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La fin du pop-corn qui fait du bruit au cinéma ?
Grain blond, poids plume, croustillant ravageur. Le pop-corn, friandise culte de la salle de cinéma, a toujours de fidèles consommateurs comme d'ardents détracteurs. Qui n'a jamais maudit son voisin de séance mastiquant vulgairement son giga gobelet de maïs soufflé, tout absorbé qu'il est par les images projetées à l'écran, en l'occurrence le film que vous attendiez tant...
Une pollution sonore qui fait fuir un certain nombre de cinéphiles adeptes des salles obscures, résolus à rester à la maison pour un DVD en projection canapé. Pour les inconditionnels, le cinéma sans pop-corn, c'est comme un hamburger sans steak haché.
Un pop-corn trois-étoiles
Thierry Marx* va mettre tout le monde d'accord. On connaissait sa version déambulatoire du pop-corn enrobé de chocolat qu'il a réalisée pour Disneyland il y a quelques années. Le chef multi-étoilé récidive avec un pop-corn nouvelle génération : le maïs soufflé qui ne fait pas de bruit !
Grâce à un procédé de cuisson comme seul cet apôtre de la cuisine moléculaire a le secret, la friandise ne fera plus "pop" en bouche ! Chauffé à une température surveillée de près, le grain de maïs a tout le loisir de s'éclater dans sa casserole tout en conservant une parfaite rondeur (on l'appelle alors "mushroom", par opposition à "butterfly" quand il est irrégulièrement déployé), et révèle ensuite un étonnant moelleux et fondant sous le palais.
Ses arômes, en version salée comme sucrée, prendront une tournure gastronomique avec une recette élaborée à partir d'ingrédients soigneusement sélectionnés auprès des meilleurs artisans. Son emballage écologique, fabriqué dans un tissu proche du coton, sera froissable à l'envi car silencieux !
Son nom ? Le soft-corn. A retrouver dans les salles parisiennes pour le lancement de la Fête du cinéma fin juin.
* Chef du restaurant Sur Mesure au Mandarin Oriental et membre du jury Top Chef de 2010 à 2014.