Au cœur des montagnes du sud du Maroc, Luis (interprété par Sergi Lopez) , accompagné de son fils Estéban (joué par Bruno Núñez), recherche sa fille aînée qui a disparu. Ils rallient un groupe de ravers en route vers une énième fête dans les profondeurs du désert. Ensemble, ils s’enfoncent dans l’immensité brûlante d’un miroir de sable qui les confronte alors à leurs propres limites.
En plus d’avoir remporté le Prix du jury lors de la 78ᵉ édition du Festival de Cannes, Sirat, quatrième long-métrage du réalisateur Óliver Laxe, a beaucoup fait parler. Très remarqué lors de sa présentation en compétition officielle, de nombreux cinéphiles attendaient avec impatience sa sortie en salle. Mais ce road-movie à l’esthétique léchée a-t-il véritablement su conquérir les spectateurs ?
Sur AlloCiné, Sirat obtient une moyenne spectateurs de 4 sur 5*.
Une expérience sonore unique, une histoire saisissante
Christoblog (5/5) : "On ne comprend qu'approximativement ce qu'on voit (et entend !) dans un premier temps, et puis le film nous embarque dans une sorte d'aventure picaresque qui nous ravit, avant tout d'un coup d'imposer dans la salle une déflagration comme j'en ai peu vécu dans ma vie de spectateur."
Sloughi (5/5) : "Un film choc, sidérant, hypnotisant, puissant et bouleversant. Une pure expérience cinétique. A vivre pleinement sur (très) grand écran ! "
Pyramide Distribution
Laurent V. (5/5) : "Chef d'œuvre qui nous transporte par l'originalité de son scénario et de son expérience musicale."
Guillaume L. (4/5): "L'ambiance est complètement folle. La musique trance y est pour beaucoup, tout comme les somptueux (mais dangereux ?) paysages du Maroc. Je crois qu'on peut parler de traumatisme quand on regarde Sirãt."
Shawn777 du Club Allociné (4/5) : "La voilà, la vraie surprise de Cannes — enfin, du moins de la première semaine —, ce film réalisé par Óliver Laxe qui a surpris tout le monde, au sens propre comme au figuré. [...] On a également une mise en scène tout simplement magnifique, qui prend le temps de se poser dans une histoire avançant à cent à l’heure, avec par exemple de superbes plans sur le désert marocain mais aussi tous ces plans sur les vans, accompagnés d’une poussière conférant presque au film une aura onirique dans ces moments-là (un peu à la “Mad Max”, d’ailleurs). Et puis il y a cette musique rave qui ne quitte jamais l’intrigue, accompagnant superbement les plans précédemment cités, sans parler de tout le travail autour du son, dont les basses sont extraordinaires."
Un film exigeant, au sens parfois obscur
traversay1 du Club AlloCiné (3/5) : "Quel dommage que les personnages manquent autant de profondeur et que, soudainement, les péripéties s'enchaînent, inutilement cruelles, d'ailleurs, dans un pile ou face censé être explosif mais qui ne peut être considéré comme autrement que gratuit."
Yves G. du Club Allociné (3,5) :"Le film menace de s’enliser dans les sables du désert et dans la pesante métaphore métaphysique que son titre ésotérique appelle (le Sirāt est dans l’Islam un pont sur l’enfer qui mène au paradis)."
Pyramide Distribution
Pascal (2,5/5) : "Son aridité, son scénario réduit finalement à une idée, l'absence presque totale de dialogues m'ont laissé au bord du chemin. Ça se laisse voir, mais le traitement du sujet me paraît beaucoup trop minimaliste pour susciter mon adhésion complète."
Guigui Paul (2/5) : "Quelques jolis plans minimalistes et deux scènes "choc" mélodramatiques plus ou moins inattendues ne rattrapent pas un scénario léger, un rythme mollasson et une durée excessive (des scènes musicales assommantes et longuettes). Un film assez ennuyeux et vain au final."
symphonie10 (1,5/5) : "Je sors de voir ce film.... pendant la séance, j'ai eu besoin de regarder ma montre pour savoir depuis combien de temps j'attendais qu'il se passe quelque chose... Verdict ? Cela faisait 1h ! Malheureusement la suite n'a pas racheté le début. [...] On parle de rave bien filmée, de bande son géniale.... j'ai trouvé que les danseurs étaient filmés de manière plate et laide, que la bande son n'avait rien de spécial si on connaît un peu ce genre de musique…"
En conclusion
Sirāt a fait presque l’unanimité. Cet OVNI cinématographique a d’abord envoûté Cannes avant de captiver les spectateurs en salle. Sa bande sonore, immersive et envoûtante, est unanimement saluée : elle intensifie le choc émotionnel et sensoriel du film. Les acteurs, à commencer par Sergi Lopez, livrent des performances remarquées, même si certains estiment que les personnages manquent de profondeur. Exigeant et d’une durée de près de deux heures, le film divise néanmoins : quelques spectateurs, restés imperméables à son atmosphère, ont jugé son rythme trop lent et sa longueur excessive.
À vous désormais de plonger dans l’expérience Sirāt, en salle dès maintenant.
*Note moyenne arrêtée le 11 septembre à 16h30.