En 2023 sortait en salle l'adaptation du roman éponyme de Paulo Lins, un écrivain brésilien qui a grandi dans les favelas (des quartiers pauvres et populaires de Rio de Janeiro). Son titre ? La Cité de Dieu du réalisateur Fernando Meirelles. Avec l'influence de Scorsese et Tarantino, ce thriller retrace l'ascension du crime organisé dans un bidonville à travers le destin radicalement opposé de deux garçons : Fusée, qui rêve de devenir photographe, et Petit Zé, qui n'a qu'un seul but dans la vie, devenir le plus grand criminel de la ville.
Un montage nerveux et rythmé à la Martin Scorsese
Ici, pas de casting cinq étoiles mais une vraie immersion au plus près des favelas. Leandro Firmino Da Hora, qui prête ses traits à Petit Zé, est un véritable enfant du quartier de La Cité de Dieu. D'ailleurs, tous les jeunes personnages — qui sont au nombre de 200 — sont joués par des inconnus qui ont passé une simple audition dans un centre culturel ou des théâtres de Rio.
Wild Bunch Distribution
Une plongée au cœur du réel, au plus près de l'ascension dans le crime. À l'image des films Affranchis (1990) ou de Casino (1996) de Martin Scorsese, La Cité de Dieu suit l'évolution de ses personnages dans un univers criminel où la violence devient la norme. Et ce n'est pas le seul point commun avec l'univers scorsesien.
Lorsqu'on regarde La Cité de Dieu et qu'on la compare à la filmographie de Martin Scorsese, on remarque surtout une similitude au niveau de la mise en scène. Le montage est vif et percutant, la musique omniprésente et l'énergie constante. De plus, à l'image d'Henry Hill (Ray Liotta), le personnage principal des Affranchis, Fusée guide le spectateur avec une voix off. Des choix scénaristiques qui contribuent à faire la force du film noté 4,2 sur 5.
L'influence évidente de Quentin Tarantino
L'influence de Martin Scorsese est donc évidente, mais aussi celle de Quentin Tarantino. Dans La Cité de Dieu, la narration est éclatée, comme c'est souvent le cas dans les films du cinéaste américain. On remarque notamment plusieurs flashbacks et des changements de point de vue, deux procédés fréquemment utilisés par Tarantino. Le récit saute régulièrement d'une époque à une autre, ou d'un personnage à un second afin de renforcer l'engrenage de la violence.
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Enfin, l'utilisation de la violence est similaire à celle de Tarantino. Dans ce film déconseillé aux moins de 16 ans, la violence est soudaine, mais jamais glorifiée, comme l'explique le spectateur AlloCiné Diabloxrt : "Il y a de la violence, et de manière très appuyée par instants, mais elle est toujours amenée de façon cohérente par rapport au récit. Au contraire, le film est donc une dénonciation de cette violence car il cherche avant tout à expliquer la chute de cette fameuse Cité de Dieu."
La Cité de Dieu est disponible sur Prime Video et HBO Max.