Date de sortie cinéma :
10 septembre 2008
Réalisé par Jose Luis Guerin
Avec Pilar López de Ayala, Xavier Lafitte, Michaël Balerdi, plus
Titre original : En la ciudad de Sylvia
Long-métrage
espagnol.
Genre :
Drame
Durée :
1h24 min
Année de production :
2007
Synopsis : Un homme retourne à Strasbourg à la recherche de Sylvia qu'il a rencontrée quatre ans plus tôt. Cette quête se transformera en une déambulation dans les rues, et en une expérience esthétique. Une plongée dans l'intimité d'une ville et de ses habitants.
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Ex : Nice, Bastille, 33017, UGC Lyon, Gaumont Paris
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(1,7)
pour 33 notes dont 17 critiques
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34 critiques postées
Sa note :
(4)
Sa critique :
Ce film tient d'un petit miracle. Le cinéma contemporain, lorsqu'il récuse la dramaturgie, la narration, au moins dans leurs codes habituels, finit par prendre la pose à force d'obscurité et d'hermétisme, à force d'académisme du cinéma d'auteur. Ici tout est limpide, lumineux, dynamique comme on parle de celle des fluides. "L'histoire" tient sur un carnet de croquis : un jeune homme regarde des jeunes femmes puis en suit une, qu'il croit reconnaître. Un jeune homme cherche sans doute l'ame soeur. Mais la beauté du cinéma est convoquée pour faire vivre pleinement ce fil léger. La beauté du cinéma dans ce qu'elle a de plus ténue et de si juste : la perception, la recherche des sensations (la lumière du soleil, le passage d'un tramway, le bruit des pas), la quête d'un visage. Ce qui est de vraiment chouette ici c'est que le film ne se drape de rien d'autre que de la quête du personnage, il n'essaie pas d'être supérieur à son spectateur, il se donne avec humilité et orgueil. Sans oublier une vraie touche d'humour.
Le film peut sans doute agacer (j'étais du reste méfiant) mais il emporte, me semble-t-il, pleinement le spectateur qui se laisse emmener en promenade par la justesse de ses moyens, la finesse de ses acteurs, la vivacité de son montage et cette manière si légère de ne paraitre de rien, alors que la construction est réelle. Bref, emballant.
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327 critiques postées
Sa note :
(3)
Sa critique :
Découvert au festival espagnol nantais de mars 2008. Le plus difficile à supporter résiderait dans les longueurs inutiles. Le plus accrocheur reste ce magnifique physique de l'acteur masculin auquel j'ai pu m'identifier, car son expression ne sonne pas du tout creux (regard intelligent, profond), sa quête tient en haleine. Jeune évaporé, qui s'inscrit dans cet entêtement amoureux qu'on affiche parfois adolescent(e), névrose alimentée par les fantasmes entretenus et qui fait se décliner les partenaires comme autant de modèles féminins à immortaliser sur papier. Ballet esthétique de silhouettes (les jeunes filles sont splendides). Désir de tester son endurance au prétexte d'un souvenir précieux. Jeux de regard (du peintre ou du photographe ici plus que du mâle). Délire de l'assaut sans cesse reporté pour préserver l'enchantement. Volonté de se diluer dans l'extase obsessionnelle. Les esthètes peuvent raffoler de cette poursuite du fugace, dommage qu'il y ait ce brin de maniérisme... Une vacuité strasbourgeoise savamment orchestrée par le "plus que Rohmer" espagnol. J'ai donc tenu toute la séance grâce au jeune Apollon... L'issue vous remet un peu dans le circuit du réel, il importe d'avoir beaucoup gambergé soi-même par ennui (pensionnat, longue maladie)... Envoûte, endort, peut faire ronchonner ou carrément hurler !
Fonctionalité offerte
par l'espace Carte Noire
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un visiteur - 22/11/2009 03:19:38