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    Misfits
    Anecdotes, potins, actus et secrets inavouables autour de la série "Misfits" et de son tournage !

    Saison 1 - 100% Culte

    "Misfits", de "Skins" à "Heroes"...
    Misfits ("marginaux" en anglais), petite merveille de la chaîne E4, suit les aventures de cinq délinquants réunis à l’occasion de travaux d’intérêt général, pour diverses bêtises qu’ils ont commises. Chacun d’entre eux a une personnalité bien définie, qui pourrait paraître légèrement caricaturale au début, mais il en résulte une identification très facile de la part du public envers ces jeunes : Nathan est un petit malin, Kelly n’a pas la langue dans sa poche, Curtis est un coureur sur le déclin, Simon est atteint de timidité maladive, et Alisha est une petite allumeuse. Tous sont présentés comme des parias, et tous ont leurs propres caractéristiques. Mais leur vie prend un tournant des plus excitants et surtout terrifiants lorsqu’un orage éclate et qu’ils sont violemment frappés par la foudre. Les jeunes gens se découvrent alors des pouvoirs surnaturels … Serait-ce donc un Heroes version britannique ? Pas vraiment. Car le génie de la série repose sur l’adaptation des pouvoirs surnaturels au tempérament de chacun des personnages : ainsi, l’effacé Simon peut devenir invisible, la sexy Alisha provoque d’intenses pulsions sexuelles chez quiconque la touche, le honteux Curtis peut remonter dans le temps, et la pipelette Kelly peut entendre les pensées des autres. Seul Nathan, le provocateur du groupe à l’esprit très vif et à l’attitude rebelle se retrouve sans pouvoir particulier – à moins qu’il ne se soit pas encore manifesté…
    Loin de les transformer en super héros et de leur apporter une quelconque rédemption, cette métamorphose ne fait que les enfoncer plus profondément dans leur situation marginale et représente plus un fardeau qu’un cadeau. Bien qu’ils désirent continuer à vivre une existence normale et sont loin de maîtriser leurs nouvelles capacités, leur vie bascule dans un enchaînement de situations étranges et surnaturelles, à la rencontre d’autres personnes touchées par la tempête et porteuses de pouvoirs pas nécessairement bienveillants.

    La série est clairement dirigée vers un public d’adolescents, empruntant à Skins son côté trash, son langage de rue et sa tendance à exposer une vulgarité physique et morale (dont Nathan est particulièrement adepte), mais le scénario utilise ce côté détraqué pour leur concocter des répliques délicieusement hargneuses et sèches. Le physique des personnages en lui-même est incroyablement banal, loin des standards de beauté des séries américaines, et contribue à une identification encore plus forte de la part du public.

    Une publicité intensive sur la toile
    La promotion de Misfits a atteint des records d’originalité, et a su exploiter les nouveaux réseaux sociaux qui unissent les jeunes téléspectateurs pour en faire une campagne virale en ligne. C’était la toute première fois que des comptes de personnages d’une série encore peu connue (Simon et Kelly) étaient créés sur Twitter et Facebook. A chaque diffusion, les deux personnages postaient des tweets écrits par les scénaristes, selon leur psychologie respective, pour offrir une narration additionnelle aux épisodes en eux-mêmes, et divertir les spectateurs qui avaient l'impression de partager une relation plus intime avec eux. Un jeu vidéo, permettant de s’investir encore plus dans l'univers de la série, avait également été mis en place, proposant aux internautes de retrouver leur photo dans une vidéo inédite jouée par les acteurs de Misfits.

    Hommages et clins d’œil
    L'idée de présenter des personnes ordinaires dotées de pouvoirs surnaturels a maintes fois été exploitées au cinéma et à la télévision. Pas facile de renouveler le genre... Et pourtant, Misfits propose un nouveau départ. Clairement inspirée de la multitude de séries américaines traitant du surnaturel (comme Heroes ou No Ordinary Family), elle ne bénéficie pas de la somme d’argent colossale qui leur permet d’atteindre une certaine crédibilité. Ce n’est pas la première fois qu’une série britannique fantastique doit combler son manque de moyens par un scénario, des personnages et des situations inspirés et hautement originaux. La série culte de science fiction Doctor Who l’avait fait. Mais plus que de créer une nouvelle mythologie basée sur les aventures de ces jeunes délinquants, Misfits est également un puits de références à la culture pop et au cinéma du genre :

