En dépit de l'extrême liberté qu'EMPIRE prend avec l'histoire romaine, il faut saluer la tentative de retracer l'affrontement d'Octave à Marc Antoine au long des treize mois qui séparent l'assassinat de Jules César de la bataille de Mutina. Je trouve désinvolte le fait de montrer Octave amoureux d'une vestale comme un ado transi, devenir gladiateur dans les souterrains d'Arkham (surréaliste !), avec un général romain de race noire (n'importe quoi : songeons que quarante ans auparavant, les Romains considéraient encore leurs alliés Italiens comme des sous-hommes indignes de recevoir le droit de cité), une "légion perdue" retrouvée, etc. J'aurais préféré, tout de même, un portrait plus fidèle de la personnalité d'Octave, froid, calculateur, sournois, plutôt que ce produit "politiquement correct", heureusement, nous verrons bientôt ROME (HBO), qui ne prend pas plus de liberté qu'il n'est nécessaire...
La référence à GLADIATOR est manifeste dans les allusions de situation, les références musicales, et jusqu'au look de Jonathan Cake, décalqué sur Russel Crowe.