rigueur extrême et rejet total des traditions, on ne peut qu'être touchés par l'histoire de ces jeunes artistes de l'Opéra de Pékin. La réalisation est fine et juste, les acteurs sont parfaits. Mention spéciale pour le regretté Leslie Cheung, dont la sensibilité et la justesse d'interprétation est boulversante. Un film à voir absolument!!!
Le film montre deux protagonistes d'une pièce de théâtre sur plusieurs décennies, qui se retrouvent confrontés à la l'occupation japonaise, à la révolution culturelle ainsi qu'aux aléas que nous réserve la vie. Adieu ma concubine est une oeuvre artistique et esthétique, sur le fond et la forme, mais aussi intimiste et engagée. La beauté du théâtre est représentée, mise en valeur par la photographie, le maquillage et les costumes. Souffrance, jalousie, inconpréhension, censure, suicide... Ce sont des thèmes abordés à travers les comédiens qui finissent par s'isoler d'un monde hostile et hermétique à l'art, leur vie ressemblant de plus en plus à leur personnage. Acclamés par le publique, ils sont persécutés par l'autorité, car le domaine politique et le domaine artistique ne fait pas toujours non ménage, qui leur reproche de jouer la pièce devant l'occupant, ou de jouer tout simplement...
c'est l'histoire d'un roi et de sa concubine qui ne cesseront de s'aimer d'une éopque à l'autre, jusqu'à la mort de l'opéra...seule reste la tragédie
Je sors bousculé d'un tel film, près de trois heures d'une immense fresque sur l'amitié, sur l'amour qu'une amitié peut porter... sur la jalousie, la jalousie amoureuse d'un ami... sur la Chine de l'Opera traditionnel de Pékin, avec ses moeurs si particulières si difficiles aussi qui survivra à l'occupation japonaise...et qui ne resistera pas à la révolution culturelle prolétarienne communiste. C'est une grande fresque sur les cinquantes années qui révolutionneront la Chine jusqu'à aujourd'hui.
Un très grand film, très riche avec un Leslie Cheung qui crève l'écran comme ils disent....c'est un film que je ne peux que conseiller vivement. à voir en VO biensûr (comme tous les films de toute façon)
Un film assez classique retraçant la vie de 2 acteurs de l'Opéra de Pekin, leur relation et leur ambiguité provoqués par leurs rôles respectifs dans une pièce classique chinoise. Un bon film, mais pas exceptionnelle à mon goût.
Adieu ma concubine retrace un demi siècle de lhistoire contemporaine de la chine à travers le destin tragique de 2 chanteurs de lopéra traditionnel chinois qui subissent la révolution culturelle et lémergence du communisme. Le film est tout simplement grandiose autant que par ses images esthétiques, ses décors et costumes somptueux que par son aspect historique ou que par son angle psychologique réussi montrant 3 personnages qui oscillent entre amour et haine. Car un des chanteurs devient extrêmement jaloux quand lautre séprend dune femme (magnifiquement interprétée par Gong Li). Adieu ma concubine est donc une histoire damitié ponctuée de conflits, de réconciliations et aussi la représentation de lévolution du système politique chinois qui deviendra la cause de la déchéance des 2 chanteurs. A noter que ce film a reçu en 1993 la palme dor ex-aequo avec le film de Jane Campion « La leçon de piano », Golden globe du meilleur film étranger. Passionnant et passionné.
Au milieu du 20e siècle, un jeune chanteur d'Opéra pris dans le tourbillon de l'Histoire : l'arrivée des communistes au pouvoir précipite l'avènement d'une nouvelle société au détriment des anciennes valeurs. Un triangle amoureux composé de deux hommes et d'une femme se déchire pour défendre des idéaux antagonistes : faut-il aimer l'art au détriment de sa conscience politique ? Jusqu'à quel point peut-on s'oublier dans l'imaginaire de son rôle ? Un film émotionnellement fort, avec un réalisme parfois crû et des épenchements symboliques bouleversants. Excellents acteurs, dont la merveilleuse Gong Li.
Un chef-d'oeuvre. Une Palme d'or méritée. La petite histoire dans la grande histoire, comme si le destin de chacun se trouvait mélé au destin d'une nation. Un film bouleversant, tant au niveau de l'individu (les personnages : Gong Li est somptueuse) que du social (l'Histoire de la Chine : une mutation des valeurs rapide et violente !). Les images de Kaige sont belles et puissantes et l'on ne peut qu'admirer qu'un tel challenge ait été réussi : pouvoir filmer l'histoire de la Chine, du théâtre chinois, la vie amoureuse des personnages, pouvoir filmer tous ces sentiments humains (de l'amour à la trahison, du dégoût à la passion, du dévouement au regret) dans un seul film... chapeau, monsieur Kaige !
Loués soit les cinéastes de la cinquième génération! Ce film est un véritable chef-d'oeuvre. Tellement de paramètres conjugués: un scénario établit au coeur des moeurs chinoises d'une époque fragile socialement et artistiquement... Une prestation de Leslie Cheung véritablement époustouflante. Prestation à rapprocher de la biographie de l'acteur lui-même, comme si le rôle n'avait pu être interprété que par lui. Ames sensibles ou non, ne pas s'abstenir, vraiment.
Un pur chef d'oeuvre que ce film, un drame d'une intensité rare et d'une interpétation d'une justesse et d'une sobriété à couper le souffle ! Rares sont ces films qui font monter ainsi une émotion incontrôllable au spectateur qui vivant pleinement ce que les personnages vivent, se met à souffrir et pleurer pour eux... La photographie est sublime, tout comme cette incursion au coeur du dur et cruel travail que représente le théâtre chinois, qui privilégie la souffrance pour atteindre la grâce et la beauté à l'état pure... Bouleversante aussi que cette prestation de Leslie Cheung, qui confère à son personnage toute la sensibilité requise pour ce rôle de recherche identitaire, cette histoire d'un homme qui confond opéra et vie réelle, qui ne sait plus qui il est, qui cherche déespérément de l'amour, lui qui en a tant manqué, à commencer par celui de sa mère. L'histoire d'amour et d'amitié qui le lira à Shitou sera son destin, un destin maudit, puisqu'il voit l'arrivée de Gong li, brisant ainsi son fragile équilibre. Ajouter à cette fresque le contexte politique extrêmement perturbé de la Chine passant de l'occupation Japonaise au Maoiste, et la censure dont été victime les artistes de l'époque, tout ceci en fait sans conteste l'une des plus impressionnantes palme d'or de toute l'histoire du festival !