Dans cette nouvelle édition du Festival de Cannes, les femmes sont absentes, de même que l'Afrique. En revanche, seize pays sont représentés (en et hors compétition), a précisé Gilles Jacob, délégué général du festival, en présentant cette sélection. Il y a deux films danois (Van Trier et Vinterberg), deux anglais (Loach et Haynes), deux taiwanais (Hou Hsiao-hsien et Tsai Ming-liang), deux italiens (Moretti et Benigni), un australien (De Heer), un colombien (Gaviria), un grec (Angelopoulos), un irlandais (Boorman) et un russe (Guerman).
Hors compétition et en séances de minuit, le Festival présente huit films, dont ceux de deux Palmes d'or, le Japonais Sohei Imamura et l'Anglais Roland Joffe, et celui du doyen portugais Manoel de Oliveira qui fêtera ses 90 ans cette année. La sélection officielle bis 'Un Certain regard', que Gilles Jacob appelle 'l'annexe', accueille six premiers films, candidats à la Caméra d'or, ainsi que quelques grands noms : le maître suédois Ingmar Bergman, 'Palme des Palmes' l'an dernier à l'occasion du cinquantenaire du festival, ainsi que le Mexicain Arturo Ripstein et le Napolitain Mario Martone. Y figure aussi la benjamine du festival, l'Iranienne Samira Makhmalbaf, qui, à 18 ans, présente son premier long métrage 'La pomme'.
La principale ligne qui se dégage de cette double programmation, dit Gilles Jacob, est l'assurance d'avoir affaire à de vraies personnalités de cinéastes, d'être le point de rencontre des courants qui irriguent le cinéma contemporain.Le délégué général constate une 'explosion du nombre de films proposés': le double d'il y a deux ans pour les courts métrages et le double d'il y a quatre ans pour les longs métrages : 1.074 films ont été visionnés en 98 contre 861 en 97. Parmi les innovations de cette 51ème édition, le festival crée un nouveau programme (qui deviendra la 'cinéfondation') ouvert aux films d'écoles et de fins d'études, tremplin des futurs cinéastes. La rétrospective de 'Cinéma de toujours' devient 'le cinéma du festival', consacré cette année aux producteurs. Enfin, une nouvelle salle a été créée dans le 'bunker' pour les hommages et les rétrospectives.(Agence France Presse)