Narration onirique, décor principal dans une tour-hôtel-palace porno chic angoissante de vide, nappes sonores lynchiennes ou violons grandiloquents de Pino Donaggio, codes visuels entre pub, clip et haute couture tendance cuir et latex, aréopage de jolies jeunes femmes aux dialogues nébuleux, farandole de néons et de halos de lumières diffuse, éclats de violence gore… Si ce capharnaüm infernal ne vous effraie pas, vous pouvez toujours risquer un œil à Her Private Hell !
Adèle Exarchopoulos, 32 ans, incarne avec sa spontanéité habituelle et son charme canaille ce personnage à la dérive qui perd peu à peu pied avant d’être secourue par une scénographe bienveillante (Sara Giraudeau) qui tombe amoureuse d’elle. Va-t-elle la sauver ? Dans ce drame intime porté par la performance sans fard d’Adèle Exarchopoulos, Jeanne Herry laisse percer une lueur d’espoir.
Couleurs sombres, atmosphère poisseuse, Primetime explore sur un mode cauchemardesque les coulisses d’une télévision devenue une espèce de monstre informe dopé à l’audimat. C’est une réussite, tout comme le fut, il y a tout juste cinquante ans, Network de Sidney Lumet, qui disséquait les méfaits de l’information spectacle et de la course à l’audience.
Si le scénario accuse quelques trous d’air – dont une traversée de pont suspendu particulièrement gratinée –, cette série B décomplexée se fait pardonner par une générosité de tous les instants. Hawke, qui y a laissé un doigt et quelques côtes sur le tournage, s’impose en héros old school, porté par un charisme brut et cette mélancolie tenace qui hante son regard.
Mieux que de simples tirages, ce sont des moments de vie restitués dans leur spontanéité et leur authenticité, par un amateur éclairé qui s’adonna pendant quarante ans à la peinture – sans succès –, avant de devenir célèbre dans le monde entier. Toute une vie est là, en images.
Le constat est sombre et le film tourne au huis clos solidement interprété par Niels Schneider, machiavélique à souhait, et par Monia Chokri, enfermée dans un piège redoutable.
Fallait-il vraiment ressusciter la bande d’agents de stars, au risque de transformer un joli souvenir en copie sans saveur ? Après visionnage, on peut le dire : oui, ça valait le coup.
On sent l’influence de Michael Haneke dans le plaisir à faire souffrir le spectateur, le message surligné et l’impression de pesanteur qui se dégage de l’ensemble.
Est-ce parce que l’idée d’un fantôme communiquant avec un enfant en détresse a déjà été traitée dans l’indépassable film de M. Night Shyamalan : le Sixième Sens ? Ce long-métrage de Christine Paillard laisse un sentiment de « déjà-vu. »
Malgré des conditions de tournage pour le moins inconfortables, Flush affiche une réalisation étonnamment ambitieuse, portée par une superbe photographie, une musique électro énergique et un montage nerveux. Primé dans de nombreux festivals à travers le monde, cet ovni arrive enfin en salles, avec la ferme intention de faire rire, frissonner et, surtout, de retourner la tête de ses spectateurs.
Entièrement centré sur l’histoire d’amour entre ces deux adolescents, ce premier long-métrage de Félix de Givry, connu jusque-là comme acteur chez Olivier Assayas et Mia Hansen-Love, affiche un classicisme qui ravira les amateurs de Claude Chabrol.
Comment se faire écouter des politiques quand on est un scientifique... et comment accepter la part que joue la nature avec son lot de catastrophes dans la vie des hommes? Autant de questions très actuelles qui rendent ce film historique particulièrement passionnant.
Un film euphorisant, dont les vingt premières minutes consacrées aux répétitions sont les plus savoureuses, entre un Noel qui pose les fondations de la tournée, et un Liam fidèle à sa nonchalance, qui se pointe après tout le monde, chante impeccablement, balance une vanne et disparaît. Pour le reste, le documentaire célèbre surtout Oasis de façon élogieuse, entre des extraits de concerts et des portraits de fans, sans aller plus loin dans l’intimité des Gallagher.
Comment réagir, quel regard poser sur un proche que l’on aime mais qui s’est rendu coupable de faits graves ? Le film pose la question de façon frontale, et cherche à interpeller chaque spectateur plutôt qu’à apporter des réponses. Efficace.