En 1996, de nombreuses personnes pensent que Trainspotting ne tient son succès qu'à deux éléments : sa bande originale très bien pensée et Begbie, le psychopathe du groupe. Malgré la réalisation étonnante de Danny Boyle et les efforts de Ewan McGregor pour être crédible en drogué, Robert Carlyle impose sa présence en toute légitimité, devenant le seul intérêt du film. La suite de sa carrière ne fait que confirmer son talent : Carla's Song, The Full Monty, Face, Vorace et bientôt le dernier James Bond.
Cette reconnaissance cependant n'est pas sans aléas. Porté aux firmaments par la presse écossaise - elle le considère comme l'un des acteurs les plus doués de sa génération -, Robert Carlyle devient malgré lui une proie incontournable des tabloïds. Ainsi, un journal anglo-saxon n'a pas hésité à retrouver la mère de l'acteur, qu'il n'avait pas revu depuis son enfance, pour publier une "intéressante histoire humaine". Lassé d'être traqué, il aurait récemment agressé Rick Fulton, chroniqueur pour un magazine people. L'acteur nie cependant la version délivrée par la victime.
La scène se déroule lors du Festival du Film d'Edinburgh. Rick Fulton couvre l'événement pour le Scottish Daily Record. Le journaliste est interpellé de manière assez inhabituelle par Robert Carlyle : "Tu es cet enfoiré de Rick Fulton, n'est-ce pas ?" Ce dernier raconte en détail l'agression dans sa rubrique. "Carlyle crache et grogne comme son personnage Begbie. Il essaye de me donner un coup de genou à l'aine... Puis il m'assène un coup de tête sur l'arête du nez. Je ne comprends pas pourquoi il est aussi agressif." L'animosité de Robert Carlyle peut s'expliquer par le fait que Fulton a tout simplement révélé dans un article la date secrète du mariage de l'acteur.
De son côté, Robert Carlyle ne confirme qu'une partie de l'histoire de Fulton. "C'est des conneries de dire que je l'ai frappé à la tête," dit-il. "Je ne veux pas m'embarquer dans la polémique sur ce qu'il s'est passé avec Rick Fulton mais j'admets que je l'ai un peu bousculé... Je ne lui ai pas donné de coup de tête ou même essayé de lui balancer un coup de genou. Ma jambe a eu effectivement un contact avec lui mais c'est tout."
Toutefois, les relations qu'il entretient avec ce média ne sont pas uniquement de nature conflictuelle. Le magazine Empire a publié ces derniers jours un sondage révélant la nouvelle popularité de Robert Carlyle. Les fans de la série James Bond placent en effet son personnage Renard en tête des plus grands "bad guys", détrônant Dr. No et Goldfinger longtemps en tête des suffrages. Comme tous les méchants, Renard présente une particularité : il ne peut ressentir la douleur en raison d'une balle logée dans sa boîte crânienne. Apparemment fatigués des méchants trop cérébraux, à l'image d'Elliot Carver dans Demain ne Meurt Jamais, les fans retrouvent avec Renard, le "bad guy" digne de James Bond. A la fois intelligent et impitoyable, il est le symbole même du tueur implacable qui fascine le public.
A la fin du tournage, Robert Carlyle avouait, qu'en jouant dans un James Bond , il venait de réaliser le rêve de tout acteur britannique. Il va peut-être en réaliser un second : jouer dans la nouvelle saga George Lucas. Certains rumeurs l'annoncent en effet pour le deuxième épisode de Star Wars dans le rôle de Boba Fett, l'énigmatique chasseur de primes. A suivre... C.V