424 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
39 critiques spectateurs
5
19 critiques
4
8 critiques
3
7 critiques
2
2 critiques
1
1 critique
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Audrey L
813 abonnés
2 863 critiques
Suivre son activité
Critique de la série
3,5
Publiée le 23 mars 2020
Voir Jim Carrey chanter des comptines bébêtes à des poupées géantes échappées du Muppet Show ? Non, vous ne rêvez pas. C'est le pari incroyable de Michel Gondry, qui souhaite revenir sur le parcours de vie (réel, bien que peu connu hors des États-Unis) d'un présentateur télé pour enfants qui a marqué toute une génération avec ses poupées et ses décors barjos. Ici, ledit présentateur est incarné par Jim Carrey, toujours au top de sa forme dans le délire et le pathos mélangés, et Michel Gondry nous rappelle que leur collaboration sur Eternal Sunshine of the Spotless Mind a laissé de très belles traces : psychologie de la perte et du deuil explorée à fond, joie et tristesse simultanée, dérision du temps qui passe... C'est visuellement beau, poétique et intelligent : les pieds qui dialoguent avec leurs postures amoureuses sous la table tandis que "le reste du corps" discutent en haut... Gondry nous rappelle que c'est ce qu'il sait faire de mieux (même si quelques épisodes ne sont pas de lui) et Jim Carrey aussi. Les rebondissements sont bons et la courte durée de la saison permet de rester accrochés à l'intrigue de ce pauvre présentateur télé en deuil et dont l'image publique ne lui appartient même plus (quoi de plus horrible pour une personne qui tente de se reconstruire une identité après une lourde perte émotionnelle, que de se voir voler cette identité ?) Si le speech de départ "Muppet Show" pouvait faire peur sur la maturité de la série, Gondry et Carrey offrent une étude approfondie du deuil, tout en poésie et finesse. Cependant, lorsque l'on passe à la seconde saison, on se casse la figure autant que si Jeff Pickles avait sauté de sa chute d'eau sans son parachute... On se demande bien ce qui a motivé cette suite, car elle n'est qu'une parodie des atouts de la première : les beaux plans sont casés au forceps (les ralentis intempestifs), il y a un clair manque de poésie et d'émotions (c'est le calme plat), et un ennui profond nous prend rapidement... En bref, la seconde saison, à laquelle Gondry manque beaucoup, n'a rien à raconter, et s'il n'y avait pas le rôle touchant de Jim Carrey, on aurait zappé à coup sûr. Le pire étant peut-être la dramaturgie excessive qui entoure le personnage (déjà très agaçant) de Will... Une seconde saison complètement dispensable, et qui dénature notre souvenir de la série.
A éviter. Cette seconde saison tente tant bien que mal de continuer une intrigue qui n'en avait pas besoin, au point de radoter complètement. La poésie est casée à la hussarde juste pour l'effet de style (les ralentis fatigants) et souligne vite l'unique envie des producteurs de cette saison : faire comme Gondry. Mais c'est raté. On se retrouve face à trop de dramaturgie, souvent farfelue sans raison (le personnage, déjà pénible, de Will qui tente une remontée du temps... N'importe quoi, malgré le message final doucereux qui essaie de justifier la niaiserie de cette sous-intrigue) et à très peu d'éléments nouveaux. Ce qui était original et surprenant dans la première saison (les marionnettes qui parlent, le show mis en danger...) est ici juste prolongé difficilement par une histoire de divorce qui n'en finit plus de nous endormir à force de jacasser. Jim Carrey tente le tout pour le tout avec son personnage au bord de l'explosion, et parvient à nous réveiller du récit soporifique, mais à de trop rare moments, ne pouvant porter à lui seul l'intérêt de cette suite. Complètement dispensable, et même plus : nuisible à l'ensemble.
Une très bonne série avec Jim Carrey et Frank Langella réalisé par Michel Gondry , le réalisateur d'Eternal Sunshine of Spotless Mind. Un très bon personnage marrant et dramatique.
