Dans la lignée de "Pentagon Papers" (2017) de Steven Spielberg, Aaron Sorkin signe un scénario passionnant, mais sa mise en scène s’avère trop appliquée si bien que la tension est inexistante (n’est pas David Fincher – le réalisateur de "The Social Network" en 2010 – qui veut).
Le spectre d’"It Follows" (2014) de David Robert Mitchell, plane sur ce film d’horreur modeste mais efficace, qui distille la peur en dépit de son évidente économie de moyens, dans une ambiance mystérieuse.
Le réalisateur aurait dû s’en tenir à cette forme brute, car en dépit de quelques jolies idées, sa mise en scène trop appuyée, à l’image de certains choix narratifs, surligne inutilement son propos.
[Une] comédie semée de répliques bien senties qui, entre tendresse et cruauté, dresse un portrait caustique du milieu.
L’initiative de montrer les conséquences des agressions et le processus thérapeutique est louable, mais l’on peut s’interroger sur la pertinence du dispositif, d’autant que la psychiatre finit par apparaître à l’écran.
Plaisir coupable devant ce polar aussi sexy que cruel, où règnent manipulations et faux-semblants dans une atmosphère paranoïaque et malaisante.
Il faut digérer cet ovni déroutant et désespéré, délibérément caricatural et boursouflé, qui confine à l’exercice de style mais démontre une audace et une liberté forçant le respect.
Trop long et trop sage dans la manière, par endroits maladroit, son film, aussi sincère soit-il, peine hélas à convaincre malgré l'éloquente Tess Barthélémy.
Un dispositif malin et efficace.
Non dénué d'ironie, (...) "Notre salut" rebat les cartes de la fiction historique. Et c'est brillant.
Le récit, malaisant, est filmé à distance avec la froideur nécessaire au regard de son sujet, et s’avère passionnant, provocateur et impitoyable.
[Un] drame lumineux, avec un optimisme inébranlable et un goût pour la nuance seyant à la remarquable Adèle Exarchopoulos, tour à tour drôle et bouleversante, forte et fragile.
Coup de cœur pour ce film d'action qui vaut pour l'épure de son dispositif.
Même si on connaît par cœur l'intrigue, on est emporté par la fluidité d'un récit pudique et délicat (...).
[Un] thriller hypnotique et stylisé, qui stupéfie par sa mise en scène, sa photographie, sa direction artistique et son sens du cadre, mais peut dérouter et semer la confusion par sa narration non-linéaire (...).
Un voyage temporel intime et artistique qui ne manque pas de relief.
Takashi Miike pratique la manipulation des images et dissipe le doute un peu trop vite, cassant par conséquent le suspense. On reste cependant captivé par une intrigue tentaculaire et ambiguë, malgré quelques longueurs.
Bavard mais pas statique (la mise en scène se renouvelle constamment pour y remédier), ce récit aux accents hitchcockiens et chaotique est une bonne surprise, en dépit d’une musique parfois envahissante.
Les guest stars font encore preuve d'une belle autodérision (...). Dommage qu'à l'image du tournage qu'on suit, la dernière demi-heure du film vire un peu au n'importe quoi.
Malgré un rythme en dents de scie, on est happé par cette expédition au cœur d'une nature hostile.

