Nous vous révélions la semaine dernière la passion incroyable de Geena Davis pour le tir à l'arc. Passion d'autant plus incroyable que l'actrice pratiquait ce sport à un très haut niveau. Suffisamment haut pour concourir parmi 300 autres femmes, et espérer entrer dans l'équipe olympique des Etats-Unis.
Geena Davis avait déjà réussi le plus dur peut-être : finir 29ème sur les 32 sportives retenues pour les quarts de finale, et ce sur les 300 concurrentes du départ. Mais elle n'ira malheureusement pas plus loin. Elle a chuté à la porte des demi-finales, n'arrivant pas à intégrer le peloton des 16 qualifiés.
Ce 21 Août à Bloomfield (où se déroulaient les épreuves dans le New Jersey) elle a terminé 24ème. Mais avouez que pour une actrice aussi professionnelle, mener à ce point de performance une autre carrière radicalement différente c'est déjà en soi un exploit.
Les raisons de son échec? Son entraîneur Don Rabska, explique cela par deux raisons : la première est sans doute une pression médiatique très forte. Elle est déjà très forte pour un sportif de haut niveau, mais imaginez ce qu'il doit en être pour une sportive doublée d'une actrice internationalement reconnue, et qui a déjà reçu un Oscar.
La seconde, plus technique, met en cause la pluie. Il pleuvait ce jour là et le coach de l'actrice de Thelma et Louise, a expliqué qu'en Californie, où elle réside, il est quasiment impossible de s'entraîner à tirer sous la pluie.
Les acteurs qui ont une double carrière ce n'est pas rare, mais ceux qui embrassent la carrière de sportif se comptent sur les doigts de la main. Nous pouvons citer Johnny Wesmuller, la vedette de Tarzan mais lui-même était nageur de compétition avant d'être acteur. Or Geena Davis ne pratique ce sport que depuis 2 ans seulement, depuis ses 41 ans !
Il n'y aura donc pas de médaille à côté de l'Oscar sur la cheminée de la star d'Au revoir, à jamais, mais elle devrait se consoler en continuant de mener de façon exemplaire sa carrière cinématographique. Nous la verrons très prochainement au générique de Stuart Little, un conte pour enfant.
En attendant sa popularité a offert une très bonne publicité à un sport peu médiatisé : à quand un Oscar de la meilleure "double carrière" ? A.D