Série originale et mon dieu que ça manquait.. Jim Carrey incarne tellement bien cet homme proche de la rupture a tout instant ! Et le grand écart entre les moments joyeux et les moments violant (ou triste) est tellement net et sans détour, que ca les rends beaucoup plus réelles et perceptibles. Mais ce contraste surfe sur une frontière qu'il ne fait que tatillonner et qui pourrait prendre une puissance considérable en approfondissant plus ses sujets et en s’éloignant des plus anecdotiques... 3./5
Si je devais résumer la série en un mot, ce serait mélancolique. La réalisation est soignée (il y a le budget) et la colorisation, tout en couleur, est bien à l’image du personnage principal. Jim Carrey est impressionnant dans ce rôle, et il offre une belle palette de sentiments. C’est un clown noble, et chacune de ses interventions nous pousse à attendre la suivante. Par contre, les autres acteurs sont trop faibles et ne brillent pas dans son ombre ; ils ne brillent pas non plus quand l’histoire s’intéresse à leur parcours. L’ensemble du scénario, qui ressemble à un film à rallonge, souffre de quelques inégalités : la fin est vraiment très bien et ça monte crescendo ; l’épisode pilote n’est pas mauvais et pose les bases et quelques intérêts, mais il y a un creux quand même sur les 4 ou 5 épisodes suivants. Mention spéciale à la BO qui participe pleinement à cette atmosphère de mélancolie.
Deux saisons (2018 à 2020, soit 20 épisodes). Série terminée. La double face d’une vedette d’émission télévisée pour enfants offrant du bonheur à l’écran alors qu’il traverse une déprime intérieure. Cette série marque notamment les retrouvailles du réalisateur français Michel Gondry (qui signe près de la moitié des épisodes) avec Jim Carrey plusieurs années après « Eternal sunshine of the spotless mind ». Sous l’angle du divertissement, le récit aborde une multitude de thèmes profonds (le deuil, la vieillesse, le divorce, la famille, etc.) avec un humour souvent corrosif. Le portrait de cet homme prisonnier de son image publique et guidé par son extrême bonté tout en étant confronté à des déboires personnels, crée une douce mélancolie. On passe ainsi du rire à la peine en un claquement de doigts. Il est simplement dommage de ressentir un essoufflement lors de la seconde saison. Bref, à vouloir être trop bon, on n’en devient pas forcément trop con !
Ah ce Jim Carrey, tellement bon dans le drama et malgré ça, trop souvent cantoné a des rôles comiques et niais. Il est parfait dans ce rôle et est la principale raison de regarder cette série.
Cette série est vraiment géniale, Jim Carrey nous surprend encore dans son jeu d'acteur dramatique avec ce rôle d'animateur d'émissions pour enfants qui essaient d'expliquer aux enfants dans son émission des sujets de société. Avec un mélange de rires et de larmes... KIDDING, L'une de mes Séries préférées avec SOUTH PARK !
Gondry et Carey se retrouvent pour une nouvelle folie, moins géniale cette fois, le délire l'emportant parfois sur l'émotion. Restent poésie, tendresse, magie et humour, portés par un Jim Carey toujours aussi émouvant.
Brillant, original, dénonciateur, joué par un Jim Carey au sommet et des acteurs doués, Kidding est une série exceptionnelle. Très joli visuellement, doux et brutal à la fois, émouvant et hors du commun, cette série est excellente. Ne pouvant aller plus loin, à vous de la regarder et/ou d'approuver à mes dires, et de dire à votre tour "suberbe œuvre d'art", car oui, ici, c'est de l'art.
Que dire de cette série à part que c'est la plus belle que j'ai jamais vu. Les acteurs sont époustouflants, les épisodes proposent tellement de variétés de plan et d'idées originales. J'ai énormément pleuré ça ne mettait pas arriver depuis très longtemps. Merci pour cette série !!!