    Lorsque les jeunes misfits tuent accidentellement leur agent de probation, ils se voient obligés de l’enterrer et se promettent de n’en parler à qui que ce soit. Le clin d’œil au film pour ados Souviens-toi... l'été dernier est encore plus évident lorsqu’ils retrouvent dans leur casier respectif un mot écrit en rouge, indiquant "Je sais ce que vous avez fait", tout comme dans le film.
    Les mots étant écrits en lettres de sang, il n’est pas difficile de comprendre les motivations morbides du tagueur. Pourtant Nathan, fidèle à sa répartie étonnante, n’hésite pas à déclarer qu’il "s’agit sans doute de cet imbécile de Banksy". Banksy est un pochoiriste britannique très engagé qui tague les murs pour faire passer des messages qui mêlent souvent poésie, humour et politique.
    Dès le premier épisode, les misfits doivent faire face à leur agent de probation qui s’est transformé en monstre assoiffé de sang, ce qui n’est pas sans rappeler les zombies du film de Simon Pegg, Shaun of the Dead.
    Misfits emprunte également au genre horrifique, avec une référence directe à Shining, lorsque leur agent de probation plante sa hache dans le mur alors qu'il essaye de les assassiner.

    L'accueil de la presse

    Lors de la diffusion du premier épisode, l'accueil de la presse a été exceptionnellement bon. The Times lui a accordé quatre étoiles sur cinq, comparant la série à une "nouvelle union – de l’humour de rue obscène avec des effets spéciaux tonitruants". The Guardian l’a déclarée être "assez en phase avec elle-même pour évoluer dans son propre univers et établir quelque chose de nouveau", mettant en scène des "personnes réelles" au lieu de clichés vus et revus. Et en effet, "Misfits est absurde, encore plus absurde qu’on pourrait le penser, mais également brillante, tranchante, sombre et parfois terrifiante. Le jeu des acteurs et le scénario font en sorte que le démarrage grotesque avec l'orage et la foudre reste entièrement crédible." Le scénario, qualifié de "tranchant comme un rasoir" par le Evening Herald, s’appuie sur le "casting très bien choisi et superbe." En Australie, les critiques étaient légèrement plus laconiques, disant que les personnages étaient "ennuyeux et peu attrayants", mais qu’on trouvait pourtant la série "étrangement fascinante".
    Pour couronner le tout, le show a raflé le prix de la Meilleure série dramatique, à la surprise générale, aux prestigieux Bafta Awards 2010.

    Nathan Young, personnage emblématique de la jeunesse anglaise
    Le personnage de Nathan Young a très vite marqué le public, qui l'a immédiatement préféré à ses acolytes. En effet, son côté moqueur et sarcastique repousse tout autant qu’il attire, et il est certain que cette attitude nonchalante et provocatrice est une manière comme une autre de cacher un mal-être typique chez tout adolescent. Avec son franc-parler, sa désinvolture et son refus de l’autorité, Nathan reflète la jeunesse britannique actuelle. Lors du dernier épisode de la saison, Nathan se retrouve face à une situation face à laquelle il ne sait pas comment réagir : ses amis ont subi une sorte de lavage de cerveau et adoptent un look sage, sans maquillage ni artifices. Il est le seul à rester lui-même, et dans un sursaut désespéré de les voir revenir à la raison, il prononce un discours qui fait écho à la philosophie des jeunes britanniques des années 2000. Des groupes Facebook ont même été créés pour lui faire honneur.

    "Nous sommes jeunes, nous sommes supposés boire trop, avoir une mauvaise attitude et nous faire sauter la cervelle. Nous sommes nés pour faire la fête. Nous le devons à nous-même, nous le devons les uns aux autres. Voilà, c’est notre époque. Quelques uns d’entre nous mourront d'overdose ou deviendront fous. Mais Charles Darwin a dit 'On ne peut pas faire d’omelette sans casser d'œufs.' Voilà de quoi il s’agit! Nous cassons des oeufs… […] Nous avons eu droit à tout. Nous avons tout foiré, et encore mieux que les générations avant nous. Nous étions si magnifiques …."

    Bafta de la Meilleure série dramatique

    En 2010, et ce dès la fin de leur première saison, l'équipe de "Misfits" a raflé le Bafta Award de la meilleure série dramatique, s'imposant comme une série au fort potentiel. Les acteurs venus récupérer le prix sur scène ont alors plaisanté sur la possible mise en route d'une saison trois, alors que le tournage de la deuxième saison n'avait pas encore commencé.
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