Cinéaste palestinien, Elia Suleiman part à New-York en 1982 et y vit jusqu'à 1993. Il y réalise des courts métrages dont Introduction à la fin d'un argument, qui montre la représentation des Arabes à la télévision et dans le cinéma hollywoodien.
En 1996, son premier long métrage, Chronique d'une disparition, traite de l'identité palestinienne. Il obtient le Prix du meilleur premier film à Venise. En 2001, son moyen métrage, Cyber Palestine, est présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes et, en 2002, il se retrouve en compétition officielle avec Intervention divine.
Auréolé du Prix du Jury, il mettra néanmoins 7 ans avant de donner naissance à un autre long métrage, lui aussi présenté en compétition au Festival de Cannes en 2009 : Le Temps qu'il reste, chronique douce-amère dont il a puisé l'origine dans ses propres souvenirs. Avant ce film, Elia Suleiman aura participé, en tant qu'acteur, à Bamako et Je t'aime... moi non plus (2006) puis, en tant qu'acteur-réalisateur, au film collectif Chacun son cinéma (2007), pour lequel il signe le segment Irtebak.