Un accord destiné à promouvoir la diffusion des films québecois en France et des films français au Québec, a été signé mercredi soirsous l'égide des ministres français et québecois de la Culture, CatherineTrautman et Louise Beaudoin. Ce protocole de trois ans, signé à l'occasion du festival du cinéma québecois organisée jusqu'au 9 novembre au Cinéma des Cinéastes à Paris, prévoit de soutenir chaque année la diffusion de quatre films sur chaque territoire. Un comité de suivi se réunira une fois par an pour dresser le bilan des actions engagées. En 1996, quatre films québecois sont sortis en France n'attirant que 22.712 spectateurs contre 53.000 l'année précédente pour six films. En revanche, 40 films français ont été distribués au Québec en 1996 dont Le Bonheur est dans le pré qui a dépassé les 120.000 entrées suivi de Beaumarchais, l'insolent à près de 90.000. Inaugurant le festival en présence de l'actrice québecoise Carole Laure,marraine de la manifestation, et de Daniel Toscan du Plantier, président d'Unifrance, Mme Beaudoin a exprimé l'espoir que cette manifestation 's'imposerait comme un rendez-vous annuel.' Le cinéma américain 'toujours plus agressif nous laisse fragilisés', a-t-elle souligné, et le cinéma québecois 'risque d'être condamné à l'asphyxies'il est coupé de la communauté francophone'. Le ministre de la Culture et de la Communication du Québec 'espère convaincre le Conseil des ministres du Québec' de l'intérêt du modèle français de financement de la production (par le prélèvement d'une taxe sur le prix du billet). Le festival a été inauguré par Clandestins, un film bouleversant du Québecois Denis Chouinard et du Suisse Nicolas Wadimoff sur un groupe de clandestins enfermés dans le container d'un cargo qui fait route vers le Canada. Mais l'espoir d'un Eldorado les mène en enfer. Le film est une coproduction entre le Canada, la Suisse, la France et la Belgique. Par ailleurs, les professionnels québecois et français réunis à Paris à l'occasion du festival demandent à leurs gouvernements respectifs de 'maintenir une attitude ferme' sur 'le principe d'exception culturelle reconnu lors des négociations du GATT'. Evoquant, dans un communiqué, la diffusion des oeuvres, ils déclarent compter sur les chaines de télévision, en particulier les chaines publiques, pour développer les échanges'. (AFP)
Un entente franco-québecoise pour soutenir le cinéma