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Tu dors Nicole
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<strong>Tu dors Nicole</strong> Bande-annonce VF
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Tu dors Nicole Bande-annonce VF
Film : Tu dors Nicole
3,0 pour 97 utilisateurs
Stars : Julianne Côté, Pierre-Luc Lafontaine, Luc Senay, Catherine St-Laurent, Marc-André Grondin
Mise en ligne : vendredi 25 avril 2014
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<strong>Tu dors Nicole</strong> Bande-annonce VF 1:30
Tu dors Nicole Bande-annonce VF
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Commentaires

  • Syril T.

    "

    Dans
    ce troisième film, Stéphane Lafleur nous transporte dans une ambiance,
    l’été en banlieue, et un sujet : la vingtaine, entre jeunesse et âge
    adulte. L’atmosphère estivale participe activement à la narration, afin
    de décrire un âge trouble, coincé entre les dernières frasques
    adolescentes, et un avenir dénué de sens. Le choix du noir et blanc
    prend son sens, permettant une meilleure expression de toute sensation
    liée à la chaleur. Il suffit d’un oreiller retourné dans la nuit pour
    nous ramener à nos propres souvenirs.

    Ainsi le fond et la forme se répondent harmonieusement, et témoignent
    de la maîtrise de Stéphane Lafleur à la réalisation. Le metteur en
    scène choisit la poésie plutôt que le roman. Il nourrit et densifie le
    malaise de Nicole d’impressions et de situations, au lieu de tomber dans
    les explications et résorber la crise identitaire. Ce qui offre au
    bout, une signature pertinente, et surtout un film aussi singulier
    qu’enchanteur.

    Sur un sujet similaire, The graduate nous emportait dans les
    aventures rocambolesques du jeune Benjamin, nerveux et toujours en
    mouvement (de fuite). Nicole elle, est plus contemplative, en retrait.
    Elle n’évolue pas mais absorbe. À l’hyperactivité de Dustin Hoffman,
    répond ici le détachement provocateur d’une post-adolescente qui essaye
    encore de se ficher de tout. Une jeune fille qui affiche son désintérêt
    des hommes, mais cherche comment devenir une femme.

    De Stéphane Lafleur nous connaissions déjà les cadres larges et
    aérés, les personnages mutiques, la dérision mêlée d’amertume. Ces
    éléments se retrouvent dans Tu dors Nicole, sublimés par la
    fraicheur de cette jeunesse, et la luminosité de la saison. Grâce à ce
    savant mélange des tons, Stéphane Lafleur réussit à porter un regard
    mélancolique sans être passéiste, et ajoute une bonne dose d’ironie aux
    problèmes somme toute relatifs de cette jeune fille issue de la middle class. Néanmoins, à trop nous dérouter, l’histoire
    a tendance à perdre de son souffle sur le dernier tiers. Dans un film
    jouant sans cesse sur l’absurde, le risque est de perdre le spectateur.
    L’ennuie demeure passager, l’ambiance et le décor de banlieue continuant
    d’opérer leur charme, entre rêve et humour.

    La comédienne principale, Julianne Côté (Féminin/Féminin),
    se glisse avec une belle aisance dans le personnage doux-amer de
    Nicole, renfermée derrière son air bougon, et pourtant si sensible aux
    moindres altérations du quotidien. Le casting, qui rassemble acteurs
    fétiches et nouvelles collaborations, est tout – à – fait pertinent.
    Catherine Saint-Laurent saisit l’énergie de Véronique, bondissante,
    extravertie, et ambiguë vis-à-vis de son amie. Marc-André Grondin (L’homme qui rit) peut être content, on oublie définitivement le jeunot sex-symbol de CRAZY
    pour faire face à un véritable acteur, crédible dans le rôle du frère.
    Accompagné de ses acolytes, Simon Larouche et Francis La Haye, ils
    forment le trio des trentenaires.

    La composition de ce groupe (les deux jeunes femmes et le band)
    fonctionne à merveille, dans la diversité de leurs caractères et les
    relations qui se tissent. Nous avons de la tendresse pour chacun de ces
    rôles, et on souhaite autant savoir ce que contient la glacière de JF,
    que percer à jour l’asociabilité de Rémi. Tous nous ramènent à nos
    propres rêves, encore tenaces à 20 ans, en perte de vitesse à 30.

    Finalement, le rêve éveillé de Nicole se révèle surtout dans les
    touches de « réalisme magique » (mots du réalisateur) insufflées. Les
    décalages de Stéphane Lafleur sont osés, ils sont grands. Cette magie ne
    se dissocie pas mais vient s’ajouter à la réalité et lui donner plus de
    sens. Nous suivons les vagabondages de Nicole, qui ne dort pas, mais ne
    semble pas non plus vouloir s’éveiller...

    http://www.cinemaniak.net/tu-d...

