Les Palmes d'Or : 1970-1979

Avant l'ouverture du 52ème Festival de Cannes, le 12 mai prochain, Allociné vous propose une rétrospective de toutes les anciennes Palmes d'Or.

Les principaux films récompensés à Cannes

1970

Grand Prix International du Festival : M.A.S.H. (USA) de Robert Altman.

Michel Ciment :

"On attendait Kubrick et l'on a droit au comique troupier".

(in Positif - 1970).

Jean Rochereau :

"Quand je qualifie M.A.S.H. d'ignoble, ce n'est aucunement sa qualité technique que je vise. Le film bénéficie d'un rythme allègre, d'un montage syncopé et s'achève sur un dernier quart d'heure d'une éblouissante vistuosité. Mais, au fond, quelle bassesse d'inspiration !"

(in La Croix - 1970).

1971

Grand Prix International du Festival : Le messager (The Go-Between - Grande-Bretagne) de Joseph Losey.

Louis Chauvet :

"Un petit chef d'oeuvre de sensibilité."

(In Le Figaro - 26 mai 1971).

"La construction du récit, très moderne, contribue ainsi dans la phase finale à donner au film une dimension dramatique inattendue."

(in L'Aurore - 26 juin 1971).

1972

Grand Prix International du Festival : L'affaire Mattei (Il Caso Mattei - Italie) de Francesco Rosi, exaequo avec La classe ouvrière va au paradis (La Classe Operaia va in Paradiso - Italie) d'Elio Petri.

Emmanuelle Neto :

"Evitant tout manichéisme, Rosi décrit avec un franc talent les contradictions de l'âme humaine."

(in Jour de France - 1972).

"Un reportage-enquête solide et ferme comme un bon roman policier."

(in La Dernière Heure - 1972).

1973

Grand Prix International du Festival : L'épouvantail (The Scarecrow - USA) de Jerry Schatzberg, ex-aequo avec La méprise (The Hireling - Grande-Bretagne) d'Alan Bridges.

Alain Garel :

"L'épouvantail a ceci de particulier que si ses héros sont des marginaux (...) ils ne refusent pas la société; ils ne rêvent au contraire que de s'y intégrer. Le constat d'échec caractéristique de ce type de production n'en est que plus amer."

(in Le Guide des Films - Jean Tulard - 1990).

1974

Grand Prix International du Festival : Conversation secrète (The Conversation - USA), de Francis Ford Coppola.

Robert Benayoun :

"C'est un film hallucinant et impitoyable qui nous enserre dans un labyrinthe sans issue."

(in Le Point - 27 mai 1974).

"Un scénario confus et ennuyeux, une mise en scène terne, une interprétation éteinte. Voilà tout ce qu'il y aurait à dire de ce film si les gogos n'y avaient vu une allusion très fine à l'affaire du Watergate."

(in Valeurs Actuelles - 3 juin 1974).

1975

Palme d'Or : Chronique des années de braise de Mohamed Lakhdar Hamina (Algérie).

Yves Thoraval :

"L'introduction d'un rythme puissant, de mouvements de foule et de couleurs hollywoodiennes fait de cette épopée un grand film populaire."

(in Le Guide des Films - Jean Tulard - 1990).

"L'auteur exalte le nationalisme des Algériens à une époque où jamais le musulman algérien n'a eu le sentiment d'une nation algérienne."

(in Minute - 3 décembre 1975).

1976

Palme d'Or : Taxi driver(USA) de Martin Scorsese.

Claude Belly :

"Descendant d'immigrants siciliens, Martin Scorsese, était mieux placé que quiconque pour filmer cette odyssée du bitume, ayant lui-même été formé à la rude école de la rue."

(in Les Films-Clés du Cinéma - 1987).

"Le film sombre dans l'invraisemblance et le bain de sang shakespearien sans le génie de Shakespeare, la tuerie finale est agrémentée de bourdes qui feraient recaler un débutant."

(in La Croix - 1976).

1977

Palme d'Or : Padre Padrone (Italie) de Paolo et Vittorio Taviani.

Henry Chapier :

"Ce film est profondément rétrograde dans sa manière de contester l'ordre établi : du côté formel, on en retiendra surtout l'esbroufe, la poudre aux yeux, et le faux coup de poing qu'il donne aux conventions."

(in Le Quotidien de Paris - 1977).

Jean Tulard :

"Beau thème, d'une grande richesse mais qui est quelque peu austère. C'est plutôt un documentaire sur la vie rurale en Sardaigne."

(in Le Guide des Films - 1990).

1978

Palme d'Or : L'arbre aux sabots (L'Albero Degli Zoccoli - Italie) d'Ermanno Olmi.

Jean Tulard :

"La condition paysanne est évoquée de façon objective presque clinique. A l'inverse de 1900 de Bertolucci, aucune révolte, aucun militantisme. Un simple regard qui n'en prend que plus de force."

(in Le Guide des Films - Jean Tulard - 1990).

Philippe Collin :

"L'arbre aux sabots me fait penser à cet autre pensum surestimé, L'ile nue : belles images, bons sentiments et chacun chez soi !"

(in Elle - 18 octobre 1978).

1979

Palme d'Or : Apolcalypse now (USA), de Francis Ford Coppola, ex aequo avec Le Tambour (Die Blechtrommel - RFA) de Volker Schlöndorff.

Albert Cervoni :

"Apocalypse now (...) est un film qui ne dérange en rien, qui ne trouble pas les consciences, qui ne les interroge pas. C'est une certaine forme de cirque cinématographique où les bruits et les sons, les images et les couleurs grisent le spectateur, entendent le griser, le satisfaire sans jamais attendre un éveil critique."

(in L'Humanité - 28 septembre 1979).

Jack Kroll :

"Apocalypse now bouillonne de violence, d'horreur, de folie, d'ironie, d'humour, de douceur, de colère, de désespoir et d'espoir, mais ce bouillonnement est contrôlé de main de maître."

(in Newsweek - 20 août 1979).

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