Sous le titre 'Japon, Pères et fils', le Festival d'Automne rend hommage à Seijun Suzuki, 'cinéaste kamikaze', à Nagisa Oshima, réalisateur de L'Empire des sens, mais aussi à Takeshi Kitano, Lion d'or à Venise, et à des cinéastes moins connus, Shinji Somai, Mitsuo Yanagimachi,Yoichi Higashi... A l'occasion de 'L'année du Japon en France', le Festival en collaboration avec Les Cahiers du Cinéma inaugure mercredi soir le cycle 'Seijun Suzuki,cinéastes japonais d'aujourd'hui' à l'UGC Ciné-Cité des Halles avec Déménagement de Shinji Somaï. L'hommage à Seijun Suzuki, spécialiste du thriller et du film érotique, qui manifeste 'un goût immodéré de la provocation', est composé de neuf films dont La Marque du tueur, 'sorte de film testament, croisement entre la série noire et Bunuel, qui le fit sortir du circuit commercial', selon Les Cahiers du Cinéma. Guerre de gangs, prostituées et 'marginaux hostiles aux convenances et au bon goût' peuplent ses films. Le programme de l'UGC Ciné-Cité propose de découvrir Tatsumi Kumashiro avec Like a rolling stone et Shinji Somai à travers cinq films dont Love Hotel et Jardin d'été. C'est l'occasion de voir les deux premiers films de Takeshi Kitano, le réalisateur de Hana-Bi, feu d'artifice, couronné du Lion d'Or à la Mostra de Venise. De plus, le Festival d'Automne et Les Cahiers du Cinéma présentent une rétrospective consacrée à Nagisa Oshima, révélé au public européen par L'Empire des sens en 1976, puis Furyo avec David Bowie et Takeshi Kitano, et Max mon amour avec Charlotte Rampling. 22 films, dont une dizaine inédits en France, seront projetés à la salle Boris Vian de la Grande Halle de la Villette. Après L'Empire des sens, le cinéaste, en butte à la censure et à la justice, ne trouve plus de producteur au Japon et devient 'un artiste immigré'. Depuis Max mon amour en 1986, Oshima, âgé de 65 ans et malade, ne tourne plus et est connu, comme Takeshi Kitano, comme animateur de télévision. (AFP)
Festival d'Automne: Suzuki, Oshima, Kitano, Somai et les autres.