D'Argo est furieux de découvrir que Chrichton s'est introduit sans sa permission à l'intérieur de son nouveau vaisseau et l'accuse d'y avoir causé un disfonctionnement. Ce dernier nie mais D'Argo ne le croit pas et le pousse violemment. Chrichton se cogne la tête et tombe dans le coma...
La plongée de John Crichton dans le coma, permet une introspection dans son subconscient… quelque peu animé. En effet « La vengeance de l’ange » est l’occasion pour l’équipe de
Farscape d’enfin réaliser un souhait : introduire quelques intermèdes animés dans un épisode de la série. Et c’est dans le subconscient du héros que tout se déroule.
Tout d’abord c’est un grand hommage au travail des
Looney Tunes et en particulier du dessin animé
Bip Bip et Vil Coyote.
La première image animée est celle de Harvey (le clone de Scorpius logé au fin fond du cerveau de John). Il commente sa transformation en dessin animé d’un «
Looney Tunes ». Malgré tout, il tente de pousser John à la vengeance sur D’Argo, prétextant que c’est le seul sentiment qu’il lui donnera la force de se battre, de survivre ce coma. L’épisode sera d’ailleurs la bataille entre le pouvoir de la vengeance contre celui de sentiments plus doux, plus honorables, tels que l’amour, la loyauté, le sens du devoir. Lesquels permettront à John de survivre ce coma ? Réponse en fin d’épisode.
C’est Harvey qui est l’acteur du premier gag animé, lorsqu’un poids gigantesque de 1000 tonnes lui tombe sur le coin du nez, bruitage toonesque à l’appuie.
La moitié de l’épisode sera alors à cette image. Les dessins animés représentant le subconscient de John. C’est ainsi qu’on assiste à une course poursuite digne des meilleurs épisodes de
Bip Bip et Vil Coyote, avec D’Argo dans le rôle de Vil Coyote et John dans celui de l’oiseau ! Ces poursuites sont d’ailleurs un vrai hommage au travail de
Chuck Jones. Des 10 règles à suivre selon les studios de
Warner Bros. pour faire un bon épisode du dessin animé,
Farscape en suit 8 :
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Règle 1 : Bip Bip ne peut blesser Vil Coyote sauf en hurlant « Bip ! Bip ! ». Et en effet, John animé n’attaque jamais directement D’Argo animé.
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Règle 2 : Aucune force extérieure ne peut blesser le coyote - si ce n'est sa propre incompétence ou les produits ACME. Ici transformés en OZME, un clin d’œil à l’Australie, où était tournée la série. Les Australiens surnommant leur pays Oz.
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Règle 3 : Le coyote pourrait s'arrêter à tout moment s'il n'était pas aussi fanatique. Même principe, de nombreux pièges qui se retournent contre D’Argo pourrait être éviter si le Luxian n’était pas aussi investi dans son objectif de détruire John.
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Règle 5 : Bip Bip doit rester sur la route, pour la seule raison qu'il est un roadrunner. Et en effet, John, sur sa navette, ne dévie jamais du chemin.
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Règle 6 : Toute l'action doit se dérouler dans le milieu naturel des deux personnages, le désert du Sud-ouest américain. Dans
Farscape, c’est remplacé par un astéroïde dont le peu de surface ressemble étrangement au désert du Sud-ouest Américain.
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Règle 7 : Tout outil, arme ou équipement mécanique doit provenir de la compagnie ACME Corporation. Ou, dans le cas de
Farscape, OZME.
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Règle 8 : Utiliser aussi souvent que possible la loi de la pesanteur comme ennemi numéro un du coyote. Y compris dans le cadre d’une série qui se déroule dans l’espace…D’Argo animée est confronté à cette loi plusieurs fois et cela fini plutôt mal pour lui.
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Règle 9 : Le coyote est toujours plus humilié que blessé lorsqu'il échoue. D’Argo n’est en effet jamais blessé, y compris lorsqu’il se prend les pieds dans un piège à ours ou l’Entreprise de
Star Trek et la Station Mir de plein fouet.
Un plus de ses règles explicites, les bruitages et musiques sont très clairement inspirés de cet univers animé tout comme les gags, tel qu’un passage (un Wormhole, ici) peint sur une parois d’une falaise, des explosifs et fusées qui explosent au mauvais moment, les fameux panneaux de signalisations avec des «
home this way » trompeurs, ou encore une mâchoire qui, d’étonnement, tombe sur le sol !
Autres référencesLes références à la culture terrienne dépassent le cadre des Looney Tunes et l’épisode est un festival de
Crichtonisme. Si bien entendu le public à droit à un « Quoi d’neuf D’Argo ? », digne de
Bugs Bunny, la forme que prend Aeryn est l’occasion de multiples références à la pop culture. Le John Crichton amoureux, et parfois libidineux, ne peut s’empêcher d’imaginer l’ancienne pacificatrice dans une tenue des plus sexy. Quand elle lui demande de changer ça, il la redessine en un personnage qui possède une très forte ressemblance à Jessica Rabbit de
Qui veut la peau de Roger Rabbit ?. Les transformations se succèdent alors et Aeryn incarne tour à tour une
Marilyn Monroe chantant «
Happy Berthday Mister Astraunaut », Cléopâtre citant les vers de
William Shakespeare tirés de
Roméo et Juliette, Dorothée dans le
Le Magicien d'Oz ,
Madonna, période
Like a Virgin,
Pamela Anderson dans
Alerte à Malibu, et quand John exprime le désir de la voir en
Sharon Stone dans la fameuse scène de
Basic Instinct, c’est Nancy Reagan qui prends sa place, avant que le dessin redevienne celui de la Aeryn habituelle, qui l’encourage à fuir un D’Argo vengeur d’un « Cours, Forrest cours », tout droit tiré du film
Forrest Gump. Enfin, par les dialogues ou des éléments du décor animé, les réalisateurs se sont amusés à incruster des références à
Star Trek, l’
Inspecteur Gadget ou encore au
David Letterman Show.
Et en vidéo :
Bip John contre Vil D’Argo Les diverses transformations d’Aeryn
That’s All Folks