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    Mrs Fletcher sur OCS : faut-il rattraper la nouvelle série du créateur de Leftovers ?
    9 déc. 2019 à 16:36
    Corentin Palanchini
    Corentin Palanchini
    -Chef de rubrique Infotainment
    Passionné par le cinéma hollywoodien des années 10 à 70, il suit avec intérêt l’évolution actuelle de l’industrie du 7e Art, et regarde tout ce qui lui passe devant les yeux : comédie française, polar des années 90, Palme d’or oubliée ou films du moment. Et avec le temps qu’il lui reste, des séries.

    Créée par Tom Perrotta ("The Leftovers"), "Mrs Fletcher" dresse le portrait captivant d'une mère en pleine crise d'identité et de son fils alors qu'il quitte la maison pour l'université. Mais faut-il rattraper cette minisérie disponible sur OCS ?

    HBO
    De quoi ça parle ?

    Eve Fletcher, une femme divorcée qui vit mal le départ de son fils Brendan à l'université, doit réapprendre à vivre par elle-même. Cette forme de liberté va ainsi lui permettre d'expérimenter de nouvelles choses, mais également de faire des rencontres amoureuses.

    A découvrir dès à présent sur OCS. 7 épisodes vus sur 7.

    A quoi ça ressemble ?
    Mrs. Fletcher - saison 1 Bande-annonce VO

     

    Ça vaut le coup d'oeil ?

    Oui, il faut découvrir Mrs Fletcher, le nouveau show du créateur de The Leftovers. Cette minisérie est imaginée par Tom Perrotta et adapte son livre éponyme (retitré avec subtilité Mrs. Fletcher ou les Tribulations d'une MILF lors de son édition française) fait partie de ces séries qui pourraient un peu trop vite passer inaperçue. Noyée entre des Watchmen et une Croisée des mondes, Mrs Fletcher mérite un coup de projecteur. Elle est portée par des acteurs au meilleur, parmi lesquels Kathryn Hahn remarquable de justesse, Jackson White, jeune comédien aux airs "pattinsonesques" et Owen Teague (vu dans Ça - chapitre 1 dans le rôle de la petite frappe Patrick Hockstetter). Dans le rôle titre, Hahn trouve un écrin à son talent, tant comique (son rôle de rabbin dans Transparent) que dramatique dans nombre de productions indépendantes, la plus récente étant Private Life, disponible sur Netflix.

    En un temps record (3h30), Mrs Fletcher explore la solitude d'une mère lorsque son fils part pour la fac et la façon dont elle va se sortir de son mal être grandissant. Elle cherchera avant tout à découvrir qui elle est, épuisée par un mariage qui a vécu et une vie tournée vers son fils unique. Quant à ce dernier, il évolue du fils ingrat populaire dans son lycée à l'étudiant bêta découvrant qui n'est pas vraiment fait pour les études. Surtout, Brendan va se montrer condescendant et empreint de préjugés envers des représentants de minorités et comprendre que sa mentalité étriquée et raciste vient d'un monde qui appartient au passé.

    Désormais seule et son fils loin de chez elle, Mrs Fletcher va remettre en question sa vie, et interroger sa sexualité. Ce questionnement provient d'une volonté de celle qui est avant tout définie comme une mère de famille de se retrouver (libérer) sexuellement. D'abord en consultant des sites pornographiques pour redécouvrir ses goûts et l'excitation, et pour retrouver un plaisir féminin qu'elle n'a semble-t-il pas connu depuis longtemps. Ces questions sont au coeur de la série et du roman, ce qui n'est pas un hasard lorsqu'on apprend que le prénom de Mrs Fletcher est... Eve.

    A une époque où l'on voudrait parfois que les séries soient plus courtes, on en demanderait plus pour Mrs Fletcher que la minisérie concoctée par HBO. La fin, très ouverte, pourrait appeler une suite passionnante. Cependant, les questions laissées en suspend ne le sont pas toutes pour qui a suivi avec attention l'évolution des deux personnages principaux tout au long des 7 épisodes du show. Mrs Fletcher laisse les téléspectateurs imaginer leur propre suite aux événements et ainsi, réfléchir, et n'est-ce pas ce qui in fine, devrait convenir au plus grand nombre ? 

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    Commentaires
    • Naughty Dog
      la série est vraiment bonne, mais ça passe à une vitesse ahurissante à cause du format de 30 min
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