Les Tigres et les Dragons asiatiques tiennent le haut de l'affiche au 18ème festival international du film de Vancouver (Colombie-Britannique), qui sera encore cette année la plus importante vitrine occidentale du cinéma d'Extrême-Orient.
Le festival présente depuis le 25 septembre et jusqu'au 11 octobre 275 productions provenant d'une cinquantaine de pays, avec une section entière consacrée au sud-est asiatique dans laquelle se retrouveront 35 longs-métrages du Japon, de Chine, de Hong-Kong, d'Indonésie, des Philippines, de Corée du Sud, de Taïwan et de Thaïlande.
Une large place est également consacrée au cinéma français, avec la présentation de Rien ne va plus de Claude Chabrol, L'école de la chair de Benoît Jacquot, Western de Manuel Poirier ou le surprenant Sitcom de François Ozon, ainsi qu'au cinéma britannique, représenté notamment par War Zone de Tim Roth ou Dreaming of Joseph Lees d'Eric Styles.
Le cinéaste japonais Miike Takashi viendra présenter en première mondiale Audition.
Le coup d'envoi de la 18ème édition a été donné samedi avec The cup, une comédie signée par le Tibétain Khyentse Norbu, qui raconte l'épopée de deux jeunes moines voulant à tout prix suivre la retransmission de la finale de la Coupe du monde de football.
L'un des points forts sera l'hommage rendu au cinéaste arabe Youssef Chahine avec la projection de neuf de ses oeuvres.
Le festival explorera également l'univers des adolescents, "à travers des films décrivant les relations entre adolescents ou entre des adolescents et leurs familles" selon un des responsables, Ian Cadell.
La manifestation, l'une des plus importantes du continent après Toronto et Montréal, est également l'occasion de découvrir la dernière moisson du septième art canadien, principalement son volet anglophone.
A.F.P