  • LBDC

    It’s a show about nothing ! (« Une série qui ne parle de rien ! »). C’est à partir de cette phrase mythique qu’a été créée l’une des meilleures (la meilleure ?) sitcom de tous les temps, la série américaine de NBC : Seinfeld (1989-1998). Tout en abordant un style totalement différent, TU DORS NICOLE offre un ressenti similaire. Une histoire assez simple, un film qui observe la vie de la jeune Nicole durant l’été, son ennui et son passage à l’âge adulte. Si Seinfeld a réussi à ne parler de rien sur 180 épisodes de 20 minutes, ce film canadien fait de même et avec brio sur 1 heure 30

    (...)

    Stéphane Lafleur montre un véritable talent pour placer sa caméra. Aucun mouvement, à l’exception de deux-trois panoramiques et travellings, le réalisateur choisit toujours le meilleur cadre imaginable. Comme une bande-dessiné, chaque plan est une case dans laquelle tout est déjà présent. Les personnages se déplacent régulièrement dans le cadre de manière horizontal jusqu’à en sortir, comme si les protagonistes tournaient eux même les pages. Le hors-champ prend alors tout son sens, laissant une place importante à l’imaginaire du spectateur. Avec cette optique de découpage Lafleur donne à son film un côté magique. D’une part avec la richesse des plans, obtenue grâce aux choix de décors et à une grande profondeur de champ, autant sur des plans larges que des plans resserrés, mais également par la photographie. Le film, qui a été tourné en couleur puis transféré en noir et blanc, trouve sa beauté dans le jeu de lumière. Une qualité d’image que l’on doit à la directrice de la photographie Sara Mishara. Cette américaine de 38 ans qui avait déjà illuminé les deux précédentes œuvres de Lafleur, Continental, un film sans fusil (2007) et En terrains connus (2011), mais également le beau Félix et Meira de Maxime Giroux sorti en France, ironie du calendrier, un mois plus tôt, atteint là un niveau d’excellence remarquable. La technicienne plonge chaque plan dans une moiteur relative à la chaleur de l’été tout en créant un contraste par l’absence de couleurs. Combiné au non mouvement de la caméra de Lafleur, TU DORS NICOLE ressemble à un album de photographies, une merveille pour les yeux (...)

    L'intégralité de la crtique, sur Le Blog du Cinéma

  • zvock083

    Stéphane Lafleur arrive (avec brio pour certains) à représenter le néant, ce n'est pas dans le mauvais sens du terme que je dis, ça car c'est bel et bien le cas. "Tu dors Nicole" est un film qui parle de tout et de rien surtout de rien à vrai dire, on suit la jeune Nicole qui souffre d'insomnie pendant ses vacances d'été, on la voit en train de ne rien faire, discuter avec ses amis, traîner avec sa meilleure amie, travailler rien de bien extraordinaire un été plus ou moins banal, mais surtout calme pour une fille de son âge. J'ai trouvé le film ni bon ni mauvais, il s'adresse à un public particulier dont je ne fais pas partie. 1,5/5

  • MickDenfer

    Très belle Véronique.

  • Bluemornings

    Récit mélancolique décalé mais aussi très esthétique, ce film surprend de plusieurs manières. D'abord très contemplatif, avec de belles scènes lentes retranscrivant bien la chaleur languissante et la nonchalance des personnages, le film révèle progressivement un aspect hors du temps et un humour subtil.

    Nicole passe son été avec sa meilleure amie extravertie dans la grande maison avec piscine laissée vide par ses parents. Dès la première scène, on comprend que Nicole n'arrive pas à dormir, peut être à cause de la chaleur. La maison est vite envahie par son frère et son groupe de rock bruyant et sans parole et trouble le morne équilibre de Nicole. Alors les filles planifient des vacances en Islande qu'elles ne concrétiseront jamais et s'achètent des glaces tout en se faisant draguer de manière assez drôle par Martin, un garçon de 12 ans ayant mué, à la voix extrêmement grave et sexy et enchaînant les remarques profondes sur le sens de la vie, l'attente et les relations amoureuses.

    Ici, les vélos s'attachent sur les grilles à un mètre du sol, on fait les "meilleurs sandwiches à la tomate du monde" et on drague les garçons en leur faisant leurs ourlets de pantalons. Au détour d'une ballade d'insomnie, on croise des scènes atypiques de nettoyage nocturne des lustres ou de tour de voiture pour endormir un bébé.

    Une certaine poésie se dégage alors qu'on suit une Nicole résignée qui a l'air de subir avec flegme toutes les tuiles qui lui arrivent, parce que finalement, tout ça n'est pas si grave.

    http://www.senscritique.com/fi...

  • arnaud1972

    beaucoup de poses dans ce petit film arty mélancolique où à vrai dire on s'ennuie ferme!!mis à part le petit avec sa voix d'adulte le reste est poussif et excessivement esthétisant , dans le genre il ya "mercuriales" qui est beaucoup plus stimulant..

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