Date de sortie cinémainconnue
Réalisé par Abbas Kiarostami
Avec Masoud Zand, Hassan Darabi, plus
Titre original : Mossafer
Long-métrage
iranien.
Genre
Drame
Durée
1h20 min
Année de production
1974
Synopsis : Un enfant va braver les regles et les lois pour assister a un match de football, passion qui le devore.
Presse

Actrices et acteurs
Critiques, notes, avis des spectateurs
Note Moyenne:
(3)
pour 4 notes dont 2 critiques
déconnecté
Sa note :
(4)
Sa critique :
Premier long métrage d'un cinéaste de génie, Le Passager traite de l'enfance avec humilité, élégance et poésie. Comme il le dit lui-même dans le making of de sa dernière pépite ( Five ), Abbas Kiarostami n'a jamais éprouvé une réelle passion pour le football. Même si Mossafer prend comme point de départ un enfant souhaitant assister à un match de foot à Téhéran,ce dernier n'est qu'un prétexte. Ici, il est surtout question d'étudier la société iranienne : misère et conflits, aveuglement d'une mère à l'égard des études de son fils, violence des adultes...Servi par une photographie Noir et Blanc très contrastée, brute mais flamboyante, Le Passager rappelle un peu les 400 Coups de François Truffaut : même souffle de liberté, mêmes thèmes et même amour du cinéma. Bien entendu, nous sommes à mille lieux de la période contemporaine de Kiarostami : ici, l'oeuvre est de facture plus classique, moins contemplative et plus montée que ses derniers films. Cependant, Le Passager est de ces longs métrages qui vous prennent par la main et qui ne vous lâche plus jusqu'à la fin. Un chef d'oeuvre, et l'un des films les plus accessibles de son auteur. Rare mais indispensable.
déconnecté
1 348 points
Membre depuis 1 510 jours | 1 039 critiques postées
Sa note :
(2)
Sa critique :
«Mossafer» (Iran, 1974) compte parmi les premières réalisations d’Abbas Kiarostami. Attaché à l’enfant, le cinéaste raconte l’histoire de Qassem, un petit garçon d’Iran mauvais élève mais passionné de football. Par le prisme de la passion, les actes de l’enfant, que la morale réprouve (comme de voler ses parents), aspire à accomplir le rêve de voir l’équipe de football nationale jouer. Mettant tout en œuvre pour pouvoir fuir voir le match, Qassem réussira à se procurer un billet de bus et une entrée dans le stade. La condition de la jeunesse, sa nature rêveuse empêchera l’enfant d’y assister puisqu’en s’endormant sur une pelouse, il rêvera plutôt que de voir le match. Dans un noir et blanc granuleux d’une fondamentale beauté, le film et sa simplicité essentielle se confondent parfois avec le rêve. La frontalité des cadres, évoquant celle du peintre Irman Maleki, instaure un rapport direct avec l’enfant. Le jeune public comme les plus grands peuvent apprécier l’œuvre de Kiarosami par l’humilité avec laquelle la réalisation est accomplie. Cette simplicité presque primitiviste ne produit pas pour autant une œuvre commune, faite de banalité. La séquence du rêve, qui se détache brutalement du régime esthétique du film par son «expressivisme», affirme la nécessité d’user d’une réalisation ascétique. Les milieux modestes, les paysages sobres permettent une lisibilité directe de l’image et de son action pour permettre au jeune public, à l’instar des grands films de Lamorisse, de saisir pleinement le drame du récit. Ce dépouillement des lieux, qui permet une immédiate intelligibilité habilite Kiarostami à développer la complexité de l’enfance ailleurs, dans l’articulation entre ces lieux dépouillés. Les rues sinueuses, les cohues citadines, les méandres du rêve sont les chemins tortueux qui parsèment le film. Déjà, dans son premier long-métrage, Kiarostami développe le motif récurrent de son cinéma : le sentier (ligne sinueuse) parcourant une montagne (figure immuable).
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Commentaires
déconnecté
un visiteur - Le lundi 22 mars à 10:48