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    Prime Video : plus que quelques jours pour voir la série la plus folle des années 90
    24 janv. 2023 à 18:15
    Emilie Semiramoth
    Emilie Semiramoth
    Cheffe du pôle streaming, elle a été biberonnée aux séries et au cinéma d'auteur. Elle ne cache pas son penchant pour la pop culture dans toutes ses excentricités. De la bromance entre Spock et Kirk dans Star Trek aux désillusions de Mulholland Drive de Lynch, elle ignore les frontières des genres.

    Qu’il était bon le temps des années 90 avec ces séries improbables où tous les personnages étaient affligés de brushings ébouriffants. Dans cette galerie, on ne relèvera jamais assez tout le génie de Melrose Place, une série complètement zinzin.

    De quoi ça parle ?

    Les habitants d'un petit immeuble de Melrose Place, un quartier de Los Angeles, n'ont pas la vie facile : chômage, maladie, violence et trahison font rage chez les locataires qui traversent des épreuves plus ou moins heureuses, voire dramatiques.

    Melrose Place, une série créée par Darren Star avec Heather Locklear, Josie Bissett, Brooke Langton…

    Melrose Place
    Melrose Place
    Sortie : 8 juillet 1992 | 42 min
    Série : Melrose Place
    Avec Heather Locklear, Josie Bissett, Brooke Langton
    Spectateurs
    1,5
    Voir sur Prime Video

    La série la plus folle des années 90

    Peut-on parler de plaisir coupable au sujet de Melrose Place, l’encenser sans aucune honte et même avec beaucoup de nostalgie ? Tout à fait ! On ira même jusqu’à parler de plaisir tout court. Quiconque a grandi durant les années 90 en découvrant les aventures de Michael Mancini, Amanda Woodward, Alison Parker ou encore Kimberly Shaw partage forcément ce sentiment.

    Spin-off de Beverly Hills 90210, diffusé à partir de 1995 sur TF1, Melrose Place a poussé jusqu’à son paroxysme le genre du soap avec ses intrigues irréalistes, capillotractées, complètement folles mais totalement jouissives. Pareille fantaisie ne pouvait sortir d’un autre cerveau que celui de Darren Star – à qui l’on doit bien sûr la géniale Sex and The City – et qui continue de nous faire rouler les yeux au ciel avec Emily in Paris (qui se passe, forcément, dans une dimension parallèle).

    Pourquoi est-ce qu’on aime autant Melrose Place ? Parce qu’il s'agit d'une "chronique" des hauts, des bas, des jeux de séductions, des menaces et des tentatives de meurtre qui se produisent entre les locataires d'un complexe d'appartements en carton-pâte supposément situé à West Hollywood.

    Worldvision Enterprises Inc.

    Tout comme les Real Housewives ou Riverdale d'aujourd'hui, ou toute autre série bien conçue qui a totalement renoncé à toute forme de réalisme, il est toujours facile de se moquer de Melrose Place. Mais il est plus honnête d'admettre qu’on l'aime. Pour les claquements de porte exagérément dramatiques, les regards noirs perçants, les mariages qui partent à vau-l’eau, les scènes de mort exagérées dont le soap regorge.

    On l’aime aussi pour ses intrigues qui devraient faire figure d’exemples à ne surtout pas suivre dans toute école sérieuse d’écriture de scénario. Mais des intrigues dont on ne s’en lasse pas. Rappelez-vous l’inénarrable Michael (Thomas Calabro). Il a épousé successivement Jane (Josie Bissett), Kimberly (Marcia Cross) et Sydney (Laura Leighton).

    Ce qui n'aide pas, c'est que Michael a trompé Jane avec Kimberly et a trompé Kimberly avec Sydney et que Sydney est en fait la sœur de Jane. Les choses sont on ne peut plus désordonnées, et on change constamment de personnage préféré ou de personnage préféré qu’on adore détester. Comme ce pauvre Michael, encore lui, qui a planté sa voiture et accidentellement tué Kimberly.

    Mais on hésite quand il trafique son test d’alcoolémie pour échapper à une inculpation pour homicide involontaire. Puis on se prend d'affection pour Sydney lorsque Michael menace de révéler qu'elle est une prostituée, mais lorsque Sydney découvre la falsification des tests de Michael et s'en sert pour le forcer à l'épouser, on se rappelle à quel point elle est tordue depuis le début.

    Même Jane passe de victime à méchante et vice-versa (et re vice-versa), et il devient évident qu'on ne peut faire confiance à personne. Mais en termes de perversité et de folie, aucun personnage ne surpassera jamais Kimberly Shaw. Marcia Cross a créé un nouveau maître-étalon dans la représentation de la folie sur le petit écran. Elle a façonné un personnage devenu culte et qui restera dans l’histoire pour avoir fait sauter tout le complexe de Melrose Place... Indépassable.

    Melrose Place quitte le catalogue de Prime Video le 6 février. (Re) découvrez cette pépite improbable sans plus tarder.

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