"Je reçois des appels entre deux prises" : la double vie dingue d’Alex Doux (Julian), révélation de Tout pour la lumière
Betty Ramez
Betty Ramez
-Cheffe de rubrique TV
Passionnée par les séries depuis toujours, elle aime autant les quotidiennes que les teen shows et rêve d'épouser un jour Pacey Witter.

Dans Tout pour la lumière, Alex Doux interprète le personnage de Julian, un jeune homme avec qui la vie n'a pas été tendre. Interrogé par nos soins, il se confie sur sa double vie et son personnage !

À l'occasion du lancement de Tout pour la lumière sur TF1, nous sommes allés à la rencontre d'Alex Doux sur le tournage de la quotidienne événement. Le jeune comédien incarne le personnage de Julian qu'il décrit lui-même comme un rockeur écorché vif.

Mais saviez-vous qu'il mène une double vie ? Le jour, Alex Doux est à la fois acteur et chanteur sur le feuilleton et le soir, il bosse comme responsable export dans une entreprise. Interrogé par nos soins, le jeune homme est revenu sur cette double casquette, sur son casting et sur sa gratitude pour le projet. Confidences !

AlloCiné : Comment vous vous êtes retrouvés dans ce projet ?

Alex Doux (Julian) : C'est un peu particulier parce qu'il y a deux mois, je n'étais pas du tout comédien. Je viens de la vie normale, si je puis dire. Il y a deux mois, j'avais un travail normal dans un bureau que j'ai gardé d'ailleurs. Je suis responsable export dans une boite. Quand je ne tourne pas ou le soir, je rentre à l'hôtel, je fais des mails, des visios.

Vous aimeriez continuer à faire les deux en parallèle ?

Je ne sais pas, mais je n'ai pas le choix. C'est surtout que vu que je ne viens pas de ce milieu-là à la base, je ne sais pas comment je pourrais me projeter. J'ai été éduqué avec des parents qui me disaient d'avoir une situation qui me permette d'être en sécurité. Donc, je garde la sécurité. C'est bien comme ça et en fonction de ce qui se passe derrière, je verrai.

Qu'est-ce qui vous a séduit dans Tout pour la lumière ?

C'est l'opportunité d'une vie. Je ne suis pas du tout là-dedans, mais j'ai reçu un message sur les réseaux. On m'a repéré parce que je fais un peu de musique. Je fais des vidéos dans ma chambre, rien de plus. J'ai reçu un message comme quoi il y avait un projet qui se montait et qu'il y avait un personnage qui avait été écrit et qui correspondait plutôt bien à ce que je dégageais.

On m'a demandé si je voulais faire un essai et je me suis dit que ça avait l'air drôle. Je me suis dit que ça serait une expérience de plus à raconter à mes enfants, comment se passe un casting. Je monte à Paris en me disant que je n'allais pas être pris, parce que ce n'est pas mon travail. Mais, on m'a rappelé et c'était parti !

Vous n'avez pas hésité ?

Si je ne m'y attendais tellement pas et je n'avais tellement pas prévu de faire ça dans ma vie que j'ai dit : "Ça ne m'intéresse pas. Je faisais ça pour rire. Donc, non, merci" et j'ai raccroché. J'ai réfléchi et au bout de deux heures, j'ai rappelé et j'ai accepté. Ça faisait 26 ans que j'attendais un truc comme ça.

Ce qui m'a plu, c'est le côté musique. S'il n'y avait eu que de l'acting, j'aurais probablement dit non, ce qui aurait été dommage, parce que c'est une expérience... Je fonctionne à la porte ouverte. J'ai un chemin de vie, mais s'il y a une porte avec un peu de lumière, je vais aller voir ce qu'il y a derrière. C'est pour ça que j'ai vécu dans plein de pays et que j'ai fait plein de choses différentes.

Et je me retrouve là à discuter avec vous. C'est assez improbable. Quand j'en parle sur le plateau, tout le monde sait que j'ai un autre travail. Il n'y a personne qui comprend. En tout cas, je suis le seul qui ait une deuxième journée qui commence quand il rentre chez lui.

Tout pour la lumière
Tout pour la lumière
Sortie : 2025-06-16
Série : Tout pour la lumière
Avec Joy Esther, Lannick Gautry, Prudence Leroy
Presse
2,8
Spectateurs
2,6
Voir sur Netflix

J'imagine que vous avez un rythme effréné. On sait que le tournage d'une quotidienne est déjà très intense, alors avec un deuxième travail en plus...

