La susceptibilité selon Kubrick
Partager cet article

Stanley Kubrick n'a pas apprécié que le journal satirique "Punch" émette des doutes sur sa santé mentale. Résultat, le réalisateur intente un procès.

James Steen, rédacteur en chef du journal satirique Punch, n'en revient toujours pas : "Ce procès est une plaisanterie ; je suis même étonné qu'il ait pu être accepté par un juge".

L'objet du litige est un article anonyme paru au mois d'août dans Punch. Le journaliste s'exprimait de la manière suivante sur le perfectionnisme de Kubrick à l'occasion du tournage de Eyes Wide Shut : "Il existe un juste milieu entre le fait d'être un artiste perfectionniste et celui d'être un cinglé qui n'arrête pas d'aboyer".

Le réalisateur, toujours à l'affût de la moindre malveillance à son égard, n'a pas hésité à poursuivre le journal pour diffamation. Peu impressionné par le comportement radical de Kubrick, le journal maintient sa position : "Punch n'est pas The Lancet (une revue médicale). Nous ne le considérons pas comme cliniquement fou, nous écrivons simplement que c'est un excentrique qui sait ce qu'il fait". Dès que nous aurons le diagnostique de la justice, nous ne manquerons pas de vous en faire part. C.V