Oui, c'est intense. Parfois, j'ai mon manager qui m'appelle entre les prises pour me demander où j'ai mis un dossier. C'est un gros rythme, mais c'est un rythme, pour l'instant, qui me convient. J'ai un gros rythme de tournage parce que j'ai un personnage qui prend un peu de place, mais c'est mon équilibre qui permet d'avoir une sécurité.

Et ça me permet de décompresser et surtout d'apprécier les moments que je passe sur le plateau. Moi, mes jours off, c'est quand je viens tourner. Même si un pickup vient me chercher à 5h00 du matin, pour moi, c'est comme si on m'amenait à Disneyland tous les jours.

Tous les jours, je mesure la chance que j'ai, même si je ne m'en rends pas encore compte et que je n'ai pas envie de m'en rendre compte pour l'instant, parce que j'ai envie de rester dans ma petite bulle. Parfois, sur le plateau, j'ai des moments de lucidité où je me dis que c'est incroyable. Je suis tellement content d'être là.

On m'a donné une chance, je la saisis et je ne la lâcherai pas. Peu importe où ça me mène, mais j'ai envie de ne rien regretter. Et puis, même si ça s'arrête dans six mois et que je retourne à une vie classique, au moins, j'aurais kiffé pendant six mois. D'autant que ce n'était pas prévu de base. Et puis, si ça continue, tant mieux, mais pour l'instant, je ne me pose pas trop la question.

Est-ce que vous arrivez à vous préparer à la visibilité que vous allez avoir ?

Je ne me projette pas tellement. La première chose, c'est que j'ai un côté hyper-rationnel, mais j'ai un côté aussi où je me dis que chaque expérience est bonne à prendre. Si je dis non à une opportunité, je le regretterai tôt ou tard. C'est cette façon de penser qui m'a amené à vivre dans plusieurs pays, puisque je suis parti vivre en Espagne, où je suis allé faire mes études.

Je suis ensuite parti vivre aux États-Unis. Je suis rentré il y a un peu moins d'un an. Ce côté rationnel, je l'ai parce que je sais quand même qu'il faut garder les pieds sur terre et parce que mes parents m'ont élevé dans un contexte pas méga facile, mais comme plein d'autres gens. J'ai quand même la notion de la valeur des choses. Par contre, sur le côté popularité, je ne me rends pas du tout compte de l'impact que ça va avoir.

Je n'arrive pas à l'imaginer, même si la production nous en parle. Je les crois parce que c'est leur métier, qu'ils en ont vu d'autres passer avant, mais il y a une part de moi qui ne les croit pas parce que je ne l'ai pas encore vu de mes propres yeux. Après, je suis un peu suivi sur les réseaux, donc j'ai l'habitude de recevoir des messages, mais ce n'est pas la même chose. Pour le moment, je préfère me concentrer sur le kiff.

Que pouvez-vous nous dire sur votre personnage ?

Mon personnage a pas mal de facettes, mais il est très gentil. C'est un peu le rockeur rebelle, écorché à vif de la promo. Moi, j'aime bien l'appeler le cancre gentil. C'est un mec qui est au fond de la classe, qui n'est pas du tout méchant, qui est plus ou moins bon à l'école, mais qui a des rêves plein la tête et qui s'en fout d'être là, qui fait des vannes, qui fait rire tout le monde.

C'est un peu ça. Il ne veut rien devoir à personne, à tel point qu'il se met dans des embrouilles tout seul parce qu'il veut s'en sortir lui-même. Il est découvert dans la série d'une manière un peu inattendue. Disons que ce n'est pas facile quand il arrive. On se rend compte qu'il ne vit pas forcément dans le confort.

On lui tend une main et il va la saisir. C'est une seconde chance dans la vie et il en profite. Mais il ne veut rien devoir à personne, ce qui le pousse parfois à mentir ! Mais il n'y a jamais une once de méchanceté et c'est pour ça que personne ne lui en veut. On l'apprécie et ses amis ne le laissent jamais tomber.

Rendez-vous tous les soirs de la semaine à partir de 18h pour découvrir la suite de Tout pour la lumière sur TF1.

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